Critique de film

Albator, Corsaire de l'Espace

"Space Pirate Captain Harlock"
affiche du film
  • Genre : Animation, Science-fiction
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h50
  • Budget : 30 millions de dollars
  • Musique : Tetsuya Takahashi
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

2977. Albator, capitaine du vaisseau Arcadia, est un corsaire de l’espace. Il est condamné à mort, mais reste insaisissable. Le jeune Yama, envoyé pour l’assassiner, s’infiltre dans l’Arcadia, alors qu’Albator décide d’entrer en guerre contre la Coalition Gaia afin de défendre sa planète d’origine, la Terre.

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Albator, Corsaire de l’espace - A l’abordage !
Par : Damien Taymans


Devenue planète interdite pour les humains éparpillés dans l’espace par la Coalition GAIA, la Terre n’a plus assez de ressource pour accueillir tous ces migrants. Mais un trublion, avide de liberté, résiste encore et toujours à l’instigateur de cette loi. Son nom : Albator. Condamné à mort depuis de nombreuses années, il reste insaisissable et sème le trouble avec son navire Arcadia. Et rêve en secret de retourner sur la planète bleue en compagnie de ses coreligionnaires...

Depuis sa naissance dans le manga de Leiji Matsumoto, en 1969, Albator n’a pas pris une ride. Le corsaire de l’espace a même gagné en élégance au fil des ans et des mediums qu’il a envahis : outre les séries animées de 1978 et 1980, le pirate a connu effectué la navette au cinéma (Albator, Le Mystère de l’Atlantis) et en séries OAV (Harlock Saga) et s’offre pour la première fois de sa longue carrière un lifting en images de synthèse et stéréoscopie. Et en prime, un petit reboot cinématographique avec une exploration des origines du héros. Très tendance, Albator, Corsaire de l’espace laisse pourtant - ce qui ne déplaira pas aux puristes - son personnage principal dans l’ombre au profit de seconds couteaux notoires comme Miimé, l’alien fidèle du corsaire, ou Yattaran, l’armurier du vaisseau. Mais la véritable vedette de cette adaptation est le jeune espion Yama, mandaté par la Coalition GAIA pour mettre à jour les plans d’Albator, relégué dans l’ombre et scotché dans son trône durant une bonne moitié du récit.

Autour de ce prince des élégances rasé de près et la cicatrice lustrée des coalitions se mettent en place, des amitiés naissent, des inimitiés s’avivent, des trahisons se fomentent avec, comme nœud de discordes, le sort réservé à la planète bleue, Eden que tous rêvent de conquérir à nouveau. Au prix d’une certaine confusion, le scénario convie le néophyte comme l’aficionado à travers de multiples intrigues et sous-intrigues, de temps en temps caressées ou développées à l’envi, au risque de se répéter. L’emphase du space opera, pourtant maîtrisé au niveau de sa mise en images, se perd dans ces embrouillaminis scénaristiques qui tous convergent pourtant vers un même but : transmettre un message écologique et philosophique sacrément naïf.

Qu’importe finalement puisque le contrat de Shinji Aramaki (Appleseed Ex-Machina) s’avère majoritairement rempli. le ténébreux Albator conquiert derechef grâce à la qualité de la performance capture et le soin apporté à son personnage torturé, les batailles intergalactiques en envoient plein les mirettes et l’ensemble répond aux attentes des plus jeunes comme des nostalgiques de la génération Albator. Le corsaire est sans doute reparti pour l’infini et au-delà...


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