Critique de film

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A Chinese ghost story

"Sien nui yau wan"
affiche du film

Un jeune percepteur se rend sur une vieille montagne qui domine un village n’ayant plus d’eau pour y chercher une nouvelle source. Contraint de passer la nuit dans le temple Lan Ro, il fait la connaissance de Nieh Hsiao Tsing ainsi que de Yin Chi Xia. Mais Hsiao Tsing est en réalité un esprit renard métamorphosé, obéissant à un démon maléfique...

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Trailer - A Chinese ghost story (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de A Chinese Ghost Story 2012 - Mission impossible
Par : Seb Lecocq

« A Chinese Ghost Story », un titre qui fait briller les yeux et hérisser les poils des fans de cinéma asiatique du monde entier. D’ici on ne se rend pas bien compte de l’ampleur du culte que suscite ce film en Chine. Nous, on le voit comme un chef-d’œuvre du cinéma fantastique chinois mais là-bas c’est bien plus que ça, c’est une œuvre qui fait partie de leur patrimoine populaire, de leur culture. Cette histoire, née de la plume de Pu Songling à la fin du XVIIé siècle est connue de tous les autochtones. C’est un peu leur Roméo & Juliette à eux. Mais avec de la magie, du fantastique et de la bagarre. Le film d’origine est lui aussi plus que culte en Chine parce qu’il met en scène le couple Joey Wong et Leslie Cheung, une icône populaire absolue assortie d’un destin de martyr, décédée en pleine gloire dans des circonstances troubles. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, A Chinese Ghost Story peut se percevoir comme l’équivalent asiatique de la saga Star Wars : une histoire qui a dépassé son statut pour devenir un phénomène populaire intemporel. Vous imaginez une seconde que quelqu’un entreprenne un remake de Star Wars ? Et bien c’est ce qui s’est passé avec A Chinese Ghost Story. Et, bien entendu, l’entreprise était foupoudav.

Pourtant, les producteurs de cette version 2012 n’y sont pas allés de main morte et ont rassemblé quelques-uns des plus grands talents hongkongais actuels. Louis Koo, pas le premier acteur venu, Liu Yifei, Kara Hui et les vieilles trognes d’Elvis Tsui et Louis Fan, devant la caméra et une team de créatifs composée de Charcoal Tan, scénariste habitué des productions Tsui Hark puisqu’il a travaillé entre autres sur la saga Il Etait Une Fois En Chine et Dragon Gate Inn, Arthur Wong, légendaire chef opérateur qui a commencé le métier à la grande époque de la Shaw et de Wilson Yip, metteur en scène talentueux au service de Donnie Yen. Si Wilson Yip fait correctement son boulot niveau mise en scène et action, pour ce qui est de l’émotion, de la féérie, de la folie et de l’esprit du film d’origine, on repassera. Cette version est à voir comme un gros blockbuster à la hongkongaise avec son lot de bagarres, de magie, de romance et tout ce qui s’en suit. Tout y est comme dans l’original, pas de surprises mais des effets spéciaux numériques entachent la perception et l’atmosphère de l’histoire originelle. Pourtant, l’équipe de production avait intelligemment joué le jeu des décors de studio, des costumes d’époque et d’une photographie colorée afin de se rapprocher le plus possible de la patine d’origine. Le thème musical légendaire est de la partie lui aussi. Mais il n’est pas chanté par Leslie Cheung et ça fait toute la différence. Malgré tout, ce "refaisage" n’est pas mauvais et se laisse suivre sans ennui mais il se situe à des milliers de kilomètres de l’esprit du cultissime film de 1987 : l’héritage était trop lourd à porter pour un tel projet. Puis on ne remplace pas le couple Joey Wong/Leslie Cheung impunément. Si Liu Yifei s’en tire sans trop de casse, Yu Shao-Qun peine à prendre la succession de Leslie Cheung et campe un personnage fade, sans profondeur ni candeur qui peine à susciter l’adhésion. On ajoutera au passif du film, une écriture aléatoire et des ajouts scénaristiques douteux annihilant l’impact émotionnel de l’histoire.

Mais cessons les comparaisons et voyons ce film pour ce qu’il est : un blockbuster hongkongais. La mise en scène est soignée et classe, la photographie élégante et stylisée et les scènes d’action pas mal chorégraphiées du tout. Par contre, tout le métrage sent le produit, la recette. Tout cela est trop propre, trop lisse, trop polissé. On sent beaucoup d’artificialité derrière ce film et une volonté de coller à l’esprit de l’original alors que justement cet esprit est inimitable. Wilson Yip est un bon réalisateur et un excellent technicien mais il s’avère ici bien trop studieux et timoré pour une histoire comme celle-là. Il manque le lyrisme, le côté bigger than life, la folie et le génie créatif.

Cette version 2012 ne manque pas de pétrole mais manque d’idées. Toutefois le film se laisse suivre sans ennui, c’est une œuvre correcte et tout sauf honteuse. Rythmée et riche en scène de combats, elle ne souffre pas de vrais temps morts mais manque d’âme, de magie et surtout de charme, ce dont le film de 1987 possédait à revendre.


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