Critique de film

Rango

"Rango"
affiche du film
  • Genre : Animation
  • Année de production : 2011
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Gore Verbinski
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h40
  • Budget : 135 millions de dollars
  • Scénariste : John Logan, James Ward Byrkit, Gore Verbinski
  • Musique : Hans Zimmer
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Johnny Depp, Alfred Molina, Abigail Breslin, Bill Nighy, Timothy Olyphant, Ray Winstone, Isla Fisher, Claudia Black,... (voix originales)
  • Récompenses :

Alors qu'il mène sa vie sans histoire d'animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d'identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu'on vous demande, c'est de vous fondre dans la masse ? Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l'Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu'il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s'improvise shérif et n'a d'autre choix que d'assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu'il se contentait jusque-là d'imiter ?

Les critiques à propos de ce film

Critique Rango - Le western animé de Gore
Par : Samuel Tubez


Après le remake du fantôme aux cheveux sales qui sort d’une VHS (The Ring) et les trois Pirates des Caraïbes, Gore Verbinski s’offre une récréation sur le terrain du film d’animation avec ce Rango, auquel son pote Johnny Depp prête la voix. Une nouvelle collaboration enjouée qui tente de bousculer quelque peu les codes du monde de l’animation, où trônent Disney/Pixar et Dreamworks.

Rango, un caméléon en pleine crise identitaire, se retrouve propulsé dans le désert où, chemin faisant, il va échouer dans la petite ville de Poussière, où de sournoises créatures font régner la terreur. Dernier espoir des habitants de cette ville qui subit une grosse pénurie d’eau, Rango s’improvise shérif, n’ayant alors pas d’autre choix que d’assumer ses nouvelles fonctions.

Partant de louables intentions, Rango affiche un esprit différent et un peu plus loufoque que la majeure partie des films d’animation actuels. Parodiant avec rigueur mais sans grande originalité les classiques inoxydables du western, le film d’animation de Verbinski n’hésite pas à loucher également du côté de Las Vegas Parano, Apocalypse now ou encore Terminator 2. Des références qui s’agglutinent pour ne laisser finalement que très peu de personnalité au film qui, en outre, se traîne en longueur, surtout dans sa dernière partie. Reste que, techniquement, le long métrage affiche une animation irréprochable ainsi qu’une palette de personnages arborant de jolies tronches burinées (iguanes, taupes, serpents,… le bestiaire est en parfaite osmose). La participation du studio d’effets visuels Industrial Light & Magic, dont c’est la première collaboration à un film d’animation, a été à n’en point douter favorable à la réussite visuelle du film. Heureusement que les p’tits gars de la technique sont là, hein !

Ultra référentiel et prévisible, Rango reste toutefois un essai réussi pour Verbinski dans le monde de l’animation. Sa qualité technique, ses personnages stylés et son ton loufoque font toute l’attraction de ce divertissement honorable mais non mémorable. Fréquentable, sans plus.


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