Critique de film

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Chappie

"Chappie"
affiche du film

Dans un futur proche, la population, opprimée par une police entièrement robotisée, commence à se rebeller. Chappie, l’un de ces droïdes policiers, est kidnappé. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et ressentir par lui-même. Mais des forces puissantes, destructrices, considèrent Chappie comme un danger pour l’humanité et l’ordre établi. Elles vont tout faire pour maintenir le statu quo et s’assurer qu’il soit le premier, et le dernier, de son espèce.

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Trailer - Chappie (2015)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Chappie - Roboflop
Par : Samuel Tubez
Tags : Robots, Anticipation

L’ex-poulain de Peter Jackson Neill Blomkamp tente un retour aux sources avec ce Chappie, adaptation de Tetra Vaal, l’un de ses tous premiers courts métrages. Une manière de se ressaisir après la semi-déception d’Elysium ? Pas sûr !

Emule de Robocop, Chappie est l’une des créations de Deon Wilson (Dev Patel), petit génie ayant trouvé le moyen de maitriser le crime avec l’aide de ses puissants robots-flics. Envoyé à la casse et récupéré par son « papa » dans le but de le reprogrammer pour qu’il puisse penser et ressentir les choses de manière autonome, le droïde est kidnappé par des gangsters en vue d’un braquage. Mais, avant toute chose, ce dernier doit être éduqué tel un enfant…

Une fois de plus, le nouveau film de Blomkamp démarre sur de très bonnes intentions : jeter un être vierge et innocent fait de circuits électroniques et d’alliages dans un monde rempli d’humains égoïstes et violents. Ou tenter de développer une intelligence artificielle au cœur d’une société déshumanisée. Le propos pourrait s’avérer délicieusement nihiliste et passionnant, mais malheureusement Chappie ne parvient jamais à concrétiser ces bonnes idées couchées sur le papier. A l’image, le réalisateur ne choisit jamais la bonne voie, s’enfonçant de plus en plus dans un univers ultra manichéen, présentant des situations peu crédibles (le rival qui menace son collègue à l’aide d’un flingue sur le lieu de travail et ce, en toute impunité !) et, en sus, met en scène des personnages totalement unilatéraux et horripilants. Un moment clef de l’« intrigue » aurait probablement pu faire dévier le film dans une meilleure direction : la séquence où Chappie est laissé seul face à des gamins qui le lynchent cruellement. Le robot aurait alors pu se retrouver livré à lui-même, obligé de survivre et d’apprendre dans un monde pourri tout en évitant à la fois ses parents adoptifs de gangsters et son véritable géniteur qui veut en faire un être sensible à l’art. A la place, Chappie revient lui-même vers les vauriens et poursuit son apprentissage sous mauvaise influence. Chappie, une parabole sur l’embrigadement sauvage alors ? Même pas, le montage très « zapping » du film ne laissant aucune place à la réflexion et encore moins à l’émotion.
Pire encore, le troisième long métrage du sud-africain déroule le tapis rouge à son couple de gangsters interprété par Die Antwoord, groupe de la scène hip-hop-électro-punk célèbre pour leur bon gros son in-your-face. Une participation qui dépasse le statut de simple clin d’œil pour vampiriser une importante partie du métrage. Look déjantés, incarnations outrées, la moindre de leur apparition est soutenue par l’un de leur hit et/ou la mise en évidence d’un produit présentant leur œuvre musicale (tatoo, t-shirt,…il ne manque que le mug !), une omniprésence qui s’avère aussi embarrassante qu’insupportable ! Les personnages tenus par Dev Patel, Hugh Jackman ou encore Sigourney Weaver (encore plus sous-exploitée que Jodie Foster dans Elysium) ne sont pas mieux lotis : caricaturaux, détestables, peu crédibles,…seul Chappie, interprété par le biais de la motion capture par le fidèle Sharlto Copley (l’excellent anti-héros de District 9, pour rappel) parvient à tirer un tant soit peu son épingle du jeu. Paumé, touchant, évolutif dans son comportement, le robot paraît plus complexe et humain que les protagonistes en chair et en os qui l’entourent. Mais, si la technique exemplaire mise en place nous fait croire en son existence sans la moindre hésitation (merci Weta !), cela ne rend pas le film plus convaincant pour autant. Resterait-il alors quelques séquences d’action correctes pour peut-être faire de ce Chappie un bon divertissement (régressif) ? Là encore, on n’est pas tout à fait convaincu, car hormis un affrontement final un peu court face à un autre émule, celui d’ED209 (le scénario de Chappie pillant sans vergogne le film de Verhoeven, vous l’aurez compris), il n’y a rien de franchement marquant à se mettre sous la dent.

Bref, la déception est une fois de plus au rendez-vous et malgré de bonnes intentions et une technique irréprochable, Chappie réduit encore d’un cran la réputation et commence sérieusement à nous faire douter du réel talent de Neill Blomkamp qui livre là un film parfois carrément embarrassant. Il est peut-être temps que Peter Jackson revienne mettre sur le droit chemin son disciple !


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