Critique de film

Five across the eyes

"Five across the eyes"
affiche du film
  • Genre : Horreur
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Greg Swinson, Ryan Thiessen
  • Pays d'origine : Etats-Unis
  • Durée : 1h35
  • Budget : 4000 dollars
  • Scénariste : Marshall Hicks, Greg Swinson
  • Musique : Shannon McDowell, David Risdahl
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  • Bande annonce
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  • Casting : Jennifer Barnett, Angela Brunda, Danielle Lilley, Sandra Paduch, Mia Yi
  • Récompenses :

Cinq adolescentes se perdent sur une route inconnue. En s’arrêtant pour demander des indications, elles heurtent et brisent malencontreusement le phare d’un véhicule. Paniquées, les filles fuient la scène de l’accident et reprennent la route sombre. Mais elles sont bientôt suivies par le véhicule endommagé. Prises sous les assauts de plus en plus terrifiants du conducteur, les cinq filles perdront leur innocence et peut-être même leurs vies.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Five across the Eyes - Les nanas en vadrouille...
Par : Gore Sliclez


Cinq nanas dans un monospace parlent de tout et de rien (comme d’hab !) sur une route de campagne. Perdues, elles décident de s’arrêter à une station-service pour demander leur chemin. Continuant à parler de tout et de rien (quand je vous disais…) et voulant faire une blague (on vous en épargnera les détails), elles finissent par emboutir le phare d’une voiture stationnée… deux mètres devant. Courageusement et intelligemment, nos cinq bimbos prennent la fuite sans attendre leur reste. Soudain, sur la route, dans le rétroviseur, une voiture à l’unique phare les rattrape et les oblige à s’arrêter. Une femme, totalement surexcitée, en sort avec un fusil à pompe bien décidée à faire sa loi. Les minauderies cessent alors, place aux cris hystériques horripilants pendant 95 minutes...

Ce n’est pas tant le maigre budget (4000 dollars) que les difficultés techniques inhérentes à ce type de projet qui font de ce film un pari difficile pour les deux jeunes réals mais plutôt l’idée audacieuse de caser cinq cruches dans un espace clos pendant plus d’une heure trente tout en essayant de nous captiver. Five across the eyes débute par un florilège rhétorique de la "blonde attitude" via des répliques superficielles d’un vide rationnel abyssal qui vous laissent soit pantois d’admiration, soit vous assassinent d’un fou rire. C’est sans doute pour cette raison qu’ils s’y sont mis à deux à la réalisation, Greg Swinson et Ryan Thiessen, qui pourront toujours se vanter auprès de leurs camarades d’avoir réalisé un jour un film d’horreur avec cinq de leurs meufs et d’être dans IMDB, le tout en ayant emprunté la caméra numérique de papa et la voiture de maman juste avant ses courses. Le film est un de ces nombreux films indie qui émergent avec beaucoup de facilité aux States (par rapport à nos contrées), parvenant à passer l’Atlantique pour certains et nous livrant parfois (rarement) des œuvres intéressantes. Five across… n’en fait pas partie assurément malgré une approche sympathique et une gestion basique mais efficace de la tension du film.

Pourquoi les Américains ont-ils si souvent besoin de se tourner vers la scatologie gratuite pour leur film dans le seul souhait de choquer un public sans doute demandeur chez eux mais rarement chez nous ? Jeune fille obligée d’uriner sur les vêtements de ses amies, une autre déféquant de peur dans son pantalon ou encore (moins scato) des vomissures instantanées rendant la voiture invivable et irrespirable, n’en jetez plus, ça déborde… Un jeu pipi-caca maladroit et naïf venant d’une bande de djeunes riant sous leur casquette qui aurait pu déjà sceller définitivement l’impression de daube qui se dégageait jusqu’alors.

Mais bon, on peut reconnaître cependant une certaine qualité quant à la gestion de cette atmosphère glauque qui émane de certaines scènes filmées caméra à l’épaule dans un genre très Blair Witch plutôt propice aux réalisateurs fauchés. Malheureusement, cette ambiance est trop vite annihilée par des actions irréalistes et ridicules comme ces viols au tournevis ou à la carabine d’un sadisme déconcertant. Point de second degré donc pour tenter de faire accepter cette blague perverse et infantile tout en rendant un tableau final grotesque et immature, difficile à avaler malgré une certaine ouverture d’esprit. Tout au plus retiendrons-nous les prestations convaincantes de certaines des bimbos qui s’investissent et tentent d’aller au-delà de la simple blague potache à l’instar de Veronica Garcia complètement barje. C’est toujours ça à pendre surtout quand celles-ci ne sont pas choisies spécialement pour leur Q. I.

Bref, dans Five across the Eyes, ça crie, ça pleure, ça gicle (sang, vomi, pisse et merde, y en a pour tous les goûts) le tout dans une nervosité souvent agaçante. Si pudiquement les réals ne montrent à aucun moment la nudité de leurs actrices, le film œstrogéné à donf, dégage un érotisme autant malsain que suggéré, accentuant sans doute la perversité maladroite qui règne dans une œuvre où au final cinq donzelles se font agresser et terroriser par… une seule ! Cherchez pas…


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