Critique de film

Albator, Corsaire de l'Espace

"Space Pirate Captain Harlock"
affiche du film
  • Genre : Animation, Science-fiction
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h50
  • Budget : 30 millions de dollars
  • Musique : Tetsuya Takahashi
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses :

2977. Albator, capitaine du vaisseau Arcadia, est un corsaire de l’espace. Il est condamné à mort, mais reste insaisissable. Le jeune Yama, envoyé pour l’assassiner, s’infiltre dans l’Arcadia, alors qu’Albator décide d’entrer en guerre contre la Coalition Gaia afin de défendre sa planète d’origine, la Terre.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Albator, corsaire de l’espace - Eternel recommencement
Par : Samuel Tubez


Les héros de manga aussi ont bien droit à leurs remakes et autres reboot ! Ainsi, le célèbre corsaire de l’espace créé par Leiji Matsumoto trouve une seconde jeunesse (45 ans tout de même !) dans ce film d’animation en images de synthèse qui revient sur les prémices de la légende Albator.

2977. La planète Terre ne dispose plus d’assez de ressources pour héberger l’Humanité. Albator, corsaire de l’espace condamné à mort qui demeure insaisissable, vogue à bord de son vaisseau, l’Arcadia, et s’apprête à affronter la coalition GAIA. Le jeune Yama, qui est le frère de l’amiral en chef des forces spatiales terriennes, est envoyé par cette dernière pour infiltrer l’équipage, détruire le vaisseau et tuer Albator. Yama ne tarde pas à apprendre quel est le but d’Albator : implanter la dernière bombe permettant de couper les liens temporels de l’univers…

Dirigé par l’expert en japanimation à tendance numérique Shinji Aramaki(Appleseed Ex Machina), cet Albator nouvelle génération affiche une direction artistique plutôt époustouflante. Malgré quelques rendus parfois trop lisses et des faciès pas toujours très convaincants (en ce qui concerne les membres de la coalition GAIA, notamment), l’esthétique fait parfois preuve d’un très grand réalisme et flirte souvent avec l’excellence. Les séquences d’action, dignes des plus grands space opera, enthousiasment au plus haut point tandis que notre pirate de l’espace s’avère toujours aussi charismatique et iconique. Mais sa personnalité torturée ainsi que sa quête idéaliste, comprenant la thématique de l’éternel recommencement, si elle regorge de moments de bravoure, nous laisse hélas un peu de marbre. Le point faible se situe indéniablement du côté du scénario et de l’émotion, l’histoire étant inutilement alambiquée et accumulant même certaines redites. Les plus nostalgiques regretteront également le manque de mélancolie qui faisait tout le sel de l’œuvre originale et qui n’est que trop rarement retransmise au travers des personnages et de leurs comportements. L’accent est exclusivement mis sur l’action et les longs dialogues verbeux, ce qui découragera les plus jeunes et décevra les fans de la première heure. Ceci dit, le plaisir est tout de même bien présent et l’on plongerait volontiers dans de futurs épisodes, l’Arcadia pouvant, grâce à sa matière noire, encore indéfiniment voguer vers de nouvelles aventures.

Dans l’ensemble visuellement somptueux, cet « Albator next gen » prouve que le capitaine a encore de belles aventures à vivre sur nos écrans à condition toutefois de ne pas trop sacrifier son aura si particulière au profit de l’action et d’enjeux rendus inutilement complexes. Gardons les mêmes et revenons à l’essentiel !


Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage