Critique de film

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Chicago Massacre: Richard Speck

"Chicago Massacre: Richard Speck"
affiche du film

Le 13 juillet 1966, Richard Franklin Speck, petit délinquant sans envergure qui a déjà été arrêté pour vols et pour violences, s'introduit par effraction dans une résidence abritant des élèves-infirmières d'un hôpital de Chicago. Après les avoir maîtrisées et alternant pour ce faire la douceur et la menace, il viole et assassine de sang-froid huit jeunes filles...

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Trailer - Chicago massacre : Richard Speck (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Chicago Massacre : Richard Speck - Synchronisation des monstres
Par : Damien Taymans
Tags : Serial killer

Nouvelle fournée de North American Entretainment, firme au catalogue essentiellement centré sur les biographies introspectives des plus terrifiants serial killers du siècle précédent. Richard Speck succède ainsi au panthéon des biopics de la boîte à Ed Gein, Ted Bundy et autres BTK, figures qui terrorisèrent une Amérique en perdition. Pourtant, Speck éprouve bien des difficultés à soutenir la comparaison d’avec ses illustres aînés, bêtes sanguinaires aux machinations méticuleusement échafaudées et aux boucheries soigneusement storyboardées (comment ça, on dit préméditées ?). Speck constitue en quelque sorte le parent pauvre de cet aréopage meurtrier puisqu’il bâtit sa réputation sur un seul acte de folie qui le poussa, en toute conscience, à violer et assassiner tour à tour huit jeunes élèves-infirmières dans une résidence de Chicago. Psychologiquement instable, intellectuellement fébrile, incapable de compter jusque neuf, Speck oubliera de saccager la vie de sa dernière qui victime qui, n’écoutant que son courage, subsistera au drame en se planquant sous un lit tandis que le violeur exécute des va-et-vient incessants, faisant trembler la literie et grincer le sommier.

Michaël Feifer, à nouveau réalisateur, producteur et scénariste à l’instar des biopics de Ted Bundy, BTK et l’étrangleur de Boston, réitère le réflexe documentaire et traduit via une mise en scène aseptisée les actes insensés de l’anti-héros. De l’entame plantant un délinquant à la petite semaine gentiment réprimandé par un juge débonnaire à l’exode urbain auquel s’adonne Speck en prenant le train pour Chicago, le cinéaste caractérise assez mollement le meurtrier, en livrant une peinture schématique distillée au détour de quelques scènes peu évocatrices. Une entrée fébrile que la suite des événements ne vient jamais améliorer, l’atmosphère de la séquence de l’assassinat, point d’ancrage du métrage, se voit désamorcée par les sempiternels allers et retours effectués par un script qui multiplie les flash back et forwards. Ainsi successivement s’enchaînent une série de séquences à la temporalité floue serinées via un montage chaotique : Speck erre dans un bar miteux, y côtoie des spectres aux silhouettes gracieuses, y narre ses exactions et théories chronométriques débilisantes avant de replonger dans ses propres souvenirs ou de se retrouver, l’instant suivant, au pieu avec une prostituée destroy rencontrée sur le tard.

Dans ce brouillard épais se retrouvent une étonnante galerie de seconds couteaux télévisuels et d’honnêtes artisans du bis crasseux. Colin Nemec, alias Parker Lloyd Lewis, arbore d’énormes balafres faciales et titube tant qu’il peut pour camper un Speck crédible ni tout à fait menaçant ni complètement inoffensif, sorte de Hannibal Lecter édenté qui lui permet d’effacer une bonne fois pour toutes les stigmates laissés par les élucubrations adolescentes d’un lycée américain dont il se fit le porte-parole trois années durant avec des citations anthologiques comme « Messieurs, synchronisation des montres ». A ses côtés, Andrew Faust Divoff et Tony Candyman Todd qui fait une nouvelle fois montre de ses précieux cabotinages dans certaines envolées pas si lyriques que ça.

Jamais convaincant, souvent nébuleux, Chicago massacre : Richard Speck compile une kyrielle d’épisodes peu révélateurs aboutés les uns aux autres sans la moindre cohérence. Le dénouement ne trahit nullement l’ensemble et termine d’asseoir le peu de maîtrise narrative d’un cinéaste qui tangue entre documentarisme et fiction et peine à renouveler un répertoire qu’il a déjà fortement épuisé.

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