Critique de film

Paranormal activity 3

"Paranormal Activity 3"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Henry Joost, Ariel Schulman
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h24
  • Scénariste : Christopher B. Landon, Oren Peli
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Katie Featherston, Sprague Grayden, Lauren Bittner
  • Récompenses : --

Les origines des phénomènes paranormaux qui poursuivent la jeune Kate, à travers un prequel qui revient sur sa jeunesse...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Paranormal activity 3 - Surprise Sur Prise !
Par : Seb Lecocq




Kristie et Katie sont deux jeunes fillettes vivant avec leur mère et son nouveau compagnon Dennis, vidéaste professionnel. Lorsque d’étranges évènement commencent à produire dans la maison et que Katie s’invente un ami imaginaire, Dennis place des cameras dans chaque pièce de la maison.

Voilà l’occasion de faire mon coming out en direct devant vos yeux ébahis. Oui j’avais apprécié le premier Paranormal Activity qui m’avait même valu quelques réveils nocturnes angoissés avant de me rendre compte que c’était juste mon chat qui grattait sa caisse à caca et pas une quelconque entité malfaisante en voulant à mon intégrité physique. Satisfait de ce que me donnait le premier épisode, j’étais allé voir sa suite/sequelle/remake qui offrait la même tambouille que le premier film, l’élément de surprise en moins. Cette année sort déjà le troisième épisode et, le millésime 2011 étant privé de son Saw nouveau, cette troisième livraison fera office de bouche-trou. Même si un méchant invisible qui renverse des cadres ne vaudra jamais la violence graphique d’un Jigsaw. Bref, Paranormal Activity III : Secrets de Famille débarque enfin et comme on dit chez moi : « Et ben, c’est bien d’la merde. »

Oubliez tous les trailers, extraits inédits balancés sur le net car on ne retrouve rien de tout ça dans le film qui emprunte une intrigue, si on peut parler d’intrigue, totalement différente. Les fameuses origines promises par le sous-titre nous donnent droit à un témoignage de l’enfance traumatique de la jeune Katie qui, déjà toute gamine, était propice à de sacrés problèmes de ciboulot. On greffe à tout ça une vague histoire de culte démoniaque, de sorcellerie et, emballé c’est pesé, ça nous fait un joli contexte historique afin d’expliquer pourquoi un méchant esprit venait lui ôter ses draps la nuit. Quand on y réfléchit un peu, tout cela n’a aucune logique tant les intentions de « la chose » dans les premier et troisième films sont radicalement différentes. Esthétiquement non plus, le film ne tient pas la route. Voulant à tout prix jouer sur le réalisme et l’immersion, les réalisateurs se prennent une nouvelle fois les pieds dans le tapis en présentant des found footage censés se passer en 1988 filmés dans un joli 16 : 9 et avec une qualité d’image digne des meilleures cameras HD d’aujourd’hui. Des détails qui démontrent l’absence de réflexion logique entourant la mise en chantier des films de ce type. On y trouve malgré tout deux bonnes idées : de la poussière tombant du plafond tombant sur l’entité et la rendant partiellement visible et le début d’une sextape.

Cette troisième fournée n’offre pas grand-chose de neuf puisqu’on y retrouve tous les gimmicks des deux premiers films tournés de manière si grotesque que l’on n’y croit pas un seul instant. La force du premier film était d’introduire le fantastique de façon légère et « possible », ce qui le rendait sinon effrayant du moins intriguant. Le film de Peli faisait travailler l’imagination du spectateur en lui montrant ce qui, peut-être, se produisait la nuit dans sa chambre de manière subtile et suggérée. Hormis les désormais traditionnels claquements de porte, chutes de cadre et ouvertures de lumière inopinée, les réalisateurs de poussent le bouchon plus loin transformant Paranormal Activity III en une parodie involontaire puisque s’y retrouvent pêle-mêle une jeune fille dotée d’une belle érection nocturne, se heurtant à un mur invisible (ndlr : bel hommage à l’Exorciste de Renny Harlin) et un fantôme se baladant avec un drap sur la tête. Le tout avec les jump scares de rigueur et le son qui augmente de 110 décibels à chaque claquement de porte. Preuve que la franchise arrive doucement à sa disparition…

Tout ça envoie le film de plein pied dans le grotesque. La sensation de ridicule se voit encore renforcée par un final complètement à côté de la plaque qui tente vaguement d’expliquer les origines du phénomène. Contrairement à Saw, la saga Paranormal Activity est morte née avec le premier film en ne parvenant jamais à se réinventer ou à créer une mythologie iconique ou cohérente. Dans ce genre de blague, le plus dur est toujours la chute.


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