Critique de film

Razorback

"Razorback"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Animaux tueurs
  • Année de production : 1984
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Russell Mulcahy
  • Pays d'origine : Australie
  • Durée : 1h35
  • Scénariste : Peter Brennan, Everett De Roche
  • Musique : Iva Davies
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Gregory Harrison, Arkie Whiteley, Bill Kerr, Chris Haywood, David Argue, Judy Morris, John Ewart, John Howard, Don Smith, Mervyn Drake, Redmond Phillips, ...
  • Récompenses : Photographe de l'année (Dean Semler) à la Australian Cinematographers Society 1984
    Meilleure photographie et meilleur montage à l'Australian Film Institute 1984

Un soir, dans une maison isolée au milieu du désert australien, un vieil homme, Jake Cullen, et son petit-fils Scotty sont attaqués par un sanglier monstrueux. L'enfant disparaît et le grand-père, amputé d'une jambe, est un moment accusé du meurtre. Deux ans plus tard, Beth Winters, journaliste américaine, débarque dans la région pour enquêter sur un massacre de kangourous...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Razorback - Mulcahy lance sa carrière !
Par : Quentin Meignant


Les alligators, les rats, les araignées, les serpents, les chiens, les requins,… Autant d’animaux qui ont toujours fasciné les amateurs de cinéma de genre et, plus encore, les réalisateurs. Au milieu de ces animaux au demeurant effrayants, quelques cinéastes s’attèlent à réaliser des œuvres mettant en scène des animaux a priori quasi inoffensifs : si Black sheep et ses fameux moutons mutants ou encore Isolation avec ses vaches diaboliques ont dernièrement marqué les esprits, Razorback en est sans aucun doute le représentant le plus connu. Un razorback est une sorte de gros sanglier sévissant dans le bush australien. Une histoire de cochon, en quelque sorte, que Russell Mulcahy adapte très vite à sa sauce pour éviter que cela tourne en Babe : le razorback qui nous occupe ici est un véritable monstre qui fait 3 fois la taille d’un sanglier normal et qui s’en prend à tout ce qui bouge.

Le réalisateur d’Highlander nous lance donc directement dans l’action en nous proposant une séquence où la grosse bêbête réduit en poussières une maison au demeurant solide en la traversant de part en part, en y mettant le feu et en prenant même le temps de tuer un enfant en bas âge. Tournée de manière dynamique et multipliant les plans de qualité, cette séquence prend aux tripes et plante le décor. Ce dernier d’ailleurs constitue la pierre angulaire du film : la majesté des paysages du bush australien vient appuyer le caractère assez intimiste du film. Les grandes étendues sont un terrain de chasse redoutable où les humains, chasseurs dans l’âme, se retrouvent pris à leur propre piège et traqués à leur tour dans l’immensité désertique. C’est ainsi que Mulcahy parvient à inverser les codes imposés par l’entame de son film : après nous avoir présenté des personnages crasseux et sans cœur, il les transforme en gibier pour le redoutable prédateur.

D’un point de vue purement théorique, le scénario tient parfaitement la route. Malheureusement, il n’en est pas toujours de même pour le spectacle offert. Malgré quelques scènes d’action menées avec une efficacité certaine, l’inégalité de l’ensemble saute aux yeux dans la deuxième partie du film. La sauce que l’on croyait prise depuis longtemps retombe alors inlassablement malgré les efforts de comédiens appréciables. Les longueurs deviennent réellement pesantes tandis que l’on navigue entre dialogues assez lourdingues et histoires d’amour à deux sous. Tout ceci nous mène vers un final rythmé, puissant et spectaculaire mais, hélas, désastreusement prévisible.

Russell Mulcahy signe, avec ce Razorback, un premier film de genre tonitruant dans sa première partie mais qui s’endort au fur et à mesure que le temps passe. Désormais culte, l’oeuvre se laisse néanmoins voir pour tout cinéphile qui se respecte. Il demeure sans aucun doute un film du bout du monde à découvrir.


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