Critique de film

Les 4 fantastiques et le surfeur d'argent

"4: Rise of the Silver Surfer"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Super-héros
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Tim Story
  • Pays d'origine : USA, Allemagne, Angleterre
  • Durée : 1h32
  • Budget : 130 millions de dollars
  • Scénariste : Don Payne, Mark Frost
  • Musique : John Ottman
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  • Bande annonce
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  • Casting : Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Chris Evans, Michael Chiklis, Julian McMahon, Kerry Washington, Laurence Fishburne, Doug Jones, Beau Garrett
  • Récompenses : Nominé aux Razzie Awards de la Pire actrice (Jessica Alba) en 2008

Alors que le mariage de Mr Fantastic et de la Femme Invisible s'annonce comme l'événement de l'année, un mystérieux Surfer d'Argent surgit de l'espace et provoque d'étranges phénomènes sur la Terre. Rapidement, les 4 Fantastiques vont découvrir le dessein secret de cet être aux pouvoirs surprenants et la menace qu'il fait peser sur notre planète, mais ils vont aussi voir ressurgir leur ennemi juréâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les 4 fantastiques et le surfeur d’argent - Sur une plus haute vague...
Par : Damien Taymans


Le premier volet des 4 fantastiques n’a pas reçu l’accueil tant espéré. A cela deux raisons. La première est l’omniprésence sur le marché des super-héros qui reprennent vie alors que le genre avait plus ou moins été relégué au rang des films à grands publics adolescents. Ainsi, au sein des Batman begins, Superman returns, Spider-man, Daredevil, … Les 4 fantastiques (malgré leur grand nombre et la présence imposante de l’homme-caillou) ne parviennent pas à séduire autant que les producteurs l’auraient souhaité. La seconde raison est le caractère pré-pubère qu’endosse le métrage. Ne parvenant jamais à réellement trouver sa voie, ce film de super-héros se rapproche davantage de l’univers des bandes dessinées que de celui de la grande toile. Humour enfantin, intrigue enfantine également, Les 4 fantastiques ne se révèlent que grâce aux effets spéciaux omniprésents mais bien inutiles. Dès lors, une suite s’imposait logiquement afin de combler les manques du premier volume. On retrouve exactement la même équipe que pour le précédent film avec Tim Story derrière la caméra et le quatuor d’acteurs dans les rôles principaux.

D’emblée, le métrage semble assez mal parti. Les héros nous sont montrés dans leur quotidien ennuyeux et nous sommes constamment mis en face de ce couple de pseudo-stars qui n’espèrent qu’une chose : pouvoir se marier. Les déboires des uns et des autres prennent donc toute la place et aucune intrigue principale ne semble se tisser. On ne peut alors s’empêcher de se dire qu’on est repartis comme en 40 avec l’humour cabotin des répliques aux jeux de mots rarement drôles et les mésaventures gnangnan des petits héros à la croix de bois. Une mission extrêmement importante est même refusée par ce crétin de M. Fantastic pour pouvoir s’adonner en toute religiosité aux plaisirs de la chair avec la magnifique mais incompétente Jessica Alba…

Mais voilà que le ciel s’obscurcit et que les nuages recouvrent le beau ciel bleuté des quatre héros en herbe. Et ô miracle, une véritable mission apparaît à l’horizon. Le monde doit être sauvé de toute urgence. Cela contraste fortement avec les chats à chercher dans les arbres et les toilettes à déboucher, quêtes qui parsemaient le premier tome de leurs aventures. Désormais, les personnages ne sont plus des gamins qui passent leur temps à s’enguirlander en rattrapant le parapluie qu’un éventuel badaud aura laissé s’envoler. L’action, la vraie, celle qui déplace les montagnes et anéantit la terre arrive enfin à eux, sublime occasion de prouver qu’ils sont de la même trempe que les héros irréductibles mis en scène par Raimi, Donner ou Burton.

Le métrage prend une toute autre tournure dès l’introduction de ce fameux surfeur d’argent et de son pouvoir irréductible. Une course contre la montre commence pour nos apprentis héros qui doivent unir leurs forces pour contrer cette menace imminente. On saluera également cette idée éminemment intéressante de l’échange des pouvoirs entre les personnages justifiant quelque peu les millions de dollars investis dans les effets spéciaux.

Malheureusement, cette suite n’a pas réussi à colmater toutes les brèches du premier épisode. Les actions sont toujours autant teintées d’un humour ringard qu’on qualifiera cette fois de sympathique puisqu’il n’entrave pas l’action pour autant. On ne pourra que rire devant les incohérences scénaristiques grossières qui parsèment l’œuvre comme ce surfeur d’argent qui est capable de capter un signal espion à des kilomètres à la ronde mais tombe miraculeusement dans un piège digne des Castors juniors. Quant à la reprise sempiternelle du méchant inévitable dans chaque saga (ici personnifié par le docteur Doom, rôle dans lequel le pauvre McMahon exècre), elle est dommageable à l’esprit ténébreux instauré par la lourde présence du Dévoreur.

En conclusion, Les quatre fantastiques et le surfeur d’argent se situe un cran au-dessus de son modèle originel. Préservant certaines erreurs de ce dernier comme l’humour dont l’omniprésence n’a d’égal que la lourdeur, le métrage propose malgré tout un bon cocktail de séquences mouvementées dans lesquelles les effets spéciaux ne sont plus un leurre mercantile mais une fin en soi. Espérons que la saga ne fera qu’évoluer au fil du temps, devenant le premier modèle de pyramide inversée de la réussite


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