Critique de film

Arthur et la vengeance de Maltazard

"Arthur et la vengeance de Maltazard"
affiche du film
  • Genre : Animation
  • Année de production : 2009
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Luc Besson
  • Pays d'origine : France
  • Scénariste : Luc Besson, Céline Garcia
  • Musique : Eric Serra
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  • Bande annonce
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  • Casting : Freddie Highmore, Penny Balfour, Robert Stanton, Ron Crawford, Mia Farrow, Matthew Gonder, Mylène Farmer, Rohff, Fred Testot, Omar Sy, Gérard Darmon, Cartman,...
  • Récompenses : Aucune

Arthur est au comble de l'excitation : c'est aujourd'hui la fin du dixième cycle de la Lune et il va enfin pouvoir regagner le monde des Minimoys pour y retrouver Sélénia. Dans le village, tout est prêt pour l'accueillir : un grand banquet a été organisé en son honneur et la petite princesse a passé sa robe en pétales de roses… C'est sans compter le père d'Arthur, qui choisit précisément ce jour tant attendu pour quitter plus tôt que prévu la maison de sa grand-mère. Au moment du départ, une araignée dépose dans les mains du jeune garçon un grain de riz sur lequel est gravé un message de détresse. Pas de doute, Sélénia est en danger et Arthur n'a plus qu'une idée en tête : voler à son secours ! Quitte à employer un passage de fortune, tomber tête la première dans le bar de Max, se heurter aux troupes de Kröb, le nouveau tyran des Sept Terres, secourir Bétamèche, combattre des rats, des grenouilles, des araignées velues… et découvrir, une fois arrivé au village des Mimimoys, qu'aucun message de secours ne lui a été envoyé ! Mais qui donc a bien pu piéger ainsi notre jeune héros ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de Arthur et la vengeance de Maltazard - Une belle Bessonnerie
Par : Samuel Tubez


Il est désormais loin le temps où Luc Besson était un cinéaste, un vrai. Le dernier combat, Nikita, Léon ou même Le grand bleu ne sont plus que de vastes souvenirs. Aujourd’hui, le frenchie réalise et produit aussi bien en France qu’aux States dans le seul but de conquérir les box-office internationaux. Depuis belle lurette Luc Besson n’est plus un artiste. Il est un homme d’affaire, et il en est fier en plus le bougre !

Arthur est au comble de l’excitation : c’est aujourd’hui la fin du dixième cycle de la Lune, et il va enfin pouvoir regagner le monde des Minimoys pour y retrouver Sélénia. Dans le village, tout est prêt pour l’accueillir : un grand banquet a été organisé en son honneur, et la petite princesse a passé sa robe en pétales de rose... Mais c’est sans compter sur le père d’Arthur, qui choisit précisément ce jour pour quitter plus tôt que prévu la maison de sa grand-mère. Au moment du départ, une araignée dépose dans les mains du jeune garçon un grain de riz sur lequel est gravé un message de détresse. Pas de doute, Sélénia est en danger, et Arthur n’a plus qu’une idée en tête : voler à son secours !

Puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Luc Besson poursuit l’adaptation cinématographique de sa célèbre saga littéraire Arthur et les Minimoys. Le problème, c’est que cette suite efface complètement le côté féerique de l’univers des Minimoys au profit d’une accumulation de scènes incroyablement lourdingues (voir toutes les séquences où apparaissent ces nigauds qui servent de parents à Arthur) et de gags branchouilles qui tombent littéralement à plat. Cette obsession à fournir au spectateur toujours plus de scènes aussi inutiles que ridicules ne cachent guère le vide narratif dont fait preuve cette vengeance de Maltazard qui n’est en fait qu’une longue et ennuyante introduction à La guerre des deux mondes, le troisième opus, prévu pour fin 2010. En effet, Maltazard n’apparaît qu’à dix minutes de la fin et sa vengeance, que nous attendions tant, n’a même pas lieu. Tout juste commence-t-elle à prendre forme quand les mots « A suivre » apparaissent à l’écran… Quelle arnaque !

Bien que l’animation soit de bonne facture, cette suite d’Arthur et les Minimoys ne parvient guère à séduire. L’accumulation de scènes inutiles et de gags inopérants ne font qu’alourdir un récit pourtant aussi léger qu’une plume. Arthur et la vengeance de Maltazard ne raconte rien, ne suscite aucune émotion et ne parvient même pas à divertir. N’est pas Pixar qui veut…


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