Critique de film

Le Hobbit: La désolation de Smaug

"The Hobbit: The Desolation of Smaug"
affiche du film
  • Genre : Aventure, Fantasy
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA, Nouvelle-Zélande
  • Durée : 2h41
  • Musique : Howard Shore
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

La suite des aventures de Bilbon Sacquet, parti reconquérir le Mont Solitaire et le Royaume perdu des Nains d'Erebor, en compagnie du magicien Gandalf le Gris et des 13 nains, dont le chef n'est autre que Thorin Écu-de-Chêne. Après avoir survécu à un périple inattendu, la petite bande s'enfonce vers l'Est, où elle croise Beorn, le Changeur de Peau, et une nuée d'araignées géantes au cœur de la Forêt Noire qui réserve bien des dangers. Alors qu'ils ont failli être capturés par les redoutables Elfes Sylvestres, les Nains arrivent à Esgaroth, puis au Mont Solitaire, où ils doivent affronter le danger le plus terrible – autrement dit, la créature la plus terrifiante de tous les temps qui mettra à l'épreuve le courage de nos héros, mais aussi leur amitié et le sens même de leur voyage : le Dragon Smaug.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Hobbit : La désolation de Smaug - Smaug on the water
Par : Samuel Tubez




Le voyage se poursuit donc pour Bilbon, Gandalf et les treize nains vers la reconquête du royaume d’Erebor. Les bases s’étant bien installée dans le précédent opus, il est désormais temps de rentrer dans le vif du sujet et de faire ainsi fi des quelques « enfantillages » qui gênèrent certains spectateurs dans le précédents opus. Sauf qu’il faut tout de même bien meubler près de trois heures de film et que le découpage devenu trop sérialesque de la trilogie risque de gâcher le plaisir (bien présent, rassurez-vous !) de quelques-uns…

Sorti de l’affrontement avec Azog le chef des orques, la troupe continue donc sa route et affronte de nouveaux dangers. Poursuivis par Beorn le changeur de peau, attaqués par des araignées géantes au cœur de la Forêt Noire, emprisonnés par les Elfes, évadés en mode « Radja River » avec des orcs à leurs trousses, ils arrivent grâce à Bard à Esgaroth avant d’enfin grimper La Montagne Solitaire où les attend le dragon Smaug. En chemin, ils croiseront Legolas et Tauriel qui s’avéreront très utiles dans le massacre d’orques et Gandalf les abandonnera pour aller découvrir la véritable identité du Nécromancien.

Les plus attentifs et les assidus à l’univers de Tolkien savent bien sûr déjà de qui il s’agit et n’auront pour ainsi dire pas de grandes révélations ni de grosses surprises durant le métrage. On commence à sacrément bien connaître la Terre du Milieu et, même si les décors sont toujours aussi mirifiques, la sensation d’avoir affaire à des lieux communs est prégnante, le sentiment de remplissage se fait ressentir (on se serait aisément passé de l’épisode avec les araignées) et les dialogues sont parfois sacrément démonstratifs. Contrairement au Seigneur des Anneaux qui était incroyable dense de par ses personnages et enjeux mais aussi sacrément épique et guerrier dans certains de ses affrontements, la trilogie du Hobbit semble ne pas parvenir à véritablement sortir du bon gros moule « entertainment » (de haute qualité, précisons), malgré les ajouts de Peter Jackson, Fran Walsh et Philippa Boyens au scénario ainsi qu’un ton plus sérieux que sur le précédent opus. Hormis de petites ellipses malheureuses en début de métrage (rendez-vous en avril 2014 pour la version longue ?), le spectacle est donc malgré tout bien au rendez-vous et l’inventivité de Jackson fait toujours des merveilles. La moindre course-poursuite fourmille ainsi de trouvailles, les apparitions des créatures sont soignées et l’on assiste à un véritable massacre d’orques purement jouissif, le tout suivi par des mouvements de caméra absolument vertigineux, malheureusement trop rarement vus dans ce type de blockbuster. Les attentes étaient aussi évidemment tournées vers le fameux Smaug qui bénéficie d’un traitement sans faute, s’imposant comme le plus beau dragon jamais vu dans un long métrage (détrônant ainsi celui du Dragon du lac de feu). Et rien que pour ça, le film mérite bien une étoile supplémentaire à la note globale ! Signalons pour terminer, et sans trop spoiler, les personnages et quelques nouveaux venus qui ont leur importance dans l’aventure avec notamment un Luke Evans incarnant un Bard attendant bravement son moment de gloire, une Evangile Lilly en Tauriel guerrière mais très cœur d’artichaut ou l’omniprésent Benedict Cumberbatch qui apporte ici son timbre si particulier au terrible Smaug. Les anciens, eux, font dans la continuité, même si l’histoire fait désormais un peu plus de place à certains nains mais surtout à Richard Armitage qui peut ainsi sensiblement développer la personnalité de Thorin. Les détracteurs pointeront de leur côté du doigt le retour d’Orlando Bloom en Legolas, favorisant ainsi les railleries sur ce nouvel opus (oui, il se la joue encore « surf sur mon ennemi »). Mais les vrais amateurs savent que l’essentiel n’est pas dans ce genre de détails, il est vrai parfois un peu fâcheux, mais bien dans le plaisir ressenti devant un spectacle aussi riche en moments de bravoure inoubliables.

Abandonnez l’espoir de retrouver la grande densité et la force du Seigneur des Anneaux. La trilogie du Hobbit joue dans la catégorie du divertissement de très haute qualité, un point c’est tout. Sachez donc apprécier, en dépit des quelques scories et autres éléments agaçants, les moments de bravoure que proposent La désolation de Smaug, ses personnages que l’on suit sans déplaisir dans leurs incroyables aventures, son production design et sa technique quasi sans faille (l’un ou l’autre petit Cgi détonnent, mais rien de trop fâcheux) et surtout son Smaug du feu de Dieu en dépit d’un plan final carrément frustrant. Argh, Monsieur Jackson vous êtes devenu aussi généreux que cruel avec l’âge !


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