Critique de film

L'Abîme des morts-vivants

"Oasis of the zombies ; La Tumba de los Muertos Viventes"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Morts-vivants
  • Année de production : 1983
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jess Franco
  • Pays d'origine : France, Espagne
  • Durée : 1h21
  • Scénariste : Jess Franco
  • Musique : Daniel White
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Manuel Gelin, Eduardo Fajardo, Lina Romay, Antonio Mayans, Javier Maiza
  • Récompenses : Aucune

Suit au décès de son père, un héros de la deuxième Guerre Mondiale, Robert Blabert repart chez lui. En parcourant les effets personnels du défunt, il tombe sur un journal intime relatant la légende d'une cargaison de lingots d'or enterrée dans une oasis en plein désert. Il réunit ses amis et ils partent à la recherche du trésor, gardé par une armée de soldats nazis, victimes d'une malédiction les ayant transformés en zombies.

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’abîme des morts-vivants - Daube, quand tu nous tiens…
Par : Quentin Meignant


Produit dans l’écume sanglante de Zombie de Romero et de L’enfer des zombies de Lucio Fulci, L’abîme des Morts-vivants est une manière pour Jess Franco de tirer son chapeau à toute une tradition de films de zombies. Pourtant, peu amène envers les créatures zompbiesques et apparemment déçu de la qualité de sa propre oeuvre, Franco décide de se déguiser sous un pseudonyme (A. M. Franck) pour signer cette bien triste (mais amusante à défaut) oeuvrette.

En effet, tout ou presque dans ce film est ridicule et désastreux. Aussi, commençons par ce qui est passable : le maquillage des zombies (Richard Green) est correct et l’oasis où se déroule une partie de l’action paraît réellement lugubre. Les points plus ou moins positifs s’arrêtent déjà là et il nous reste donc à énumérer toutes les erreurs et absurdités de Franco. Commençons par ce qui frappe en premier lieu : la musique de Daniel White (aussi responsable du score du navrant (mais tout aussi jubilatoire à défaut) Le lac des morts-vivants, Sadomania et de multiples œuvres pornographiques espagnoles) purement et simplement exécrable. Incessante, celle-ci s’apparente aux essais lourdingues d’un gamin qui tapote sur ses instruments pour prouver qu’il sait maîtriser une cadence entendue. Ensuite, les dialogues sont tout simplement aberrants. Sortis d’on ne sait où, on ne sait pourquoi, ceux-ci se portent comme témoins du néant abyssal à couper le souffle, tout cela sans compter qu’ils sont enregistrés si peu audiblement que la musique catastrophique de White prend vite le dessus.

Les scènes censées être tournées de nuit l’ont été mais sous un grand spot, ce qui fait que l’on se croit en plein jour. Tout ceci sans compter que nos zombies nazis (comme pour le Rollin Le lac des Morts-Vivants) se déplacent sous terre comme des taupes et refont surface quand ça les arrange ou plutôt quand ça arrange un scénario lent, plat et sans consistance. N’oublions bien sûr pas de citer un plan sombre que l’on ne comprend toujours pas, qui n’apporte rien à « l’intrigue » et qui pourtant revient deux ou trois fois dans le film. Et achevons en expliquant la fin : les zombies meurent car ils sont à découvert quand le jour se lève ! A ceci une question : zombies-vampires, mêmes faiblesses ?

Habitué aux dénaturations horrifiques, Franco crée un nouvel événement grâce à une relecture zombiesque aux allures nazies plantée en plein oasis. Censée être exotique et vivifiante, l’oeuvrette s’avère au finale désopilante... bien malgré elle. Un film à oublier !


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