Critique de film

Ayu

"Ayu"
affiche du film
  • Genre : Fantastique
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Chun-Yu Lai
  • Pays d'origine : Taiwan
  • Durée : 1h13
  • Scénariste : Chia-Ying Lee
  • Musique : Tzu-Chieh Wen
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Tian Ming, Chia-Ying Lee, Shiao Yao, Lu-Hao Chu
  • Récompenses :

Ayu, c’est le nom d’une jeune fille de 16 ans se réveille un beau jour dans un monde semblable au sien, à la différence près que sa famille s’est tout simplement évaporée, les gens qu’elle croise sont d’illustres inconnus pour elle, mais tous semblent la connaître…

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ayu - I dreamed a dream
Par : Damien Taymans


"Made in Taïwan". Apposée au dos des tondeuses en plastique et des figurines à l’effigie de Dora l’exploratrice de nos bambins, la mention ne fait même plus sourciller. Mais lorsqu’elle orne l’en-tête du dossier de presse d’un film présenté au festival du BIFFF, l’échine se cabre dans un sursaut d’angoisse. D’autant que, présenté quelques jours après l’insipide One day dans la même compétition du 7ème parallèle, Ayu risque de s’avérer plus indigeste que les immondes boulettes moelleuses (toujours pas identifiées par notre équipe scientifique, à ce propos) flottant dans le Bubble Tea.

L’argument ? Une ado de seize ans pénètre dans le monde des rêves et y croise un vieillard qui la recueille chez lui et lui tient la main pour l’aider à comprendre ses hallucinations. Le rythme ? Aussi palpitant que l’encéphalogramme d’un extrémiste de base - pléonasme. Les acteurs ? Des roublards des Taïwan’s studios rompus aux interprétations mono-expressives du style : "Oh mais mon dieu, serais-je en train de roupiller ou ma maison a réellement changé de place ?" avec les traductions sourcillières qui accompagnent (mimique d’étonnement, voix off monocorde, teint pâle et tension à 2.4).

Réalisée par Lai Chunyu, connu pour ses animations expérimentales et son assistanat des effets visuels sur Silk de Chao-bin Su, Ayu est une bande aphasique, indigente et profondément ennuyeuse qui tente de se tailler une première incursion dans le domaine fantastique en éclaboussant l’écran d’une conclusion sur-explicative d’un conformisme navrant. Vivement que la fée Alzheimer vienne se charger de la lobotomie finale afin de nous délester de ce détritus pelliculé...


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