Critique de film

La Planète des singes : les origines

"Rise of the Planet of the Apes"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction, Action
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Rupert Wyatt
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h46
  • Budget : 90 millions de dollars
  • Scénariste : Rick Jaffa, Amanda Silver
  • Musique : Patrick Doyle
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : James Franco, John Lithgow, Andy Serkis, Freida Pinto, Brian Cox, Tom Felton,...
  • Récompenses :

Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.

Les critiques à propos de ce film

Critique de La planète des singes : les origines - Et l’ère simiesque commença…
Par : Samuel Tubez






Depuis que Charlton Heston découvrit, en 1968, le déclin de l’humanité sur une plage où gisait la Statue de la Liberté, la mythologie de La planète des singes se développa et se déclina sur nos écrans au travers de pas moins de quatre suites, un remake de bien triste mémoire signé par Tim Burton en 2001, sans oublier une série télé live et animée datant respectivement de 1974 et 1975 (et toutes deux mortes au bout d’une saison). Effet de mode oblige, il n’est guère étonnant de voir aujourd’hui apparaître un prequel/reboot de ce film qui modifia le visage de la science-fiction et lança une saga financièrement très rentable pour l’époque. Une entreprise excitante (qui n’a jamais rêvé de voir comment tout cela commença ?) qui a pourtant de quoi rendre plus d’un amateur de science-fiction sceptique… Bonne nouvelle : Rise of the Planet of the apes explose les autres blockbusters estivaux pour s’imposer comme l’un de ses plus beaux représentants tout en respectant soigneusement le matériau d’origine.

Will Rodman, scientifique travaillant pour le compte du laboratoire Gen-Sys, consacre tout son temps à la recherche d’un remède contre la maladie d’Alzheimer, affection dont est atteint son père. Après de nombreux tests très concluant sur des singes d’un médicament prometteur nommé ALZ-112, Will se sent enfin prêt pour le début des tests à échelle humaine. Hélas, dans un élan agressif incontrôlé, son cobaye le plus prometteur s’échappe, provoquant de nombreux dégâts au sein du laboratoire avant d’être sauvagement abattu. La direction décide alors de cesser les recherches et Will est prié de stopper ses expérimentations. Mais ce dernier se retrouve avec un bébé chimpanzé orphelin sur les bras qu’il élève chez lui en secret tout en s’occupant de son père malade. Devenant la figure paternelle de cet animal qu’il nommera César, Will se rend compte que ce dernier a hérité des composants de l’ALZ-112 de sa mère, lui procurant une intelligence et un comportement inhabituel pour son âge…

Le résumé ci-dessus reprenant les trente premières du film pose d’emblée le fondement émotionnel du film, avec en tête le personnage de Will, scientifique au premier abord très froid, qui va évoluer au fil de l’histoire pour devoir endosser le rôle de père à la fois pour son propre paternel et pour César, auquel il accordera d’avantage d’importance qu’à la recherche d’un nouveau médicament. Mais si elle a bien évidemment son importance, la métamorphose de ce personnage impeccablement interprété James Franco n’est rien comparée à celle de César, qui est le véritable « héros » du film en plus d’être le plus gros défi de ce reboot. Les nouvelles techniques de mocap (motion capture) mises en place par Weta Digital, qui permirent notamment d’effectuer les diverses captures sur les lieux même du tournage et non devant les habituels écrans verts de studios, combinées aux prestations des acteurs – dont l’expert en performance capture Andy Serkis – font de véritables merveilles. Enfant, César découvre avec émerveillement le monde qui l’entoure, prenant au fur et à mesure conscience de toute l’étendue de son intelligence, jusqu’à ce qu’il comprenne combien le monde peut être un endroit brutal, ce qui le mène au final à sa révolte contre les hommes. La caractérisation et l’épaisseur psychologique du personnage devait marquer les esprits et force est de constater que c’est une brillante réussite. A l’heure du tout numérique et des agaçants gimmicks 3D, Weta nous rappelle que les effets spéciaux peuvent encore servir des personnages et une histoire. De même, malgré un manque de gros morceaux de bravoure et quelques idées épiques loupées (César qui monte brièvement un cheval), Rise of the Planet of the apes s’est allégé de toute matière grasse, ne proposant que des scènes d’action et des SFX servant la narration. Ainsi, la séquence du Golden Gate Bridge apporte une apogée aussi impressionnante que cohérente au métrage et Rupert Wyatt nous gratifie même de quelques plans séquences pertinents au fil du récit. Malgré un ensemble un peu trop sage (on est dans un blockbuster ricain, on l’aurait presque oublié !), le choix du réalisateur de The Escapist, combiné à l’excellence du casting ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe technique nous donnent au final qu’une seule envie : voir la suite des aventures de cette nouvelle génération simiesque plus que prometteuse…

Rise of the Planet of the apes remplit parfaitement son cahier de charges en plus d’accomplir plus d’un défi. Grâce à ses superbes effets spéciaux au service de personnages émotionnellement très forts, le film combine le drame et le divertissement à grande échelle, tout en respectant poliment l’univers de la saga originelle. Au-delà du remake présupposé de La conquête de la planète des singes avec lequel il entretient quelques points communs (pour rappel, dans ce dernier un chimpanzé nommé César – joué par Roddy McDowall - mène les siens à la révolte après la mort de son père adoptif), La planète des singes : les origines marque un renouveau des plus intéressants que l’on suivra avec beaucoup d’enthousiasme. Go apes, go !!


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