Critique de film

From a House on Willow Street

"From a House on Willow Street"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2016
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Afrique du Sud
  • Durée : 1h30
  • Musique : Andries Smit
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Des ravisseurs enlèvent la fille d’un riche et puissant diamantaire. Quand ils l’enferment dans leur cachette, ils se rendent compte qu’elle est possédée par un démon sinistre...

Les critiques à propos de ce film

Critique de From a House on Willow Street - La maison de l’exorcisme
Par : Damien Taymans


Hazel et sa bande sont décidés à réaliser un coup de maître qui les mettra à l’abri pour le restant de leur vie. Au cœur de Willow Street se trouve une baraque hyper cossue et pour cause, elle appartient à un riche diamantaire qui y crèche avec femme et enfant. C’est précisément ce dernier joyau que les truands entreprennent de ravir pour exiger une jolie rançon au papa friqué par la suite. D’ailleurs, l’enlèvement est une vraie partie de plaisir qui se déroule tel que le plan le laissait présager. Par contre, leur brillant projet tourne doucement au vinaigre devant l’entêtement du paternel à ne pas décrocher son téléphone. Deux des malfrats sont mandatés pour vérifier sur place que tout est bien en ordre et apporter le message tels des ménestrels modernes. Ce que les branques ignorent, c’est qu’ils remettent les pieds dans une maison un brin maudite et que la gamine est certainement déjà contaminée...

Artisan marginalisé dans une production cinématographique d’Afrique du Sud en recrudescence, Alastair Orr signe avec From a House on Willow Street sa quatrième tentative horrifique en autant de réalisations. C’est dire comme le bonhomme est un amoureux du genre qu’il tente pour l’heure de servir en prenant le contre-pied du home invasion traditionnel. Le hic réside précisément dans le fait que cette idée de transformer les méchants pilleurs en pauvres victimes n’est pas neuve et qu’il semble même qu’elle soit "tendance" comme l’illustrent quelques récentes œuvrettes comme Don’t Breathe ou le navrant Intruders. D’autant que ce retournement de situation ne surprend personne, Orr offrant constamment au spectateur un coup d’avance sur les protagonistes qui se montrent bien naïfs face aux événements qu’ils vivent (à l’image de ce voleur qui constate par trois fois qu’un personnage bouge sur une photo avant de se montrer rassuré lorsqu’à la quatrième fois, il est revenu dans la position initiale !).

Au-delà de ces rebondissements prévisibles, From a House on Willow Street s’enfonce minute après minute dans un marécage scénaristique dont il ne sortira plus jamais. De rebondissements capillotractés en jump scares ratés, le récit se montre riche en incohérences (le retour dans le van retourné, pourquoi ?) et fait passer ses anti-héros pour de sombres crétins, sans doute très déstabilisés par la nature de la force qui s’oppose à eux. D’autant que celle-ci doit cette puissance à sa situation géographique puisque ladite masure se trouve... (cerise sur le gateau et spoiler)... à l’exact opposé du Vatican sur le globe terrestre.

N’en jetez plus, le public est déjà plongé en pleine lobotomie lorsque surviennent des CGI au rabais sous forme de bullet time et que les comédiens aux talents très variables s’époumonent dans un dernier acte sans vigueur mais un brin plus sanglant que le reste de l’œuvre. On se consolera comme on peut grâce aux maquillages plutôt réussis signés par l’équipe en charge sur Mad Max : Fury Road.


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