Critique de film

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Bienvenue à Gattaca

"Gattaca"
affiche du film
  • Année de production : 1998
  • Réalisateurs : Andrew Niccol
  • Scénaristes : Andrew Niccol
  • Acteurs : Jude Law, Uma Thurman, Ethan Hawke, Gore Vidal, Xander Berkeley, Jayne Brook
  • Musique : Michael Nyman
  • Genre : Science-Fiction - Terrestre
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h46
  • Budget : 36 millions de Dollars
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Programmation Cinebel
  • Récompenses : Nominé aux Oscars 1998 comme Meilleurs décors Nominé aux Saturn Award 1998 comme Meilleure musique et Meilleurs costumes Nominé aux Saturn Awards 1999 comme Meilleur Home Video Release Vainqueur du Bogey Award en 1998 (en Allemagne) Nominé aux Golden Globes 1998 comme Meilleure Bande Originale (Michael Nyman) Prix Spécial du Jury et Prix Fun Radio au Festival Fantastic’Arts de Gerardmer en 1998 Nominé aux Hugo Awards 1998 comme Meilleur Film Dramatique Meilleur réalisateur de l’année au London Critics Circle Films Awards 1998. Grand Prix du Festival du Film de Paris 1998 Nominé aux Satellite Awards comme Meilleur direction artistique (Jan Roelfs) Meilleur Film et Meilleure Bande Originale � Sitges en 1998

Dans un futur proche, où les progrès de la génétique permettent désormais de donner naissance à des êtres parfaits. Au contraire de son frère Anton, être parfait, Vincent Freeman a été conçu naturellement, avec ses faiblesses, dont une insuffisance cardiaque. Considéré comme 'invalide', il est condamné à n'occuper que des emplois subalternes. Ce qui ne l'empêche pas d'entretenir un rêve de voyage dans l'espace. Avec l'aide d'un 'valide' devenu paralytique à la suite d'un accident, Jerome Eugene Morrow, auquel il emprunte son identité génétique, Vincent passe avec succès les tests de recrutement du centre de recherches spatiales de Gattaca...

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Trailer - Bienvenue à Gattaca (1998)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Bienvenue à Gattaca - La perfection a un nom : GATTACA !
Par : Quentin Meignant
Tags : Psychologique, Aventure

FA-BU-LEUX ! En un mot comme en cent, impossible d’exprimer cette oeuvre impressionnante de bout en bout ! Tout y est : les décors, le montage, la bande-son, des acteurs fantastiques, un réalisateur de génie,… Cette merveille nous est proposée par Andrew Niccol (Lord of War, Simone), réalisateur néo-zélandais qui s’implique beaucoup dans la production de films très connus comme Truman Show ou encore The Terminal de l’excellent Steven Spielberg.

Tout ce que nous pouvons dire, c’est que Niccol parvient littéralement à bluffer avec ce film venu d’ailleurs, venu d’un « futur proche » mais qui nous met tellement en face de nos responsabilités ! Ce métrage dénonce avec génie les discriminations à l’embauche d’une manière très particulière : il nous met nous, les enfants de l’Amour, dans la peau des discriminés ! A la tête de la société, les enfants du progrès ne nous font pas de cadeau et notre vie de simples humains faibles n’a rien de très glorieux : nous avons le choix entre balayeur… ou dame-pipi ! Ce schéma a donc pour but deux choses : dénoncer les inégalités croissantes dans notre société et aussi remettre en question le jeu dangereux auquel nous jouons avec la génétique ! Le message est omniprésent et distillé finement tout au long du métrage. Les décors sont simples et grandioses à la fois et donnent un effet impressionnant à l’ensemble de l’œuvre : « tout cela pourrait arriver plus vite qu’on ne croit ! »


La caméra est utilisée de manière fort adroite pour nous faire ressentir différents sentiments. Que ce soit l’impression de grandeur, l’impression d’impuissance ou encore la peur incontrôlable, tout le jeu de caméra est savamment étudié pour nous faire passer au mieux les émotions des protagonistes. La bande originale, signée Michael Nyman (La leçon de piano), est tout aussi efficace et donne au film son caractère dramatique. Le meilleur reste encore à venir car nous devons parler de la prestation des acteurs !

Ethan Hawke est tout simplement sublime dans ce rôle principal. Il joue juste et chacun de ses gestes, chacune de ses expressions frappent fort ! Nous sommes scotchés en voyant un tel jeu ! Le jeu d’un personnage qui nous représente nous, enfants de l’Amour ! Le vrai Jérôme, Jude Law, est tour à tour émouvant et exécrable et il fallait un acteur de talent pour jouer ce rôle ! Niccol l’a parfaitement trouvé en la personne de l’ami Jude, absolument exceptionnel dans ce rôle ! Un jeu sans faille donc que vient encore renforcer la jolie Uma Thurman. La scène finale, quant à elle, est sans aucun doute une des plus émouvante qu’il ait été donné de voir au cinéma !

