Critique de film

Grabbers

"Grabbers"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Horreur - Monstres, Extraterrestres
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Jon Wright
  • Pays d'origine : Angleterre, Irlande
  • Durée : 1h34
  • Budget : 4 millions de Livres Sterling
  • Scénariste : Kevin Lehane
  • Musique : Christian Henson
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Richard Coyle, Ruth Bradley, Russell Tovey, Lalor Roddy, David Pearse, Bronagh Gallagher
  • Récompenses : Prix du Public au NIFFF 2012

Grabbers met en scène les habitants d’une île située au large des côtes irlandaises qui doivent faire face à une menace mortelle : un groupe d’extraterrestres semblables à des poulpes et se nourrissant de sang humain attaquent la population. Malheureusement pour ces derniers, le taux d’alcoolémie élevé des habitants représente un danger sans précédent pour les aliens.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Grabbers - My Kingdom for a Bottle !
Par : Quentin Meignant








Prix du public lors du NIFFF 2012, personne n’attendait véritablement le Grabbers de l’irlandais Jon Wright à cette place. Et, pourtant, cette petite merveille de série B a tout de l’OFNI délirant et cela se traduit déjà à la lecture de son pitch. Le film prend en effet place sur une île au large des côté irlandaises où la population a pour principal hobby la grande consommation de… whisky. Lisa, une jeune fliquette de la ville, débarque sur les lieux et fait la connaissance d’O’Shea, son collègue, bourré du soir au matin. Alors que la prise de contact est pour le moins difficile, une météorite s’écrase au large de l’île, c e qui permet à des créatures aliens de débarquer sur les plages. Celles-ci se nourrissent d’eau et de sang humain, ce qui constitue une menace pour les habitants des lieux. Les créatures étant allergiques à l’alcool, il n’y a plus qu’une chose à faire : boire jusqu’à plus soif et faire de l’ivresse un état constant. Facile pour une population d’ivrognes…

Comme en atteste la certaine bonhommie de cette ébauche de scénario, Grabbers n’est pas le genre d’œuvre à prendre au premier degré. Pourtant, les images mises en boîte de Jon Wright laissent d’emblée transparaître une grande qualité au niveau photographie et, surtout, des décors naturels enclins à donner de l’aura à n’importe quelle œuvre horrifique. Mais, dès le départ, le cinéaste pose les jalons de sa comédie, en dépeignant notamment avec bonheur les personnages hauts en couleur. Entre des pêcheurs moins frais que leur poisson et un duo de flic rappelant les plus belles heures du buddy movie, Grabbers évente au fil des minutes les éléments qui feront le succès de sa seconde partie.

Dotée de créatures efficaces créées à base de CGI bluffants pour une production si modeste, cette partie du film permet à Jon Wright de verser dans le gros délire. Se muant petit à petit en huis-clos permettant aux personnages d’étaler leurs multiples facettes, dégénérant en beuverie sans nom, le métrage ne perd pas de vue ses objectifs horrifiques et offre non seulement quelques instants de bravoures mais fait surtout la part belle aux hommages. Ainsi, l’esprit Gremlins est même parfois présent durant les scènes dans le bar tandis que le rythme en lui-même ne baisse jamais.

Captivant de bout en bout, Grabbers est non seulement une réussite mais brille aussi par ses références particulièrement 80’s. Drôle, rythmé et spectaculaire, le film de Jon Wright est un must qui n’est pas sans rappeler l’esprit d’un certain Edgar… Wright et son Shaun of the Dead, lui aussi débarqué d’outre-Manche voici quelques années. On ne peut que souhaiter le même parcours à l’ami Jon et son film.


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage