Critique de film

Julia X 3D

"Julia X 3D"
affiche du film
  • Genre : Comédie horrifique
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : P.J. Pettiette
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h32
  • Budget : 4 millions de dollars
  • Scénariste : Matt Cunningham, P.J. Pettiette
  • Musique : Akira Yamaoka, Ryan Beveridge
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Valerie Azlynn, Kevin Sorbo, Ving Rhames, Alicia Leigh Willis, Joel David Moore
  • Récompenses : --

Julia X 3D suit un jeune fille totalement charmante qui a pour seul défaut de décimer violemment la gent masculine. Les gars, faites gaffe à vos bijoux de famille, la belle Julia arrive !

Les critiques à propos de ce film

Critique de Julia X - Sexes faibles ?
Par : Samuel Tubez








Réalisez un slasher, mettez un prénom sexy, la lettre X en majuscule, la mention 3D sur fond de jolies gambettes entrecroisées sur votre affiche, et espérez duper les spectateurs. Telle est l’arnaque de P.J. Pettiette, réalisateur de ce beau piège à pigeons en rut (dont je fais aussi partie, rassurez-vous) intitulé Julia X.

Julia, une prédatrice du genre sexy, a décroché un rendez-vous avec un homme qu’elle a rencontré sur le net. Manque de bol, ce dernier est un pervers qui l’emmène chez lui pour la séquestrer, lui imprimant au passage la brûlante lettre « X » sur ses jolies fesses. Mais Julia cache bien son jeu et n’est pas la blonde effarouchée qu’elle paraît être. Ayant subit de nombreuses violences durant son enfance, elle a décidé, avec l’aide de Jessica, de se venger des hommes. La chatte se transforme alors en tigresse, bien déterminée à faire ravaler ses attributs virils au prédateur bien mâle embarqué…

P.J. Pettiette (producteur d’une poignée de série B comme If I Die Before I Wake ou Jennifer’s Shadow) pensait sûrement avoir opté pour la formule gagnante. S’entourant d’un casting féminin sexy en diable (les belles Valerie Azlynn etAlicia Leigh Willis), mettant en avant leurs attributs (mais pas trop) et nous promettant la sempiternelle formule « sex and blood », il pensait certainement nous séduire sans trop d’effort. Mais le bougre a beau nous la jouer à l’envers avec son séquestreur séquestré (l’Herculéen Kevin Sorbo s’en prend plein la gueule pour notre plus grand plaisir) dans une ambiance éminemment très second degré, son slasher ne fonctionne tout simplement pas. Nanti d’un budget limité, le réalisateur filme tant bien que mal la quasi intégralité de son métrage dans la pénombre de décors similaires (ce qui a la vertu d’enrichir l’effet 3D, c’est bien connu), met le paquet dans les effets gores mal fichus (on retiendra le clou extirpé du pied en plastoc), tente l’un ou l’autre dialogue sensé nous faire rire (l’échange entre Kevin Sorbo et Joel David Moore) et essaie de rendre encore plus sexy ses deux actrices principales. Des tentatives bien vaines, tant le scénario tire sur la longueur et l’aspect visuel s’avère dans l’ensemble hideux. Comble de l’ennui, Julia X s’avère bien trop frileux en matière de sexe, ne dévoilant guère plus que ce que l’affiche promotionnelle nous a déjà montré. On va encore se faire passer pour des obsédés, mais, vu les circonstances, un peu plus de chair fraîche n’aurait vraiment pas fait de mal.

Bien trop frileux pour être honnête, Julia X passe à côté de ses promesses, et patauge dans un scénar’ qui ne tient pas la route plus de 20 minutes. Au final, nous n’en retiendrons que le physique (pourtant trop peu exploité) des deux charmantes actrices principales, ainsi qu’une séquence finale avec un sympathique caméo de Ving Rhames. Pas suffisant pour que l’on en garde un bon souvenir.


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