Critique de film

One-eyed monster

"One-eyed monster"
affiche du film
  • Genre : horreur, comédie
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Adam Fields
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h24
  • Scénariste : Adam Fields, Jordan Fields & Scott Fields
  • Musique : Adam Fields
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Amber Benson, Jason Graham, Charles Napier, Ron Jeremy, Veronica Hart, Carmen Hart, Jeff Denton, Caleb Mayo,…
  • Récompenses : aucune

Lors d'un tournage de film pour adultes, la star du X Ron Jeremy est attaqué par une entité extra-terrestre qui prend possession de son sexe. L'engin prend alors des proportions monstrueuses et part semer la terreur parmi l'équipe de tournage.

Les critiques à propos de ce film

Critique de One-eyed monster - L’oeil du cyclope
Par : Damien Taymans

Le sexe masculin, ce muscle (non, madame, ce n’est pas un os !) spongieux et carverneux, est l’un des fers de lance de nos sociétés. Souvent raillé, méprisé, taquiné par des générations de bougresses jalouses de son pouvoir, celui-ci constitue le vecteur d’une suprématie masculine qui n’est plus à démontrer. Chiennes de garde et autres féministes en pantalons longs ("Oui, nous, on assume notre féminité !" vociférait hier encore Isabelle Alonzo fringuée en costard Armani), révisez vos leçons louangeuses à l’égard de la divine pine avec One-eyed monster, ultime démonstration de l’omnipotence de la sainte verge...

Pendant testostéroné des films de vagins bouffeurs de pine (Sexual parasite : pussy killer, Horny house of horror, Teeth), One-eyed monster suit les tribulations d’un pénis serial-killeur extraterrestre qui dézingue toutes les hardeuses d’une petite production de seconde zone. Et pas n’importe quel sexe puisqu’il s’agit de celui de Ron Jeremy, star du X américaine aussi bien membrée que notre Rocco Siffredi européen, dominé par une entité venue de l’espace à la libido sur-dimensionnée. Car, comme le rappelle l’un des protagonistes de l’oeuvre, le sexe domine le monde. Logique donc que les envahisseurs portent leur dévolu sur un forniqueur à temps plein (z’auraient pu choisir DSK aussi) dont le brackmard est plus impressionnant que n’importe quel sceptre sur notre belle planète.

Trop sage en matière de nudité et de scènes graphiques (l’essentiel se produit hors-champ), la pellicule d’Adam Fields s’amuse surtout avec les codes du film d’horreur traditionnel (de nombreuses références à Aliens ou Evil Dead parsèment la bande) à désosser (on vous avait dit qu’il y en avait pas dans ce muscle !) l’entreprise du hard. Très rapidement relégué en touche, Ron Jeremy bénéficie du même sort que dans l’exploitation du X ; réduit à n’être qu’un membre, le hardeur voit son visage effacé de la pellicule au profit du va-et-vient incessant de son éten-dard. Même constat côté féminin où les arguments des jeunes demoiselles subissant les outrages du temps, lesdites femelles doivent se résoudre à diminuer considérablement le rythme de croisière de leurs tournage sitôt la ménopause annoncée. Constat relégué par Ron Jeremy, aperçu dans les productions Troma Toxic Avenger IV et Poultrygeist et dans le Capitaine Orgazmo des trublions de South park) et Veronica Hart, porno-star des eighties, qui sont tous deux sacrifiés sur l’autel du sacro-saint cinéma pornographique.

Doté d’un solide sous-texte, particulièrement fun, One-eyed monster se révèle certes moins gratiné qu’un Killer condom... mais tellement plus intelligent qu’il serait inconcevable de le bouder. A programmer en double bill, aux côtés de Sex addict d’Henenlotter, pour une soirée entre potes énergisante...


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