Critique de film

Battlefield earth - Terre champ de bataille

"Battlefield earth"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction
  • Année de production : 2000
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Roger Christian
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h58
  • Budget : 73 millions de dollars
  • Scénariste : L. Ron Hubbard (roman) / Corey Mandell, J.D. Shapiro (scénario)
  • Musique : Elia Cmiral
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  • Bande annonce
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  • Casting : John Travolta, Barry Pepper, Forest Whitaker, Kim Coates, Sabine Karsenti, Michael Byrne, Christian Tessier
  • Récompenses : Razzie Awards du Pire réalisateur, Pire acteur (John Travolta), Pire image, Pire scénario, Pire acteur de second rôle (Barry Pepper) et Pire actrice de second rôle (Kelly Preston) en 2001

En l'an 3000, la Terre n'est plus qu'un désert, et l'homme une espèce en voie de disparition. Mille ans auparavant, les féroces Psychlos ont envahi notre planète, anéanti ses défenses, rasé ses villes et aboli ses institutions. Le chef de la sécurité des Psychlos, Terl, est un des personnages les plus redoutes de cette Terre barbare. Au milieu des Rocheuses, vit un jeune et héroique chasseur, Jonnie Goodboy Tyler, décide a redonner espoir et dignité aux siens. Capture, il rejoint la cohorte des esclaves de Terl.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Battlefield earth - Psychlo-logique
Par : Gilles Penso


D’un point de vue strictement éthique, rien ne nous prédisposait à apprécier Battlefield Earth, adaptation cinématographique d’un roman de SF de L. Ron Hubbard (père de l’église scientologique) mettant en vedette John Travolta (l’un des adeptes les plus médiatiques de cette secte grotesque). Mais en toute objectivité, bien malin sera celui qui pourra lire un sous-texte religieux ou mystique dans cette fable d’anticipation bourrée de clichés et d’incohérences, qu’Hubbard écrivit au début des années 80, peu de temps avant de passer l’arme à gauche. Battlefield Earth est donc un film tout à fait inoffensif, sauf pour les zygomatiques qui y sont régulièrement sollicités. Les prémisses sont pourtant prometteuses.

Nous sommes sur la Terre de l’an 3000. Voilà un millénaire que les redoutables Psychlos ont détruit toute civilisation et ont réduit l’humanité en esclavage. La surface de la planète n’est plus qu’un désert aride, et les hommes sont revenus à l’état d’animaux sauvages, ce qui n’est pas sans rappeler le triste sort qui nous est réservé dans La Planète des Singes. Quelque part dans les Rocheuses, le chasseur Johnnie Goodbye Tyler (Barry Pepper, mémorable tireur d’élite dans Il Faut Sauver le Soldat Ryan) décide de se rendre dans l’une des villes en ruines pour affronter les Psychlos. La découverte des buildings ravagés et des rues dévastées s’avère assez impressionnante, mais dès que les Psychlos apparaissent, rien ne va plus. Car en guise d’extra-terrestres gigantesques et terrifiants, nous avons droit à des comédiens montés sur des bottes à talonnettes et au crâne surdimensionné encadré de dreadlocks du plus bizarre effet.

Autant dire que ces étranges mixages entre le monstre de Frankenstein, les Klingons de Star Trek et le Predator laissent quelque peu dubitatifs. Mais le pire vient probablement de l’interprétation de John Travolta, dans le rôle de Terl, le superviseur de la sécurité des Psychlos sur Terre. Car à son maquillage évasif s’ajoute un cabotinage et un anthropomorphisme franchement ridicules. Pour le reste, Battlefield Earth raconte l’histoire classique d’une révolte d’un peuple opprimé contre un oppresseur dictatorial, à laquelle se greffent des complots politiques et des luttes de pouvoir au sein des Psychlos. D’où une certaine tension entre Terl et son bras droit Ker (Forest Whitaker, échoué là sans raison apparente).

L’objectif de Terl est d’apprendre aux humains à se servir d’équipements miniers afin d’extraire de l’or. Il utilise donc Tyler comme cobaye, le soumettant à une machine éducatrice. En quelques minutes, celui-ci apprend donc le langage Psychlo, ainsi que l’histoire de sa planète et de son peuple. Désormais, il n’a plus qu’une idée en tête : mener une lutte sans merci contre l’envahisseur. Le film bénéficie d’effets visuels très réussis, notamment les vaisseaux spatiaux monoplaces ou la planète des Psychlos, aux allures de cité industrielle cyclopéenne.

Mais c’est l’un des rares atouts de ce nanar au gros budget, dont le climax accumule les invraisemblances risibles. La question décisive se pose alors : comment diable l’auteur d’un tel récit, confondant de naïveté et de banalité, a-t-il pu se muer en gourou tout-puissant ?

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