Critique de film

Severance

"Severance"
affiche du film
  • Genre : Thriller – Thriller horrifique
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Christopher Smith
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h37
  • Scénariste : James Moran, Christopher Smith
  • Musique : Christian Henson
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Danny Dyer, Laura Harris, Tim McInnerny, Toby Stephens
  • Récompenses : Prix du meilleur film au festival international du film fantastique de Puchon 2006
    Meilleur Scénario au Festival de Fantasporto 2007
    Nominé come Meilleure Production au British Independent Film Awards 2006

Six personnes de la société de vente d'armes Palisade Defense se rendent à un week-end de paint-ballweek-endbusiness "tué ou être tué" va prendre tout son sens... organisé par leur entreprise. Malgré l'étrangeté des lieux et les rumeurs qui s'y rapportent, le démarre plutôt bien jusqu'à ce que les participants découvrent qu'ils sont devenus la proie de soldats d'élite légèrement dégénérés. Dès lors, ils vont devoir se battre pour leur survie...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Severance - Le comico-horrifique Severance !
Par : Gore Sliclez


Sorti deux ans après Creep (2004), son premier long métrage encensé par la critique spécialisée, Christopher Smith nous revient avec Severance (2006) un film à la touche so British alliant humour décapant et gore bien craspeque.

Visez plutôt : une bande de joyeux drilles appartenant à la compagnie multinationale d’armement Palisade se retrouve dans les montagnes de l’est de l’Europe dans le but commercial de resserrer les liens de la cellule. Emmené par la caricature même du petit chef de service voulant motiver ses troupes dans un éloge vibrant du bien fondé militariste nos joyeux vacanciers se retrouvent très vite isolés et pourchassés par ces mêmes guerriers de l’est qui ont vu leur famille massacrée à l’aide d’armes de la marque… Palisade.

Si même dans la première partie du film une certaine tension s’installe petit à petit on ne peut s’empêcher de s’esclaffer en voyant les heures et malheurs de nos sympathiques employés ravis d’être conviés à cette sauterie marketing. Du fêtard embrumé par ses champignons hallucinogènes, en passant par la bimbo toute mimi et convoitée par le chef concon, le beau mec de service intrigué par le chalet anormalement abandonné ou encore le niais du groupe toujours tout sourire chaque membre de la troupe nous offre des répliques hilarantes à l’humour britannique corrosif. Mais très vite le chalet est pris d’assaut par de véritables bêtes de guerre abandonnées des Balkans bien décidés à liquider toute la troupe d’insouciants.

Dès cet instant, Christopher Smith nous offre des scènes insoutenables et nous glace littéralement le sang à l’image du gentil niais se retrouvant avec la jambe prise dans un piège à ours et finalement amputé involontairement par ses camarades venus le dégager. Décapitations, tripes à l’air, torture, rien ne nous est épargné dans ce festival gore réalisé sans jamais se départir de la touche d’humour cynique et où les aficionados du genre en auront pour leur argent.

Et comment ne pas mourir de rire avec cette scène finale où l’un de nos héros arrive tout fier aux bras de deux demoiselles à la poitrine opulente à peine couvertes d’une veste de cuir et nous rappelant furieusement les louves SS des nazi-movies érotiques.

Mais en plus de cet humour et de ce gore ravageurs, Christopher Smith confère à son film d’autres qualités comme ce filtre quelque peu bleuté qui donne à l’image une froideur, un côté lugubre accentué par la musique du britannique Christian Henson déjà actif sur Scorpion (2007).

Enfin, le casting est tout simplement la grande force du cinéma anglais. Sans être très connus comme leurs amis ricains, les acteurs britanniques brillent néanmoins par leur talent à l’instar de Laura Harris aperçue dans des sitcoms britanniques ou dans 24h chrono, Toby Stephens (Die Another Day, 2002) ou encore l’inénarrable Danny Dyer.

Severance est certainement la grande surprise de l’année 2006 qui permit à son réalisateur d’être reconnu et de suivre les pas de son compatriote Neil Marshall. Un film comico-horrifique qui marque le grand retour du cinéma d’horreur britannique au grand plaisir des amateurs du genre.

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