Critique de film

Priest

"Priest"
affiche du film
  • Genre : Horreur- Vampires
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Scott Stewart
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h27
  • Scénariste : Cory Goodman, Min-Woo Hyung
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Cam Gigandet, Paul Bettany, Maggie Q
  • Récompenses : --

Dans un monde ravagé par des siècles de guerre entre l'homme et les vampires, un prêtre guerrier se retourne contre l'église afin de traquer une bande de vampires meurtriers qui ont kidnappé sa nièce.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Priest 3D - Des hommes et des pieux
Par : Damien Taymans




Décidément 2011 est un millésime particulier pour les road movies post-apocalyptiques à base de vampires et d’hommes de foi. D’un côté, l’outsider complet : Stake land de Jim Mickle (Mulberry street) qui torche à partir d’un budget famélique et des conseils avisés de son parrain Larry Fessenden un croisement burné entre les univers de La route, Mad Max et le Vampires de Carpenter. De l’autre côté du ring, Priest de Scott Charles Stewart, basé sur un univers pré-existant (un roman graphique en seize volumes du coréen Min-Woo Hyung), contient dans son casting des pointures telles que Paul Bettany, Karl Urban, Maggie Q, Christopher Plummer et Brad Dourif. Et la mythologie de récupérer ses lois en permettant à nouveau à David de terrasser Goliath.

Après les anges de Legion, place aux prêtres pour Stewart qui réinvestit de nouveau un Paul Bettany badass comme personnage principal. Ledit cureton, marqué d’une croix sur le front, se rebelle contre la sainte église et part en solo affronter des hordes de suceurs de sang dans le but de sauver sa nièce, enlevée quelques jours plus tôt. Arrière-plan posé (un cartoon balance en cinq minutes les bases d’une mythologie réduite à son plus simple appareil au prix d’un manichéisme puéril), les traversées du désert en moto supersonique peuvent débuter pour ce sight-seeing des plus beaux endroits désolés de la région. D’une prison rappelant la structure architecturale de Guantanamo où sont ghettoïsés les vampires et esclaves nommés familiers à la cité de Jericho (et une évocation biblique, une !), l’excommunié vérifie sous chaque grain de sable pour retrouver celle qu’il entend sauver. Pour mener à bien sa mission, le Prêtre est épaulé par Hicks (Cam Gigandet, James dans Twilight) et la Prêtresse gainée de cuir (Maggie Q, la chinoise à couilles de Mission impossible 3), qui retrouve pour l’heure un actioner aux explosions dantesques composé de courses-poursuites à moto, de fights aériennes, de crucifix-shirukens balancés en slow-motion rendus par une 3D anamorphique dont on doute une nouvelle fois de la légitimité.

Infaillible en matière de prosélytisme fiévreux (le spectateur véhément devra égrainer deux Pater et trois Ave Maria), Priest 3D se vautre lamentablement du point de vue artistique. Mélangeant les genres à l’excès (une imagerie issue du western, un climat post-apo, de l’horreur à gogo avec des goules héritières du design de Max Shreck dans le Nosferatu de Murnau, une dynamique mythologique proche de l’univers de l’heroic fantasy), l’oeuvre offre au spectateur une bouillie archi-bordélique émaillée de temps à autre de l’une ou l’autre séquence visuellement bien menée. Trop court une nouvelle fois, Stewart prépare sans doute une nouvelle conversion cinématographique. Un remake de Des hommes et des dieux ?


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