Critique de film

Journal d'Ellen Rimbauer (Le)

"The Diary of Ellen Rimbauer"
affiche du film
  • Genre : Fantastique, Drame
  • Année de production : 2003
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Craig R. Baxley
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h28
  • Scénariste : Stephen King (personnages), Ridley Pearson (scénario)
  • Musique : Gary Chang
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Lisa Brenner, Steven Brand, Kate Burton, Tsidii Leloka, Brad Greenquist
  • Récompenses : Aucune

Le Journal dâ

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le journal d’Ellen Rimbauer - Arnaque et petites combines
Par : Damien Taymans


Basé sur l’écrit kingien Rose Red rédigé dans le seul but d’une transposition télévisuelle, Le Journal d’Ellen Rimbauer découle d’une réécriture par Ridley Pearson de l’histoire de ce manoir hanté implanté en plein centre de Seattle. Contrairement au métrage dont il s’inspire, ce nouveau film de Craig R. Baxley, déjà réalisateur de Rose Red, consiste davantage en une étude sociologique des maniérismes mondains qu’en une genèse à proprement parler des faits étranges qui se sont produits dans ladite demeure.

Drame à part entière, Le journal d’Ellen Rimbauer est à peine effleuré de quelques touches fantastiques, celles-là même qui paraient la partie historique de la mini-série de quatre heures. Se centrant sur l’opposition maritale entre John et Ellen Rimbauer, l’intrigue ne laisse que peu de place aux faits étranges, signalant au passage la disparition d’unetelle ou la mort d’untel sans se soucier réellement de leurs destinées. Œuvre d’appui au Rose Red original, le métrage légitime son existence au sein même du film qu’il ne complète pourtant que très peu fantastiquement parlant. Ce nouvel apport de Baxley est supplémentaire et non complémentaire. Et il ne faut y voir qu’une opportunité supplémentaire de vendre quelques DVD à peu de frais puisque les scènes incluant des effets spéciaux sont rigoureusement identiques à celles du film originel.

Alors, à tout prendre, on pourra s’émouvoir devant la vie très "Amour, gloire et beauté" de ce couple éminemment sympathique. On prendra la défense de la jeune femme amputée d’une partie de son coeur. On huera à l’envi ce mari dédaigneux des bonnes moeurs qui tronche tout ce qui passe (excusez mon langage, je suis énervé). On pleurera la petite April et sa difformité qui l’empêchera certainement de faire du stop par temps de pluie. On nourrira même peut-être des fantasmes à l’égard de Sukeena, petite pervenche au teint hâlé. Mais, quoiqu’il en soit, on n’applaudira certainement pas la supercherie construite par Baxley ! Réfutant volontairement le génie dramatique de l’oeuvre, j’irai haranguer les foules pour qu’elles rejoignent ma haine de l’argent facile et des pseudo-films fantastiques neu-neu...

Désavouant le moindre apport de King en tuant dans l’œuf les traitements du fantastique et mettant sur un piédestal des personnages effacés dans les aventures contemporaines du manoir, Baxley s’est fourvoyé et est parvenu à leurrer nombre de spectateurs avides d’en découdre avec cette satanée génération Rimbauer et leur passé torturé. Apparemment, à l’instar de la demeure hantée, les films à la con se construisent tout seuls aussi...

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