Critique de film

Les Gardiens de la Galaxie vol.2

"Guardians of the Galaxy Vol. 2"
affiche du film

La suite des aventures de cette drôle de bande de mercenaires aux confins du cosmos. Les Gardiens vont cette fois devoir lutter pour rester unis lorsqu’ils percent le mystère de la véritable filiation de Star-Lord. Ceux qui autrefois étaient leurs ennemis vont devenir leurs alliés, et des personnages bien connus des fans des comics vont venir en aide à nos héros...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les Gardiens de la Galaxie vol.2 - The Meaning of freakin’ life
Par : Samuel Tubez


James Gunn dégaine un second opus trois ans après le carton des premières aventures des Gardiens de la Galaxie, bande de mercenaires intergalactiques totalement loufoques. Des super héros pas comme les autres qui dynamisent et dynamitent l’écurie Marvel grâce à une sacrée dose d’humour, un délectable décalage rétro pop et une vraie générosité émanant d’un réalisateur presque aussi azimuté que ses anti-héros du grand écran.

La première scène d’action des Gardiens de la Galaxie vol.2 annonce la couleur avec un affrontement tentaculaire presque entièrement filmé en arrière-plan. Un parti-pris plutôt osé dans un film Marvel ! James Gunn fait désormais partie de cette espèce rare de réalisateurs capables de remplir un cahier des charges bien rempli tout en imposant des idées folles. Ne soyons pas dupes, l’ancien talent de l’écurie Troma a sans nul doute dû faire quelques compromis (au final, nos héros sauveront comme d’habitude l’univers) mais il a su conserver la singularité du premier film intacte (toujours aucune interférence de l’un ou l’autre Avengers à l’horizon, Dieu merci) et cet esprit railleur de sale gamin qui faisait le sel du premier opus. Trop peut-être, car l’humour est encore plus présent dans cette suite où, parfois, le clin d’œil (du mauvais œil ?) est trop appuyé et le gag extrêmement poussif. Gunn fait ainsi parfois un peu trop confiance à ses fétiches ou à ses acteurs, allant par exemple jusqu’à confier davantage de scènes à Dave Bautista (pas le meilleur acteur du monde en terme de nuance de jeu) et convoquant tout un panel de figures marquantes telles que David Hasselhoff, Sylvester Stallone ou encore Pac-Man. Parfois ça passe (Sly dans un rôle qui pourrait, on l’espère, gagner en importance dans le 3e film), parfois…c’est limite ! Sur le fil, le réalisateur d’Horribilis réussit de nouveau à livrer un space opera total fourmillant d’éléments, de personnages et de créatures, constituant un condensé de pop culture relativement bourratif mais qui semble pourtant dans l’ensemble tout à fait cohérent. Pourvu qu’on se la joue cool et qu’on soit là pour assister à un pur divertissement qui ne se prend pas la tête et qui lorgne parfois carrément vers le cartoon (la scène d’attaque nocturne où Rocket neutralise ses ennemis est à ce niveau irrésistible), on ne peut que se réjouir de l’ensemble généreux une fois de plus proposé par Gunn.
Le trublion (qui n’est de toute façon pas vraiment réputé pour sa subtilité) semble en tous cas assumer et se fait plaisir. Mais ce n’est pas pour autant qu’il oublie d’entretenir les relations entre ses personnages, voire même à enrichir sa storyline. Grâce à l’apparition du personnage d’Ego, soit le père de Peter Quill divinement interprété par Kurt Russell et un traitement de faveur envers Yondu (rôle toujours tenu par l’excellent Michael Rooker) qui révèle sa part de sensibilité, le film gagne une dimension philosophico-émouvante certes simpliste mais toujours bonne à prendre. Le sens de la vie, les valeurs familiales, la paternité et bien sûr l’amitié sont les thématiques ainsi effleurées dans un titre devant lequel il n’est pas impossible d’être surpris la larme à l’œil 30 secondes après avoir pouffé de rire. Mais pas le temps de s’attarder sur la gravité de telle ou telle situation, tout s’enchaîne sur un rythme relativement soutenu (tout juste regrette-t-on quelques bavardages un peu longuets) et la fête doit continuer à tout prix. Donc on rit, on s’amuse, on s’extasie devant l’esthétique globalement très chamarrée ainsi que des sfx parfaitement accomplis et l’on remue la tête au son d’un "Awesome Mix vol.2" une fois de plus irrésistible. On passe réellement un super moment en compagnie de cette bande d’anti-héros irrésistibles et l’on a déjà hâte de les retrouver pour une autre aventure car, comme indiqué dans un générique final bourré de séquences (impossible de quitter son siège avant la toute fin), les Gardiens de la Galaxie reviendront…Tant que c’est James Gunn derrière la caméra, on signe les yeux fermés !

Sans surprise, Les Gardiens de la Galaxie vol.2 est le divertissement fun et décontracté attendu qui n’oublie toutefois pas de renforcer les relations entre ses irrésistibles personnages tout en incluant une dimension sensiblement plus émotionnelle à sa trame. Que du bonheur !


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