Critique de film

Hancock

"Hancock"
affiche du film
  • Genre : Fantastique, Comédie
  • Année de production : 2008
  • Sortie belge : 2008-07-09
  • Réalisateur : Peter Berg
  • Pays d'origine : USA
  • Scénariste : Vincent Ngo, Vince Gilligan
  • Musique : John Powell
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Will Smith, Charlize Theron, Jason Bateman, Daeg Faerch, Lauren Hill, Valerie Azlynn, David Mattey, Darrell Foster, Kate Clarke, Lily Mariye, Alexandra Nowak
  • Récompenses : Aucune

Afin de redonner un sens à sa vie, un super-héros torturé s'installe dans le quartier new-yorkais de Brooklyn. Là, il se lie avec une femme au foyer ainsi qu'avec un garçonnet mystérieux. Faut de nouvelle vie qui commence, le chaos s'isntalle !

Les critiques à propos de ce film

Critique de Hancock - La tête dans l’cul
Par : Samuel Tubez


Peter Berg est un touche à tout. Réalisateur de films variés (Very bad things, Bienvenue dans la jungle, Le Royaume,…), scénariste, producteur et même comédien au cinéma et à la télévision (Shocker de Wes Craven, Collateral de Michael Mann, la série Chicago Hope,…), il tâte ici du film de super-héros avec le très branché Will Smith en tête d’affiche. Et pour continuer dans la diversité, il s’avère que Mr. Hancock n’est pas un « héros » comme les autres…

Chaque super-héros a sa particularité. La capacité de pouvoir voler, de tisser, de se transformer, etc. etc. Hancock, lui, possède une puissance surhumaine. Il est increvable, rien ne peut le blesser. Ses aptitudes lui ont permis de sauver de nombreuses vies, mais ses méthodes, bordéliques et destructrices, ne lui attirent guère les faveurs des autorités et des civils. A vrai dire, tout Los Angeles en a marre de Hancock. Pourtant un jour, il sauve la vie de Ray Embrey, un type qui bosse dans la communication. Redevable auprès du super-anti-héros alcoolique, il l’invite chez lui et lui propose de changer son image auprès de la population en modifiant son comportement. Mais Hancock est une tête de mule et le convaincre est loin d’être facile…

Le début n’est pas trop mal et dénote complètement avec les films habituels mettant en scène des types nantis de pouvoirs surnaturels : Hancock est un alcoolo qui pieute sur les bancs, il se fiche du qu’en-dira-t-on et il fait ce qu’il veut. On s’étonne presque de le voir prêter main forte à la police lors d’une course poursuite où la voiture d’une bande de braqueurs finira plantée au sommet d’un building. C’est qu’au fond de lui, malgré sa fuck attitude et les millions de dollars de dégâts qu’il commet, Hancock n’est pas un con. Et comme on est dans une grosse production américaine relativement bien-pensante, il va revenir dans le droit chemin, assumer ses actes, et même retrouver une parcelle de son passé durant sa rédemption. Conséquence : Hancock fait le malin en traitant les autres super-héros de gay mais au final, il ne leur arrive pas à la cheville.

Si assister aux déambulations d’un Will Smith mal rasé, bouteille de gnôle à la main, qui déblatère quelques insultes (suffisamment pour faire cool mais pas de trop pour ne pas choquer) à base de « con » et de « cul » sur fond de musique hip-hop correspond parfaitement à votre vision d’un anti-héros vulgaire et crapoteux, Hancock est fait pour vous. Sinon, vous devrez supporter tout cela ainsi qu’un récit dépourvu d’enjeu où notre héros à la gueule de bois n’affronte pas un seul ennemi un tant soit peu charismatique (si ce n’est peut être Daeg Faerch, le jeune Michael Myers de Rob Zombie, lors d’une « scène-gag » de 2min) et découvre son alter ego (LA pseudo surprise du film), dévoilant ainsi son seul et unique point faible. Pour couronner le tout, la mise en scène n’est franchement pas inspirée, Peter Berg accumulant les mouvements de caméras horripilants et les zooms inutiles durant des scènes d’action toute pourries. Les scènes d’humour ne sont pas mieux loties et ne fonctionnent qu’une fois sur deux, et encore (le meilleur étant dans la bande-annonce). Quant au final, euh…no comment.

Dépourvu de réel enjeu et plombé par un humour beauf, Hancock séduit au début pour mieux décevoir par la suite. Bon an, mal an, l’anti-héros à la fuck attitude séduisante devient le super-héros cool et rangé qu’il déteste tant. C’est qui finalement le vrai méchant dans toute cette histoire ? Hollywood pardi !


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