Critique de film

Le Fils de Chucky

"Seed of Chucky"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2004
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Don Mancini
  • Pays d'origine : USA, Roumanie
  • Durée : 1h27
  • Budget : 12 millions de dollars
  • Scénariste : Don Mancini
  • Musique : Pino Donaggio
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Brad Dourif, Jennifer Tilly, Billy Boyd, Redman, Hannah Spearritt
  • Récompenses : Aucune

Chucky et Tiffany ont décidé de s'installer à Hollywood pour surveiller le tournage du film " Chucky " avec Jennifer Tilly. Le couple file le parfait bonheur ; Chucky s'est même engagé à ne plus tuer et il arrive presque à tenir parole... C'est alors que surgit Glen, le fiston abandonné dans l'épisode précédent qui est à la recherche de son identité. Chucky va le prendre sous son aile pour lui faire découvrir les bons aspects de la vie : les meurtres...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Fils de Chucky - La relève
Par : Chroniqueurs


Par Dante

Déjà le cinquième épisode d’une saga improbable, celle de Chucky la poupée de sang. Succédant à Holland, Lafia, Bender et autres Yu, cette fois-ci c’est Don Mancini qui prend les commandes de ce nouvel épisode, véritable retour aux sources, puisqu’il est le véritable créateur de la série et le scénariste de chaque épisode.

Ce cinquième film suit donc le chemin tracé par le précédent réalisé par Ronny Yu, vaguement orienté vers la gonzesse caoutchouteuse de Chucky. On y retrouve donc notre poupée préférée accompagnée de sa femme et d’un ... enfant ! Plus aucune dose de sérieux donc, dans cette comédie horrifique décomplexée, qui se révèle être terriblement jouissive pour les fans de la saga. Après des suites parfois calamiteuses, il fallait bien le créateur de la série pour relever le niveau d’une saga condamnée à devenir une suite de mauvaise série B. Suite directe de la semi-réussite qu’était La fiancée de Chucky, ce Fils de Chucky se pose rapidement comme une comédie gore sans grosse prétention. Suivant le parcours de "Ch’tite merde", poupée orpheline au grand cœur, persuadé d’être japonais, qui part à la recherche de ses parents, qui ne sont autres que le couple de tueurs psychopathes. S’ensuit alors un drame familial sauce poupée en plastique, le tout saupoudré d’horreur et d’humour bien noir.

Tous les bons éléments de la saga se retrouvent donc combinés ici, Chucky prend enfin la place qui lui revient, plus drôle que jamais et surtout placé au centre du récit, avec sa chère et tendre famille à ses côtés. Ce qui nous vaut les scènes les plus tordantes du film, des problèmes d’identité sexuelle de l’enfant aux problèmes de couple, tout le pathos familial version Delarue y passe. Ajouté à cela, la trame, certes rebattue, du slasher banal, ici placée dans le cadre d’Hollywood, nous offre une petite mise en abyme inexploitée et surtout très en vogue à l’époque (le film dans le film évoquent Scream 3, Urban Legend 2). Mais Don Mancini évite les exagérations poussives habituelles du genre pour se faire plaisir et nous faire plaisir. Au programme starlette décérébré, rappeur libidineux, Britney Spears, agent dévoué, chauffeur romantique et même ce roublard de John Waters. Casting joyeusement massacré par la famille de poupées. Que demander de plus ?

On pourrait faire des tas de reproches à ce film, mais du moment où il s’inscrit comme une série B rigolarde et jamais sérieuse, tous ces défauts se font oublier, notamment par le truchement d’une mise en scène pas toujours inspirée mais suffisamment illustrative. A noter également quelques savoureux clins d’œil à des piliers du cinéma de genre comme Shining ou Psychose.

Don Mancini a rendu ses lettres de noblesse à sa saga, nous offrant enfin un Chucky gore, méchant, idiot et terriblement drôle. Ca peut paraître peu mais pour les fans désespérés de la saga, c’est déjà beaucoup.


Oeuvres liées :

Jeu d'enfant (1988)
Chucky 2 (1990)
Chucky 3 (1991)
La fiancée de Chucky (1998)

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