Critique de film

Lake Eerie

"Lake Eerie"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2016
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h44
  • Musique : Harry Manfredini
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Une jeune veuve s'installe dans une vieille maison sur le lac Érié pour se remettre de la perte soudaine de son mari; cependant, elle découvre un sombre secret et se rend compte qu'elle est pas seule.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Lake Eerie - Un lac mineur
Par : Damien Taymans

S’il neige visiblement sur le lac Majeur, laissant tout oublier du bonheur, en guise de romantisme il semblerait que le lac Érié ne soit pas le dernier. Grand Lac américano-canadien, il est l’un de ces endroits prospères où l’on peut mener une retraite agréable bien loin du tumulte de la grande ville et de ses gratte-ciels écrasants. Un vrai cadre pittoresque dans lequel Kate Ryan (Meredith Majors), une jeune veuve, décide de s’installer pour recommencer son existence à zéro et mener paisiblement son deuil. Les poumons gonflés à l’air frais, Kate emménage tranquillement dans cette bicoque que le proprio, un archéologue obsédé par l’Egypte, a abandonné en disparaissant dans la contrée du Sphinx. Pourtant, les lieux semblent encore habités par quelque entité pas très amène...

Si Lake Eerie, dès ses premières images, fleure bon la production 80’s, ce n’est pas un hasard. Sorte de mix horrifico-surnaturel, navigant entre le bis assumé et le Z nanardisant, le film des époux Chris et Meredith Majors, incarnant chacun un rôle (et non des moindres) est un putain d’anachronisme, une production qui semble débarquer d’une autre époque. Pour susciter la curiosité, les Majors capitalisent sur une prétendue mythologie en interpellant la blogosphère sur le fait que leur lieu de tournage est une véritable maison hantée dans laquelle ils ont invité trois chasseurs de fantômes qui ont confirmé cet état de fait. Pour drainer un maximum d’aficionados, la prod thésaurise sur un casting composé de trognes mythiques du genre horrifiques : en tête de gondole, le vétéran Lance Henriksen (Alien) qui s’offre une apparition de cinq minutes au cœur du récit tout comme Marilyn Ghigliotti (la Veronica de Clerks) interprétant l’agente immobilier. Seule exception : Betsy Baker, célèbre pour son personnage de Linda dans Evil Dead, crève littéralement l’écran pendant que ses acolytes cachetonnent sans la moindre envie.

Ne leur jetons pas la pierre car il faut avouer qu’une sacrée dose de motivation est nécessaire pour se lancer dans pareille embarcation. Convenue, l’intrigue se déroule lentement, dégageant à chaque nouveau développement les relents putrides d’un autre temps, émanant d’un script enfermé dans un vieux tiroir depuis des décennies. Sont exhumés donc la traditionnelle bicoque hantée peuplée d’entités néfastes, l’héroïne apeurée tentant d’éclaircir un mystère épais comme un chips et des éléments surnaturels d’un autre âge bénéficiant à l’écran d’un traitement tout aussi daté. Lake Eerie navigue sans remous dans des eaux aussi calmes et désespérantes que celles dudit lac.


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