Critique de film

Black

"Black"
affiche du film
  • Genre : Action, Blaxploitation
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Pierre Laffargue
  • Pays d'origine : France
  • Durée : 1h55
  • Scénariste : Pierre Laffargue, Lucio Mad, Gábor Rassov
  • Musique : Jean-Luc Audy
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : MC Jean Gab'1, Carole Karemera, François Levantal, Anton Yakovlev, Christophe Aquillon,...
  • Récompenses : Aucune

Black, un braqueur d'origine sénégalaise ayant toujours vécu en France, vient de subir un échec cuisant avec son dernier coup, sur lequel il a perdu tous ses hommes. Il songe sérieusement à se reconvertir quand son cousin Lamine l'appelle de Dakar. Il lui propose un coup super facile : voler une malette de diamants de contrebande qui vient d'être déposée dans la banque où il travaille...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Black - Blaxploitation frenchie
Par : Chroniqueurs


Par Alexis W.

Black de Pierre Laffargue est sorti de manière presque anodine sur quelques écrans français ce 15 juillet 2009. Pourtant, cette petite série B (voire carrément Z à certains moments) est une vraie réussite, mêlant action, humour et fantastique. Black (le rappeur MC Jean Gab’1), un braqueur d’origine sénégalaise ayant toujours vécu en France, vient de subir un échec cuisant avec son dernier coup, sur lequel il a perdu tous ses hommes. Il songe sérieusement à se reconvertir quand son cousin Lamine l’appelle de Dakar. Il lui propose un coup super facile : voler une mallette de diamants de contrebande qui vient d’être déposée dans la banque où il travaille... Mais tout ne va pas se passer comme il se doit et Black va devoir faire face a une horde de bad guys de tout poils et même parfois très à poil...

Pierre Laffargue nous livre ici un vrai film d’exploitation comme il en pullulait dans les cinémas parisiens de la rue Montmartre dans les années 70 et 80. Black est en effet un film d’exploitation, ou plutôt de Blaxploitation, car, comme son nom l’indique, c’est le premier film d’aventure-action-fantastique noir dans nos contrées. Le métrage manie, avec parfois un peu de maladresse, le mélange des genres mais se laisse regarder sans aucun déplaisir et peut se targuer de posséder une belle brochette de trogne à l’ancienne. Membre phare de la distribution, Mc Jean Gab’1 représente au mieux ce casting de choix : il est tout un poème à lui tout seul et campe un voyou au grand cœur, attachant et drôle (enfin parfois), secondé par une belle équipe de bras cassés formidablement présentés, mais malheureusement un peu trop laissés de côté au fur et à mesure que le métrage avance.

Arrive bientôt la belle héroïne qui va le seconder tout en lui donnant du fil à retordre, incarnée par la sublime Carole Karemera, qui n’a rien a envier aux Pam Grier et Tamara Dobson de la grande époque de la Blaxploitation. L’ingrédient fantastique de l’œuvre réside en la personnalité d’un des méchants de service (car il y a plein de vilains !), interprété par François Levental, grand habitué du genre à la française, qui passe la totalité du film à se métamorphoser en serpent. A ce titre, on soulignera d’ailleurs l’excellent travail du maquilleur Jacques-Olivier Molon, co-réalisateur malheureux d’Humains, qui, ici, livre un travail sans faille. Le film vaut aussi par une incursion dans le fantastique, aussi soudaine que maladroite. Cette dernière a principalement lieu dans la dernière partie de l’œuvre, ne lui apportant rien, si ce n’est une touche zedarde qui, au final, s’avère totalement branque mais rudement sympathique. Grâce à ce curieux traitement, Black est un produit hexagonal unique et atypique, bien mis en scène, rythmé, drôle, parfois même involontairement à cause de l’interprétation de certains acteurs. Le film de Laffargue ne se prend surtout jamais au sérieux et demeure assez spectaculaire.

Les multiples erreurs présentes dans le film (et surtout au casting) faisant à n’en point douter le charme de Black, l’œuvre demeure une formidable réussite de cinéma décomplexé et ravira les amateurs du genre et, surtout, les nostalgiques de cette époque bénie du cinéma d’exploitation de la fin des 70’s Au final, Black est un petit bonheur de film qui, sans être un chef-d’œuvre, fait un pied de nez monstrueux à la majorité d’un cinéma français sclérosé et timoré.

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