Critique de film

Eddie: The Sleepwalking Cannibal

"Eddie: The Sleepwalking Cannibal"
affiche du film
  • Genre : Comédie horrifique
  • Année de production : 2012
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Boris Rodriguez
  • Pays d'origine : Canada
  • Durée : 1h30
  • Budget : 1,5 millions de dollars canadiens
  • Scénariste : Alex Epstein, Jonathan Rannells, Boris Rodriguez
  • Musique : David Burns
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  • Bande annonce
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  • Casting : Thure Lindhardt, Dylan Smith, Georgina Reilly, Alain Goulem, Stephen McHattie, Peter Michael Dillon
  • Récompenses : Aucune

Lars est un peintre danois en panne d'inspiration. Son manager l'envoie au fin fond du Canada pour enseigner l'art dans une école afin qu'il retrouve sa créativité. Il rencontre Lesley et afin de lui plaire, il accepte d'héberger Eddie, un élève muet et retardé. Après quelques temps de cohabitation, les deux hommes développent une amitié. Mais Lars se rend vite compte, que son pensionnaire souffre de somnambulisme et commet des atrocités pendant la nuit. Il se rend compte que ces faits lui redonne sa créativité et se remet à peindre.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Eddie : The Sleepwalking Cannibal - Toile de maître
Par : Quentin Meignant






Ah, il n’a pas de chance le pauvre Lars. Non seulement sa carrière de peintre est aux abois vu son manque d’inspiration, mais en plus il se doit d’aller enseigner son art à quelques péquenaud dans l’école du Lac Koda. Perdu au milieu de nulle part, l’établissement est en manque de trésorerie et seule l’intervention financière de la tante d’Eddie, le simplet du coin, lui permet de survivre. Manque de bol, la tata décède et Lars se voit dans l’obligation de recueillir Eddie pour sauver les subsides de l’école. Le benêt est, de surcroît somnambule et, pour ne rien arranger, becte des proies vivantes dans son sommeil. Mais voilà, c’est le déclic pour Lars : nourrissant une fascination pour le sang, il y puise de l’inspiration et se met à produire de nouveaux chef-d’œuvres picturaux. Dès lors, il ne lui reste plus qu’une chose à faire : fournir à Eddie un maximum de victime afin de vendre le plus de toiles possible et, au passage, se taper Lesley, la plus jolie fille du coin.

Petit faiseur de courts et de téléfilms, rien ne prédisposait Boris Rodriguez au succès. Pourtant, avec Eddie : The Sleepwalking Cannibal, le réalisateur s’est payé un tour du Monde des festivals et, le moins que l’on puisse dire est que la réputation de son film n’est pas usurpée. En effet, dès les premiers instants, le métrage se montre savoureux avec une première séquence le plaçant sous le signe de l’humour. Celui-ci, omniprésent tout au long de l’œuvre, doit beaucoup à l’interprétation des deux comédiens principaux, Thure Lindhardt, dans le rôle de Lars, dont le physique et les mimiques désabusées ne sont pas sans rappeler à certains moment l’hilarant Simon Pegg, et Dylan Smith, qui confère au personnage d’Eddie ce qu’il faut de simplicité et de folie pour être parfait.

Outre ces deux prestations de premier ordre, qui sont à peine voilée par le jeu très plat de la jolie Georgina Reilly, Eddie : The Sleepwalking Cannibal fait la démonstration qu’une œuvre peut allier légèreté et gore tout en s’adressant à un public très large. Relevant du soap américain de base pour l’histoire d’amour et le quotidien routinier de l’école, l’ensemble se mue en gros délire sanguinolent lors des scènes de somnambulisme du héros. Cette alliance pour le moins surprenante fait d’Eddie un film très spécial qui amuse autant qu’il émeut. Victime d’un final un peu trop convenu, le métrage fait néanmoins preuve d’une originalité qui lui permet de se démarquer de toute autre production actuelle.

Savoureux dans sa plus grande partie, bien balancé par un duo de comédiens principaux de grand talent, Eddie : The Sleepwalking Cannibal est un mets de choix. Grâce à son originalité et à sa bonne humeur, le film de Boris Rodriguez constitue le meilleur essai depuis belle lurette dans l’univers du cannibalisme.


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