Critique de film

Evolution

"Evolution"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction
  • Année de production : 2001
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Ivan Reitman
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h41
  • Budget : 80 millions de Dollars
  • Scénariste : Don Jakoby, David Diamond, David Weissman
  • Musique : John Powell
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : David Duchovny, Orlando Jones, Julianne Moore, Seann William Scott, Sarah Silverman,
  • Récompenses : Aucune

Une météorite percute la Terre. Elle transporte des germes d'aliens dont la reproduction est galopante. Pour enrayer l'invasion, une équipe de spécialistes se rend sur le terrain... Mais n'est-il pas déjà trop tard ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de Evolution - Quand le lourdingue jouit d’un budget
Par : Quentin Meignant




Lancé par ses réussites Ghostbusters et Ghostbusters 2, véritables succès au box-office mondial et œuvres indétrônables dans le cœur de nombreux spectateurs, Ivan Reitman s’est rapidement imposé comme l’un des rélas en vogue du Hollywood tendance blockbusters/amusettes. A ce titre, à l’orée du 21ème siècle, le cinéaste se voit confier par DreamWorks et la naissante Montecito Picture Company une comédie SF grand public intitulée Evolution. Le métrage s’intéresse à Harry (Orlando Jones), un professeur de volley pas comme les autres, et à Ira (David Duchovny), un ancien scientifique du gouvernement reconverti en prof de sciences. Ceux-ci découvrent une météorite dont les différentes cellules se développent à vue d’œil, donnant naissance à d’étranges et belliqueuses créatures. L’armée s’en mêle et décide bien vite de détruite toute présence extraterrestre. Y parviendront-ils ?

Grand public oblige, l’entame d’Evolution offre une vision grand-guignol de la chute de la météorite, faisant la part belle aux frasques de l’un des personnages. Malheureusement, cette "mission d’accroche" est confiée à Seann William Scott, alias le Steve Stifler d’American Pie, qui n’a visiblement jamais passé le cap de l’adolescence et qui multiplie les mimiques et les tics irritants. Le tout ajouté à des dialogues ineptes et vulgaires, Evolution semble d’emblée donner dans le divertissement de fort mauvais goût.

Mais Reitman a plus d’un tour dans son sac et, malgré un casting faiblard (hormis Orlando Jones et l’inénarrable Julianne Moore), il parvient à instiller une certaine dose de folie, nécessaire à son ensemble. Cette folie se traduit tout d’abord de manière visuelle par le biais de CGI tout à fait corrects et par une modélisation originale des différentes créatures mises en présence. L’œuvre, arborant à certains moments un look typiquement fantasy, déroute totalement et Reitman en profite pour jeter les (bonnes) bases de son final. Les répliques lourdingues oubliées, la seconde partie du métrage donne lieu à un humour débridé, à des dialogues un peu plus tranchants et à quelques séquences gentiment crados. C’est alors que le film se dirige tout naturellement vers un happy end qui, aussi irritant soit-il, semblait hélas inévitable.

Si le côté formaté à la hollywoodienne d’Evolution pourrait en rebuter certains, force est d’avouer que l’œuvre ne fait pas tache dans la filmographie d’un Reitman habitué à ce genre de productions. Inégal au niveau de l’humour et du rythme, le métrage brille simplement par ses qualités techniques appréciables et constitue un agréable divertissement grand public.

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