Critique de film

Ghost Rider 2: l'Esprit de Vengeance

"Ghost Rider 2: Spirit of Vengeance"
affiche du film
  • Genre : Fantastique - Super-héros
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Mark Neveldine, Brian Taylor
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h45
  • Budget : 75 millions de dollars
  • Scénariste : David S. Goyer, Scott M. Gimple, Seth Hoffman, Howard Mackie, Mike Ploog, Roy Thomas, Javier Saltares
  • Musique : David Sardy
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  • Bande annonce
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  • Casting : Nicolas Cage, Ciarán Hinds, Idris Elba, Johnny Whitworth, Violante Placido, Fergus Riordan
  • Récompenses :

Les aventures Johnny Blaze alias le Ghost Rider, 8 ans après les évènements de San Venganza... Il se rend en Europe de l’Est et doit y affronter le Diable qui a pris une apparence humaine.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ghost Rider : l’esprit de vengeance
Par : Samuel Tubez




Avec le duo Neveldine/Taylor aux commandes de cette (commande) suite, on était légitimement en droit d’espérer qu’ils insuffleraient un brin de folie ainsi qu’un chouïa d’originalité dans cette franchise presque mort-née avec un premier épisode pitoyable au possible. Bref, ils ne pouvaient pas faire pire que le film de Mark Steven Johnson. Vraiment ?!

Faut-il réellement décrire le scénario de ce second opus qui ne brille pas, on l’aurait douté, par son originalité. Un gamin porteur d’une prophétie est poursuivi par un homme mystérieux (en réalité c’est le fils du diable qui est recherché par son paternel, what a surprise !) et Johnny Blaze (Nicolas Cage et ses cheveux) va être invité à protéger cet enfant en échange de quoi on lui promet d’être libéré du Ghost Rider… Entre la suite et le reboot, Ghost rider : l’esprit de vengeance s’éloigne des States pour dérouler son action principalement en Europe de l’Est (et aussi un peu en Russie), où le personnage de Blaze a décidé de s’exiler. On ne sait pas vraiment pourquoi l’histoire du gamin vient justement se dérouler au même endroit, mais bon, on s’en fout, on n’est pas là pour compter les incohérences (sinon, on n’est pas couché les amis !). On serait plutôt là pour voir un film de Neveldine/Taylor…en tous cas pour ceux qui ont tripé sur leurs précédents ou(t)vrages. Malheureusement, faut-il rappeler que les réalisateurs/cascadeurs frappadingues écopent ici d’un PG-13, et qu’hormis quelques soubresauts rigolards (le dessin de Johnny Blaze qui montre ses fesses en pleine cascade, le Ghost rider qui pisse comme un lance-flammes…), on est ici bien loin des outrances des deux Hyper tension. Pas de sexe ni de sang, donc, mais juste des corps numériquement cramé et quelques jolies putréfactions provoquées par le personnage de Blackout, dont les pouvoirs n’ont rien à voir avec le comic book, soit dit en passant. Alors évidemment vous ne serez pas surpris d’apprendre que la mise en scène ultra-épileptique du duo est ici parfaitement conservée, et qu’ils partent plus d’une fois en free-style complet (voir les étapes de transformation du Rider, façon Tetsuo), et les acteurs avec. Ce qui donne un concours de cabotinage exceptionnel entre Nicolas Cage et Ciaran Hinds (il est loin le César de la série Rome !), en totale roue-libre. Notons que le personnage interprété par ce dernier, censé être l’une des représentations du Diable, s’en prend plein la tronche sans presque jamais lever le petit doigt. Quel démon de pacotille ! Des prestations navrantes, mais très drôles, qui feraient presque passer la mince participation de Christophe Lambert (2min30 de présence à l’écran) pour du grand art. Les autres bad guys ne sont pas en reste, tous plus débiles les uns que les autres, s’acharnant à faire exploser le rider qui, comme on le sait, est déjà calciné. Nan mais pourquoi personne ne pense à appeler les pompiers ?! Trêve de plaisanterie, tout cela est d’un ridicule confondant et le seul exploit de Neveldine/Taylor est d’avoir presque réussi à faire pire que le premier film. Fortiche !

La vision de Ghost Rider : l’esprit de vengeance procure la désagréable impression de regarder des potes en train de jouer à un mauvais jeu vidéo (cinématiques animées incluses). Ce fatras de plans surdécoupés, animé par des comédiens se surpassant dans le cabotinage éhonté est très loin d’être supérieur au précédent métrage, et aurait même la fâcheuse tendance à sentir le navet carbonisé. Vite, un extincteur !


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