Critique de film

Phone

"Pon"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Fantômes
  • Année de production : 2002
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Byeong-ki Ahn
  • Pays d'origine : Corée du Sud
  • Durée : 1h40
  • Scénariste : Byeong-ki Ahn
  • Musique : Sang-ho Lee
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Ji-Won Ha, Seo-Woo Eun, Yu-Mi Kim, Wu-Je Choi
  • Récompenses : Aucune

Après la parution d'un article controversé, une journaliste est menacée par un psychopathe. Harcelée de coups de fil anonymes, elle est contrainte de changer de numéro de téléphone mobile. Lors d'un rendez-vous, une petite fille décroche accidentellement son GSM. L'enfant est alors saisie ...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Phone - Surtout, ne décrochez pas !
Par : Damien Taymans






Quatre ans après la vague Kwaidan lancée par Ring naît Phone, une transposition coréenne de l’ambiance du film de Nakata. Dans Phone, la cassette vidéo laisse place au portable qui s’impose de plus en plus dans nos vies. Un an plus tard, c’est Miike qui exploitera le filon avec le film La mort en ligne, accueilli de bien belle manière.

Contrairement aux imitations post-Ring, Phone ne se contente pas de livrer son lot d’apparitions fantomatiques sans les raccrocher à une quelconque trame scénaristique. Byeong-ki Ahn décide, à juste titre, de ne pas se cantonner aux seules effluves effrayantes que laissent ces ersatz de Sadako et n’en use réellement qu’au début du métrage, histoire de plonger le spectateur dans l’ambiance. Après ce passage obligé passé, l’œuvre reprend ses droits sur l’imitation et nous avons droit à un mélange des genres assez sympathique où s’entremêlent enquête policière, thriller angoissant et fantastique.

Faisant suite aux élévations sonores tellement à la mode et aux apparitions se répétant sur un rythme abusif, l’enquête de Ji-Won fait décoller le film et lui une tournure dramatique. Malgré un secret rapidement révélé, le scénario n’est pas en reste et livre son lot de surprises et de découvertes grâce à l’utilisation de flash back réellement poétiques (nous berçant par le truchement de la Sonate au clair de lune) qui nous mèneront doucement vers la résolution finale.

Doté d’une photographie sublime et d’un scénario agréablement simpliste et cohérent, Phone fait partie de ces œuvres qu’on ne se lasse pas de voir et qui, sans réellement épater à tous les points de vue, laisse une marque indélébile à l’esprit. Cette marque étant sans doute due à ce savoureux mélange d’effroi et de poésie et à certaines scènes choquantes à souhait (la petite fille qui embrasse goulûment son père)…

On notera également, afin d’être tout à fait objectifs, la lenteur de certaines scènes qui auraient sans doute pu être écourtées ou accélérées et qui viennent endormir un rythme pourtant déjà pas si élevé.

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