Critique de film

Class 1984

"Class of 1984"
affiche du film
  • Genre : Drame - Anticipation
  • Année de production : 1982
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Mark L. Lester
  • Pays d'origine : Canada/USA
  • Durée : 95 minutes
  • Budget : 4,3 millions de Dollars
  • Scénariste : Mark L. Lester, John C.W. Saxton et Tom Holland
  • Musique : Lalo Schifrin
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Perry King, Timothy Van Patten, Roddy McDowall, Merrie Lynn Ross, Michael J. Fox
  • Récompenses : Deux Nominations aux Saturn Awards : Meilleur Film et Meilleur Second Rôle (Roddy McDowall) en 1983

Andy Norris est nommé professeur de musique à la Abraham Lincoln Highschool, un établissement scolaire terrorisé par un gang d'élèves dirigés par un jeune pianiste psychopate. Revente de drogue, brutalité, racket, menaces contre les professeurs et les élèves sérieux sont le pain quotidien de ceux qui y étudient ou y enseignent. L'attitude ouverte mais ferme d'Andy envers le gang ne sert à rien. L'affrontement n'est plus très loin et il s'annonce violent...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Class 1984 - Prof du futur
Par : Quentin Meignant




Injustement négligé par bon nombre de cinéphiles, Mark L. Lester compte tout de même à son palmarès une trentaine de métrages, allant de la simple plaisanterie low budget à des œuvres plus creusées telles que Firestarter ou en encore Class 1984. Habitué à composer avec des moyens minimes, le cinéaste se révèle réellement à un public plus large avec cette dernière œuvre, récit taxé de très légère anticipation. Tourné en 1982 et soi-disant inspiré de faits réels, Class 1984 suit Andrew Morris, professeur de musique idéaliste, qui débarque dans le lycée Lincoln, de triste réputation. L’établissement est en effet sous la coupe d’un groupe de punks nazis mené par Peter Stegman, un surdoué ayant sombré dans la délinquance. Morris va essayer de contrecarrer les plans de cette bande qui se livre volontiers au racket, à la vente de drogue, à la prostitution,… Le cauchemar ne fait que commencer pour le jeune professeur.

En plaçant son action seulement deux ans après la sortie officielle du métrage, Mark L. Lester, d’après une histoire du célèbre Tom Holland, choque d’emblée en dépeignant une société que l’Amérique ne veut jusque là pas voir. Détecteurs de métaux à l’entrée du lycée (ce qui est devenu monnaie courante désormais outre-Atlantique), armes, violence omniprésente, le cinéaste met de fort belle manière en scène un monde sauvage à la limite de l’apocalypse. Visionnaire en bien des points, l’ensemble se laisse très vite emporter dans une intrigue aussi poignante que débridée, ne souffrant que de très peu de défauts.

En effet, hormis la vision un peu trop archétypale et idéaliste d’un héros trop « moral », l’œuvre se déroule tel un thriller au climax tendu et au rythme effréné. Sans jamais faiblir, Class 1984 acquiert d’ailleurs dans sa seconde partie une nouvelle dimension grâce à la décrépitude de ses héros dits « moraux ». En dehors d’un personnage principal un peu trop souverain de ses émotions, le film propose un panel psychologique réaliste, dépeint avec une froideur exceptionnelle. La folie s’emparant de l’œuvre toute entière dans un crescendo plaisant de violence, Lester livre alors une dernière demi-heure palpitante, mêlant habilement différents ingrédients du cinéma de genre et s’attelant plus particulièrement à la mise en forme d’un vigilante en bonne et due forme.

Le tout affublé d’un score percutant et bien dans son temps, suintant la culture punk de toute part, Class 1984 est une réussite totale. Malgré une vision un peu trop manichéenne, à cause d’un héros trop « sage » pour être honnête, le métrage de Mark L. Lester fait, à n’en point douter, partie des meilleurs œuvres du cinéma d’anticipation.

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage