Critique de film

Atomic College

"Class of Nuke 'em High"
affiche du film
  • Genre : Comédie horrifique
  • Année de production : 1986
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Richard W. Haines, Michael Herz, Lloyd Kaufman
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h25
  • Scénariste : Richard W. Haines, Lloyd Kaufman, Mark Rudnitsky
  • Musique : Ethan Hurt
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Janelle Brady, Gil Brenton, Robert Prichard, Pat Ryan, James Nugent Vernon
  • Récompenses : --

Des méfaits de la radioactivité sur la gentille faune d'un lycée de banlieue... De la centrale nucléaire au collège, suivons le gang déjanté des punks psychotiques sur leurs motos, observons les horribles mutations génétiques qui s'opèrent sur nos gentils étudiants, tandis que de monstrueuses créatures s'épanouissent dans les sous-sols et les canalisations...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Atomic College - Un collège fou fou fou
Par : Quentin Meignant






Tromaville, son soleil (rarement !), ses nanas (à poil de préférence), ses punks (bien drogués), ses drogues (pour les punks) et… ses délires gores (pour nous tous). Bienvenue dans la ville créée par Michael Herz et Lloyd Kaufman, qui, à l’occasion de Atomic College, aka Class of Nuke ’em High , ont œuvré avec Michael W. Haines pour mettre à mal leur belle et prospère ville. En effet, dans le film, une fuite radioactive à la centrale nucléaire plonge la cité dans l’horreur. Contaminé, le collège voisin sombre petit à petit dans la violence à cause d’une bande de punks pourtant tous premiers de classes quelques mois auparavant. Il est sans doute trop tard : l’herbe cultivée dans une plantation près de la centrale et très en vogue auprès des ados contient une substance qui ne tardera pas à semer le chaos.

Totalement bordélique comme le pitch de départ, Atomic College peut être considéré comme la synthèse de ce qui se faisait de mieux chez Troma à l’époque. Avec un très maigre budget, comme pour toutes les productions émanant de la firme, il était bien entendu hors de question de donner dans le sérieux et le choix de la culture punk, ici tournée en dérision par les réalisateurs, s’avère d’emblée payante, ne fût-ce que par l’accoutrement des différents protagonistes. Ceux-ci, campés par des acteurs d’une médiocrité extrêmes suffisent à instiller à la bande une certaine dose de surréalisme loufoque.

Dès lors, même si les effusions gores et les rares effets spéciaux font tout sauf convaincre, la bonne humeur générale de l’ensemble, qui, tantôt lorgne du côté du film catastrophe, tantôt du côté du film de monstres, ne peut que réjouir tous les fans de la Troma. Ridicule de bout en bout et s’appuyant sur son style nanardesque extrême, Atomic College est à peine descriptible et totalement inclassable mais se suffit amplement à lui-même : un divertissement d’honnête facture pour ceux qui savent faire fi des inepties en tout genre et qui désirent découvrir le véritable univers Troma.

Standard incontournable de la firme de Lloyd Kaufman, Atomic College ne se départit jamais de sa bonne humeur et se livre telle une denrée rare : une comédie gore qui ne se prend jamais la tête et se moque totalement des critiques négatives.


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