Critique de film

Howl

"Howl"
affiche du film
  • Genre : Epouvante
  • Année de production : 2015
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Grande-Bretagne
  • Durée : 1h29
  • Musique : Paul E. Francis
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

Dans un train de banlieue londonienne, à la tombée de la nuit, le voyage se transforme en cauchemar lorsqu’un jeune contrôleur et un groupe de voyageurs se retrouvent à devoir lutter à mort contre une créature maléfique et terrifiante…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Howl - Ass Howl
Par : Quentin Meignant




Ayant évolué pendant pas mal de temps dans le giron de quelques grosses productions britanniques, Paul Hyett, maquilleur sur Doomsday et Heartless, tient enfin le premier film qui lui permettra de se faire connaître en tant que metteur en scène : Howl. Le métrage suit Joe, un jeune contrôleur de train qui en a assez de son métier mais est tout de même envoyé in extremis en mission de nuit pour un dernier trajet. Au milieu de nulle part, le train est stoppé par un obstacle heurté de plein fouet. Après la disparition du chauffeur censé aller réparer le moteur, les passagers sont attaqués par une étrange créature.

On ne peut pas vraiment parler de spoiler si l’on vous annonce que Howl parle de... lycanthropes. Comme promis par le titre, le métrage de Paul Hyett fait la part belle, enfin si l’on veut, à la créature. Après une mise en place qui nous fait bien (trop) ressentir le malaise du personnage principal au sein de son corps de métier, l’ensemble bascule rapidement dans l’horreur. Malheureusement, celle-ci paraît bien insipide lorsqu’apparaît la première créature aussi mal fichue que peu meurtrière. Après le boulotage d’une jambe de petite vieille, la messe semble déjà dite tant tout est cousu de fil blanc, la caractérisation des personnages, allant du beauf de base un brin irascible et individualiste au gros fainéant victime de son temps (vive les kebabs !), constituant un handicap énorme. Ajoutons à cela des lycanthropes ayant perdu toute forme de virilité au vu de leurs cris, et la coupe est pleine.

Doté d’un final aussi prévisible que minable, Howl souffre non seulement de son scénario vu et revu mais aussi d’un éclairage plus qu’incertain. Là où Hyett aurait pu offrir un huis-clos haletant, il est seulement question d’un ensemble brouillon virant involontairement à la comédie bouffonne.


Concours

Sondage