Critique de film

Le Grinch

"How the Grinch Stole Christmas"
affiche du film
  • Genre : Comédie fantastique, Conte
  • Année de production : 2000
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Ron Howard
  • Pays d'origine : USA, Allemagne
  • Durée : 1h44
  • Budget : 123 millions de dollars
  • Scénariste : Dr. Seuss (conte) / Jeffrey Price, Peter S. Seaman (scénario)
  • Musique : James Horner
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jim Carrey, Taylor Momsen, Jeffrey Tambor, Christine Baranski, Bill Irwin, Molly Shannon, Clint Howard, Josh Ryan Evans, Mindy Sterling, Rachel Winfree
  • Récompenses : Oscar des Meilleurs maquillages en 2001
    Saturn Awards des Meilleurs maquillages et Meilleure musique en 2001
    BAFTA Film Award des Meilleurs maquillages en 2001
    CDG Award des Meilleurs costumes dans un film familial en 2001

A l'approche de Noel, "Chouville" s'anime chaque année, car les Choux ne vivent que pour faire la fête, tous, sauf... Le Grinch ! Cette créature verte aux longs poils, grincheuse qui vit et épie les Choux du haut du Mont Crumpit. Cette année, pas de Noel pour les Choux !... Le Grinch a une idée malicieuse, se faire passer pour le Père Noel et voler sapins, guirlandes, cadeaux... aidé par son fidèle chien Max. Mais, sur son chemin il croise Cindy Lou, une petite fille au coeur pur bien décidée à réconcilier le Grinch et à lui prouver que Noel est bien plus que des cadeaux...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Grinch - Le show Carrey
Par : Damien Taymans




Profondément misanthrope, le Grinch vit depuis de longues années reclus dans sa caverne avec pour seul compagnon son chien Max. Haïssant les habitants de Chouville et leurs traditions réveillonnaires débiles, le monstre profite de ladite période festive pour contrecarrer les préparatifs de Noël et semer le trouble dans le cœur de ses concitoyens. Jusqu’au jour où une petite fille, prénommée Cindy, se prend de passion pour cette étrange créature et persuade les Chouvilliens de l’honorer en faisant de lui le roi de la fête…

Inspirée de l’univers de Dr Seuss, créateur de ce conte illustré déjà adapté sur les écrans télévisuels en 1966 par Chuck Jones, l’histoire du Grinch comporte une similitude scénaristique patente avec le ténébreux conte de Selick et Burton sorti sept année plus tôt, L’Etrange Noël de Mr. Jack. A la transposition très libre de Burton succède donc une adaptation davantage fidèle signée Ron Howard de cette histoire mettant en scène un personnage antipathique désireux d’anéantir le charme de la fête de Noël. La comparaison s’arrête là. Car si le conte de Selick baigne de part en part dans un univers burtonien enchanteur et macabre et s’il est assurément destiné à un public « adulte », le métrage de Ron Howard n’est qu’un conte pour mômes éreintant qui se transforme rapidement en un florilège de la laideur et du mauvais goût.

Batifolant dans des décors surchargés en couleurs criardes, Jim Carrey campe un Grinch complètement irritant, sorte d’ersatz du Mask qui révéla au grand public les talents clownesques d’un Carrey enfantin. Une analogie pas si innocente que ça au vu des nombreuses similitudes que partagent le croque-mitaine de Chouville et le Mask, deux agaçantes créatures verdâtres aux répliques d’une fadeur sans égal qui possèdent une incroyable capacité à jouer les trouble-fêtes. Ça cabotine sec donc dans le chef de Jim Carrey qui gesticule dans tous les sens et grimace à l’envi pour soutirer l’un ou l’autre sourire de la frimousse de marmots hébétés devant la niaiserie du spectacle proposé. Un spectacle qui se révèle de surcroît complètement arythmique, l’intrigue déversant tantôt un flot incontrôlable de péripéties pour se stopper net l’instant suivant dans la caverne de l’anti-héros qui se morfond sur son triste sort durant de longues minutes. Excessivement caricaturale, exagérément clichesque, l’œuvre impose ses figures qu’elle sépare distinctement en deux camps pour asseoir au mieux sa moralisation outrancièrement pudibonde et gentillette dans un final qu’on sent venir depuis l’entame.

Très premier degré, Le Grinch n’est qu’une accumulation maladroite et bordélique, à l’image de la surabondance nauséeuse de ses décors vert chewing-gum (rappelant qu’il émane d’Hollywood) et rouge tomate, de gags poussifs déversés avec un premier degré hallucinant. Un conte de Noël à éloigner de toute urgence des mains de vos innocents chérubins si vous ne souhaitez pas les abrutir définitivement…

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