Un véritable chef-d’œuvre qui deviendra sans doute un de vos films fétiches ! Il fait partie des miens en tout cas !


Critique de Bienvenue à Gattaca - Société IKEA
Par : Damien Taymans

"On saura tout bientôt
de l’avenir des âmes qui prendront corps.
On saura tout des peaux, de la moindre membrane, du moindre pore.
On pourra tout prévenir, on pourra tout guérir avant la plaie
mais si notre avenir, à force de se polir, se surpeuplait.
On n’aurait plus en bref qu’un monde sans relief à l’horizon,
un océan sans vague, une forêt qu’on élague tronc par tronc"
(Lynda Lemay)

Vincent Freeman nourrit de beaux projets, de grands rêves réduits à l’état de chimère en raison de son origine naturelle. Car, depuis quelques années, la génétique a pris le pas sur la Nature, la société préférant faire confiance aux exactitudes scientifiques qu’aux rouages fébriles de la divine nature. Vincent n’a plus d’autre alternative : il doit investir la vie de quelqu’un d’autre pour accomplir sa destinée : voyager parmi les étoiles …

Le Néo-Zélandais Andrew Niccol signe avec Bienvenue à Gattaca son premier film. Et quel film ! Nominé à l’Oscar de la meilleure direction artistique, récompensé par le Prix du jury au festival de Gerardmer (qui raffole visiblement de ce genre d’anticipation intellectualiste puisqu’il a couronné le tout aussi délicat Norway of life) ainsi que de celui du Meilleur film à Sitgès, le métrage de Niccol surprend par la thématique qu’il aborde et la sobriété de ses propos. S’apparentant aux mondes alternatifs dépeints dans Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley ou dans 1984 de George Orwell (dont The Truman show, dont Niccol sera le scénariste, se rapproche indubitablement), l’univers dépeint dans Gattaca est celui d’un monde aseptisé, régi par un eugénisme fataliste, rangeant chaque individu dans une case prédéfinie dont il ne peut s’échapper. Une société qui renie toute liberté et contrôle les émotions de ses cobayes, les orientant dès leur plus jeune âge vers une voie dont ils ne pourront plus se départir. Vincent, principale victime de cet atavisme aveugle, n’est pas en droit de revendiquer quoi que ce soit, condamné dès l’enfance à décéder vers les prémisses de la trentaine en raison de ses 89 pourcents de risque d’attaque cardiaque.

S’ensuit une course effrénée pour déjouer les règles mises en place par un cocon social totalitariste, une société Lego monochromique aux pièces difficilement interchangeables. Une tentative de contournement échafaudée par Vincent, manipulateur émérite, qui se voit refusé tout accès à l’élite et Jérôme, son pendant obscur, promis à un avenir ténébreux depuis qu’un accident le prive de l’usage de ses jambes. Entre les deux hommes, une femme, Irène, qui aspire à la perfection et ne se console aucunement de ne jamais l’avoir atteinte, un être rigide et froid dont le chignon et les tailleurs finement retouchés ne sont qu’une façade pour calfeutrer les multiples ecchymoses morales et comportementales qu’elle endure. Un triangle maudit par l’atavisme, un trio promis à la défaite, sans cesse traqués par des représentants de l’ordre mous du stylo renvoyant aux polars des sixties. Un futur passéiste en quelque sorte retranscrit dans un conformisme architectural monolithique, une perspective éloignée des habituelles œuvres avant-gardistes que les réalités temporelles finissent par rattraper, creusant du même coup un fossé entre anticipation et réalisation.

Bienvenue à Gattaca est une litanie mélancolique à l’égard des dérives totalitaires d’une science en pleine expansion qui tente de tout maîtriser et de permettre aux hommes de s’émanciper pour devenir des êtres parfaits. De l’humain au divin. De l’équilibre au néant. Niccol dépeint merveilleusement les affres sociétaux vers lesquels foncent irrémédiablement nos organisations scrupuleusement hiérarchisées et drastiquement scientisées. Un hymne dénué de toute moralisation flagorneuse qui laisse subtilement agir son flot d’images aussi poignantes que porteuses de sens.

Commentaires sur le film

Trop.......................... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

ça à l’air TROP BIEN DE CHEZ BIEN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

17 novembre 2008 à 17:11 | Par Générale ANNA

3 etoiles

Un rythme longuet pour un film ennuyeux dans le propos. Je n’ai pas accroché comme d’autres mais je ne regrette pas de l’avoir vu. C’est un film assez à part.

4 février 2009 à 23:02 | Par cabra17

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