Critique de film

Ghost Sweepers

"Jeomjaengyideul"
affiche du film
  • Genre : Fantastique, Comédie
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Corée du Sud
  • Durée : 2h00
  • Musique : Tae-sung Kim
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Les exorcistes, shamans et autres chasseurs de fantômes les plus réputés de Corée se réunissent tous à Uljin. En effet, depuis 70 ans, une malédiction frappe l'île, hantée par un esprit malveillant, le plus féroce que la Corée du Sud n'ait jamais connu, mais personne n'a jamais réussi à purifier les lieux. La journaliste Chan Yeong est envoyée pour couvrir l'évènement. Une fois au village, les exorcistes sont plutôt mal accueillis et leur rituel tourne mal avec l'intervention de l'esprit frappeur. La majorité décide alors de repartir sur le continent. Les cinq meilleurs exorcistes dont le célèbre maître Park ainsi que la journaliste vont rester sur place afin d'enquêter sur l'affaire et de chasser cet esprit pour de bon.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ghost Sweepers - SOS Fantômes
Par : Damien Taymans






Après avoir signé un Dents de la mer à partir d’un sobre porcin avec Chaw et son sanglier dévastateur, Jeong-won Shin tente un Ghostbusters en terres coréennes aux allures de blockbuster. Après un bref tour de chauffe auprès de différents shamans locaux, Ghost Sweepers les réunit tous dans un seul autocar, direction suicide. Ou plutôt Ujin, joli village côtier accessoirement maudit depuis des décennies et malmené par des forces démoniaques vachement puissantes. Un terrain propice aux maraboutages des exorcistes et autres mages venus des quatre coins du pays mais également à re-dynamiter la carrière de Chan-young, journaliste en disgrâce reléguée à la rubrique des chiens écrasés. Plongée au cœur d’un tsunami en préparation, la reporter est au taquet pour coucher sur papier du sensationnel... elle risque de ne pas être déçue du voyage...

Le voyage en question se montre bien avare en manifestations ectoplasmiques, à peine une emprise totale sur véhicule motorisé, quelques cumulus noirâtres pour faire remballer leur bikini aux audacieuses adeptes de la bronzette et, au passage, l’un ou l’autre décès. Si le dopé aux Paranormal Activity n’y trouvera que peu son compte ("Et, il est où l’aspirateur de piscine, hein ?"), la menace est suffisamment pressante que pour faire détaler comme des lapins la quasi totalité des docteurs ès sorcellerie, ceux-là même qui troquent volontiers le Monopoly pour la planche Ouija sitôt que la famille envahit la maisonnée. Reste une équipée de mages à la petite semaine s’unissant dans le but de libérer Unjin de sa malédiction. Petit bémol : les membres de la confrérie nourrissent quelque animosité les uns à l’égard des autres et doutent du bien-fondé des connaissances de leurs congénères.

L’intrigue se cristallise alors autour du club des cinq (un marmot devin proche du jeune Cole du Sixième sens, une spécialiste du tarot, un augure qui lit dans les entrailles de poulets, un techno-spirituel et un shaman old-school avec incantations et tout le tintouin) et se borne à décrire leur difficile colocation plutôt que de s’inviter sur le terrain du fantastique, fût-il fendard. Le script de Ghost Sweepers marque le pas et louvoie bien longtemps avant de dévoiler, patiemment, chacun de ses enjeux, offrant à ses personnages la possibilité de se dévoiler plus en profondeur avant de se voir jetés dans le rush final, plutôt décevant et longuet, en regard de la douce folie qui précédait.

Ghost Sweepers est un succès relatif qui parvient à donner assez d’ampleur à ses personnages pour susciter la sympathie avant de se défaire totalement lors de son acte final, étiré sur une demi-heure pour des queues de cerise... Pourquoi les Coréens sont-ils à ce point obsédés par la durée de leurs films ? Un besoin de compensation peut-être...


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