Festival Fantasia (Canada)

Chronique du FanTasia 12 juillet 2008

De notre correspondante à Montréal

Par Beatroce

Samedi 12 juillet, 13H

28° et 0% de chance de pluie (décidément)

Black Sabbath en fond sonore dans la salle H, la grande, qui est comble. Les gens faisaient la file dehors depuis plus d’une heure, et le présentateur les remercie au micro : « Des gens qui dont la file en plein soleil à 13h pour voir des films, moi ça me touche ».
Puis il annonce une représentation en plein air au soir et il propose qu’on en profite puisqu’il fait beau et que c’est au parc, « Faites juste attention aux seringues au sol » (hé oui, on est à Montréal).

Puis c’est la vente aux enchères de casquettes à l’effigie d’un sponsor, Z-Télé. Si une fille enlève son chandail, elle reçoit une casquette. En la lançant, le représentant de Z-Télé dit qu’il espère éborgner quelqu’un parce que ce serait chouette de voir un œil énucléé. Cool ambiance !
Puis arrive au micro Daniel, un organisateur apparemment mythique ici qui est là depuis des années, et dès qu’il a la parole, la salle crie : « Tout nu Daniel, tout nu ! » mmmh… relents biffiens, là où d’autres crient : «  Quel talent » !

L Change the World

Japon, Hideo Nakata

2/5

Le film s’ouvre sur un village thaï qui est la proie d’une maladie hideuse et bizarre : les gens sont recouverts de pustules purulentes qui éclatent (oui oui comme l’acné juvénile), et meurent rapidement dans d’atroces souffrances.

Le schéma est vite clair : on a testé un virus sur un village. Puis on détruit totalement ce village : pas de témoins, pas de survivants.
Sauf un petit garçon qui a à peu près 7 ans au compteur et qui s’avèrera être un génie mathématique (on l’apprend lors d’une excellente scène où une gamine se moque de lui, croyant qu’il est bizarre parce qu’il semble jouer avec sa nourriture alors qu’il réalise des calculs excessivement sérieux).

Ce garçonnet a pour mission de contacter L, le non-moins brillant jeune homme fou de nourriture sucrée (en particulier les brochettes de bonbons) déjà rencontré dans Death Note 1 et 2. L est toujours aussi fascinant – et attachant avec ses côtés bizarroïdes comme sa façon d’écrire sur un ordinateur ou de se tenir complètement voûté-, il passe son temps à résoudre des énigmes dont on lui fait part depuis le monde entier (et même via internet), en français, en italien, en japonais, en anglais (manque plus que le sumérien primaire et il sera polyglotte)…

Le Death Note apparaît dans L Change the World, doublé de l’Ange de la Mort, et si on ne l’utilise que très peu, c’est par contre dans un rôle crucial puisque L planifie sa propre mort pour une quinzaine de jours plus tard. S’ensuit une course contre la montre afin de trouver une antidote au virus par pur exercice intellectuel/éliminer cet antidote afin qu’on ne puisse pas vendre le virus à des mauvais/le refabriquer puisque la fille de l’inventeur décédé est infectée et risque en même temps de contaminer tout le pays…

Un scénario à la fois classique et emberlificoté, mais on connaît l’intelligence efficace des auteurs du manga Death Note qui ont aussi créé le manga L Change the World et dont les scénaristes se sont inspirés ici ; et donc même si le côté fantastique disparaît (tout est vraisemblable, en gros), on passe tout de même un moment stimulant.

Wicked Lake

USA, Zach Passero

0/5

Ce navet aussi inintéressant qu’inutile est 90 minutes trop long.
Malgré une musique sympa (le chanteur de Ministry of Death y a contribué), on ne trouve aucune recherche esthétique, aucun scénario digne de ce nom. Le film est inégal, amateur, et est rempli de mauvaises allusions à Massacre à la Tronçonneuse et aux métrages de Rob Zombie dont il refait des scènes de manière pathétiquement nulle. Irrévérencieux, Wicked Lake ? Certainement pas. Il s’assimile bien plus à une gerbe involontaire d’un pseudo-réalisateur nauséeux qu’à une véritable oeuvre cinématographique.

Profondément mysogine, Wicked Lake tente de bouleverser en empilant des visions perverses qui sont en définitive moins choquantes que le montage foireux et le ton faussement morbide de l’ensemble. Bref, c’est mou, nullissime et moins jubilatoire que "Papy regarde sous les jupons 2", c’est tout dire !

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