Critique de film

Helldriver

"Nihon bundan: Heru doraibâ"
affiche du film
  • Genre : Comédie, Horreur, Science-fiction
  • Année de production : 2010
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Yoshihiro Nishimura
  • Pays d'origine : Japon
  • Scénariste : Daichi Nagisa, Yoshihiro Nishimura
  • Musique : Kou Nakagawa
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Asami, Norman England, Yasuhiko Fukuda, Yumiko Hara, Cay Izumi
  • Récompenses :

Un groupe de survivants lutte contre une épidémie zombiesque.... provoquée par des extraterrestres.

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Helldriver - Le grand foutoir à Nishi
Par : Damien Taymans






Un pays composé de 6850 îles, c’est déjà en soi une promesse de communautarisme. Alors, depuis le réveil de morts-vivants à cornes dans le Nord du pays, le Japon s’est encore davantage dessoudé. Mais comme le prouvent les voisins Coréens, la co-habitation de type "chacun chez soi et les moutons sont bien gardés - mais gare si un de ceux de mon voisin vient paitre sur ma belle pelouse !", c’est tout à fait viable. Enfin jusqu’à ce que certains olibrius cornés ne viennent tenter l’aventure extra-muros afin de comparer la chair des sudistes qui semble-t-il est plus fraîche. Kika, dont le coeur artificiel bat la chamade à chaque rencontre avec de la goule périmée, entreprend de jouer les missionnaires en terre zombie quitte à les convertir à la doctrine "marche ET crève !"...

C’est tout nu et tout bronzé que le détraqué Yoshihiro Nishimura (Tokyo gore police), le maître des geysers d’hémoglobine nippons, est venu présenter son Helldriver, programmé en Midnight X-treme screening. Annoncé comme la plus foutraque des productions Sushi typhoon, Helldriver s’assimile à un road-movie déjanté dans lequel les têtes de zombies, propulsées par un base-baller plutôt adroit en matière de home-runs, pleuvent par centaines, les transplantations cardiaques se pratiquent sans anesthésie et les goules sont régies par celle qui possède la plus belle corne. Car, désignées par Nishimura, les créatures ont le front orné d’un appendice, évoquant la glande pinéale du From beyond de Stuart Gordon, seul talon d’Achille de ces créatures indestructibles.

Helldriver, compilation d’idées complètement timbrées, se montre pourtant moins inventif que le précédent effort en solo du réalisateur, Tokyo gore police et bénéficie d’un traitement formel assez médiocre. Décevant, le film ressemble à une composition démentielle désorganisée (même temporellement puisque le générique surgit seulement à la troisième bobine) étirée sur une trop longue durée pour ce genre d’exercice.


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