Critique de film

Controra

"Controra"
affiche du film
  • Genre : Thriller, Horreur
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Italie
  • Durée : 1h25
  • Musique : Lance Hogan
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

Megan se rend en Italie dans la famille de son mari, qui doit régler le testament de son oncle. Le couple s’installe dans la demeure de cet ancien prêtre faiseur de miracles. Irlandaise d'origine, Megan souffre de la chaleur du sud et l’accueil peu aimable de la famille de Leo n’arrange guère la situation. Alors qu’elle sombre peu à peu dans la folie, Megan découvre de terribles secrets sur la famille de son bien-aimé et durant la « controra », la période la plus chaude de la journée, d’étranges événements se déroulent…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Controra - Hors de contrôle
Par : Quentin Meignant


Film distribué dans les salles italiennes, ce qui est assez rare que pour être souligné, Controra, premier film de la cinéaste transalpine Rossella De Venuto, avait la prétention de faire revivre aux spectateurs les grandes heures du gothique italien, genre qui a bercé des générations entières de fantasticophiles. Pour ce fait, le film voit son action se placer en Italie où Megan, une jeune irlandaise, suit son mari qui doit régler les derniers termes d’un testament familial. Megan ne tarde pas à souffrir de la chaleur du sud et l’accueil peu aimable de la famille de Leo n’arrange guère la situation. Alors qu’elle sombre peu à peu dans la folie, Megan découvre de terribles secrets sur la famille de son bien-aimé et durant la « controra », la période la plus chaude de la journée, d’étranges événements se déroulent…

Faire revivre tout un pan de la culture cinématographique italienne, désormais à l’agonie, était sans doute viser un peu haut pour une première production. Rossella De Venuto s’en tire néanmoins avec les honneurs concernant son traitement pur et dur du gothique. Certes, certaines imperfections, inhérentes notamment aux prises de vues en plein jour (la Controra se déroulant, vous vous en doutez, dans l’après-midi), viennent entacher la noirceur du propos, mais la composition des décors, faite d’architectures et de paysages impressionnants, permettent au métrage de développer une certaine atmosphère.

Proche en certains points du cinéma de Jess Franco, Controra ne parvient malheureusement à susciter un quelconque sentiment d’angoisse, le tout étant cousu de fil blanc et empruntant a vau-l’eau les chemins rebattus du thème de la maison hantée. Si quelques séquences oniriques restent à sauver et que la critique non dissimulée de l’église et de son omerta demeurent appréciable, l’ensemble ne parvient jamais à surmonter son problème de rythme et son budget anémique.

Doté d’un final qui rattrape tout juste ce qu’il y a encore à sauver, Controra souffre de surcroît de la prestation d’acteurs en roue libre et adopte petit à petit un look de production AB. Cela reste gothique dans l’esprit mais Rossella De Venuto aurait dû soigner son script pour éviter l’écueil de l’ennui.


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