Critique de film

Penelope

"Penelope"
affiche du film
  • Genre : Comédie fantastique
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 2008-06-25
  • Réalisateur : Mark Palansky
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h41
  • Budget : 15 millions de dollars
  • Scénariste : Leslie Caveny
  • Musique : Joby Talbot
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Christina Ricci, Reese Witherspoon, James MacAvoy, Richard E. Grant
  • Récompenses : Aucune

Une sorcière a jeté un sort sur la première fille qui nait dans la famille Wilhern : Pénélope. Pour y échapper, elle devra épouser un garçon issu de la noblesse. Pénélope est une romantique. Elle décide de fuir loin de sa famille et d'affronter le Monde. Elle découvrira que le mauvais sort, il faut l'ignorer et s'accepter telle qu'elle est.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Penelope - Hollywood ou l’art de tout gâcher à coups d’eau de rose !
Par : Quentin Meignant




Quinze millions de dollars pour une comédie romantico-fantastique familiale, c’est vraiment beaucoup. D’aucun n’hésiteront donc pas à considérer Penelope comme une grosse production américano-anglaise avec, comme tête d’affiche, la très people Christina Ricci.

Très peu adepte de ce genre de show à l’américaine, c’est donc le couteau entre les dents que je me rendis à la projection de ce film, pourtant accueilli très chaleureusement par le public américain voici déjà deux ans.

Ce film, qui sortira le 30 avril en Europe, a visiblement peiné pour trouver des distributeurs sur le vieux continent tant le propos, bien américain, de la princesse mochetée qui cherche son prince charmant est bien peu emballant.

Dès le départ, on se rend compte que la laideur de Penelope n’est qu’un feu de paille destiné à attirer certains fans de fantastique. Après tout, ce nez légèrement retroussé et ces oreilles porcines totalement cachées par une magnifique chevelure ne choquent nullement et, à vrai dire, n’importe qui ferait bien son quatre heure de la midinette Christina Ricci.

Hormis ces considérations purement esthétiques, le film commence plutôt bien : un travelling virevoltant et rapide nous envoie tout droit vers un flash-back historique très adroit. Penelope nous conte l’histoire de sa famille à travers des images d’époque très réussies.

Les décors de cette partie du film sont vraiment une superbe réussite. Tantôt sombres, tantôt lumineux, on y reconnaît un certain savoir-faire, essentiellement développé par les maîtres du genre que sont Tim Burton ou, plus anciennement Mario Bava.

Il en va de même pour des costumes franchement agréables et très kitsch qui donnent un aspect décalé à cette entame de film parfaitement réussie. La magie se poursuit ensuite grâce à un humour exquis très présent.

Loin d’être fin et même totalement « grand public », ce côté rieur donne un côté vraiment charmeur au métrage et, de ce fait, tous les a priori que l’on pouvait avoir tombent réellement à l’eau.

On rit de bon cœur face aux mésaventures d’Edward ou aux rencontres de Lemon(Peter Dinklage), véritable fouille-merde (personnification parfaite des paparazzis actuels) au grand cœur. Ce dernier donne un caractère vraiment amusant à chaque séquence où il apparaît. De par son aspect physique et ses petites phrases bien senties, il se révèle être le seul personnage, avec Edward dans une moindre mesure, à être véritablement amusant.

Il est véritablement dommage de constater que Mark Palansky, le réalisateur, n’ait pas cherché à creuser ce côté humoristique pourtant fort bien développé. En effet, le métrage tombe ensuite dans des travers empruntés par presque toutes les œuvres hollywoodiennes : la romance prend la place du rire et la dramaturgie à deux sous remplace les dialogues bien emmenés !

C’en est alors fini du bel intérêt suscité par le début du métrage et une longue phase d’ennui commence. Les rencontres entre Max et Penelope sont un véritable calvaire, tandis que la fuite de cette dernière s’apparente à une découverte du monde extérieur que, nous, nous connaissons déjà par cœur !

Bien peu d’intérêt donc et ce jusqu’à la fin du film puisqu’à part un final où les larmoiements d’émotion et les embrassades des protagonistes nous laissent totalement froids, on n’a plus rien à se mettre sous la dent !

Enfin, on ne refera pas l’histoire mais on ne peu que regretter cette insertion d’intrigue à l’eau de rose. Le film a néanmoins le mérite d’être réellement hilarant dans sa première partie et, surtout, d’être un film (très grand) public. A voir en famille lors d’une soirée pop-corn donc !

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