Critique de film

Night of the Living Deb

"Night of the Living Deb"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h25
  • Musique : Steven Gutheinz
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Au lendemain d'une soirée arrosée, Deborah découvre un monde désertique où sévissent quelques zombies...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Night of the Living Deb - La nuit des lovers vivants
Par : Quentin Meignant


Depuis 2004 et l’incroyable succès de l’excellent Shaun of the Dead, la comédie zombiesque britannique a un rôle à part entière sur le marché mondial des amateurs de péloches horrifiques. De nombreux Sujets de leur Majesté s’y frottent donc, parfois avec bonheur, souvent sans véritable inspiration. Au moment d’aborder Night of the Living Deb, proposé durant la Fantastic Night du BIFFF 2016, les sentiments ne pouvaient donc qu’être mitigés. Night of the Living Deb suit, comme son titre l’indique, Deb, une trentenaire un peu lourdingue dont les relations amoureuses se limitent à une série de râteaux. Néanmoins, après avoir trop picolé un soir de débauche, elle se réveille dans le lit de Ryan, le type le plus séduisant qu’elle ait jamais vu. Fichue dehors manu militari, elle se rend vite compte que cette nuit d’amour aura aussi été synonyme d’invasion zombiesque. Plus de temps à perdre : il faut sauver le citoyen Ryan.

Sur papier, Night of the Living Deb réunit tous les ingrédients nécessaire à la bonne tenue d’une zom-com à l’humour british assez fin, surtout que le réalisateur Kyle Rankin, auteur du convaincant Infestation en 2007, procède d’entrée de jeu à une caractérisation plutôt sympathique de ses personnages principaux. Outre Deb, jeune femme à l’humour lourdingue peu enviable, et le bellâtre Ryan, les protagonistes se comptent sur les doigts d’une main mais sont développés avec brio, entre le père paranoïaque et le frère s’étant préparé depuis des années à l’apocalypse Z.

Néanmoins, le bât blesse rapidement et une certaine arythmie s’abat sur un ensemble plutôt bavard qui, certes, recèle une bonne part de bons mots mais ne parvient jamais à réellement développer un comique de situation à la hauteur de ses ambitions. Kyle Rankin se borne alors, faute de budget, à filmer une histoire teintée de romance et sans véritables enjeux, si ce n’est celui, trop maigre, de la survie pure et dure. Le final, quant à lui, est à l’avenant, développant une nouvelle fois un romantisme très premier degré pas réellement bienvenu.

Là où Deb marque des points d’entrée de jeu avec son caractère un peu dingo, Night of the Living Deb se développe par la suite comme une rom-zom-com tout à fait classique et oubliable dans la seconde. Les dispositions prises par l’entame de cette petite production ne sont pas respectées et l’ennui ne tarde pas à tarauder le spectateur.


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