Critique de film

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Beyond the black rainbow

"Beyond the black rainbow"
affiche du film

Au début des années 80, la tentative d’évasion désespérée d’une jeune femme séquestrée derrière une vitre dans un laboratoire expérimental, et surveillée par le mystérieux docteur Barry Nyle.

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Trailer - Beyond the black rainbow (2010)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Beyond the black rainbow - Chez Flanby y a une languette sur tous les pots ... pour démouler, c’est plus rigolo
Par : Seb Lecocq
Tags : Etrange festival 2011

Au début des années 80, une jeune femme séquestrée derrière une vitre dans un laboratoire expérimental, et surveillée par le mystérieux docteur Barry Nyle. tente désespérément de s’en échapper au péril de sa vie.

Comastos…Cosmatos…mais il me semble avoir déjà entendu ce nom là. Cosmatos…mais oui Cosmatos comme Georges Pan Cosmatos le réalisateur de bourrineries sympathiques comme Cobra, Rambo II ou Leviathan. Un vieil artisan du genre comme on les aime qui n’à jamais pété plus haut que son cul et qui avait pour seule et noble ambition de livrer des films musclés et efficaces. Si je vous parle de ce bon vieux Giorgio, c’est parce que son rejeton, Panos (pas de vannes ce serait trop facile) se lance lui aussi dans la grande aventure du cinéma de genre avec Beyond The Black Rainbow. Un film de S-F à l’opposée totale des intentions de son père. On ne va pas se mentir plus longtemps, ce petit film qu’on essaie de faire passer pour le nouveau Moon dans tous un tas de festival est une véritable et belle croûte. Un navet cinq étoiles. Si Cosmatos père ne se targuait d’aucune autre ambition que de divertir et de caresser les instincts les plus belliqueux d’un public masculin, Cosmatos fils veut montrer qu’il en a dans le ciboulot en signant un film hermétique, pompeux et d’une absolue prétention.

Vous vous souvenez quand, jeune ado, vous alliez vous ébrouez tous les mercredis, vendredis et samedis sur le terrain municipal de votre village avec dix de vos petits camarades ? Y en a toujours un qui débarquait avec les plus belle godasses, des Adidas Predator à mon époque, le maillot de la dernière équipe à la mode, Manchester United floqué Canto à mon époque, des poignets pour absorbé la sueur à chaque bras, du tape autour des chaussettes pour faire comme les pros et le maillot savamment sorti du short. Le gars en imposait et, rien qu’en le voyant, on était certain de tenir le prochain Olivier Aton. Puis il touchait le ballon et c’était la catastrophe, tout dans le show off, rien dans les cannes. Panos Cosmatos, avec Beyond The Black Rainbow, soutient al comparaison. Un type qui se la raconte comme s’il était le grand Stanley mais qui une fois sur le plateau est incapable de torcher un plan correctement. Pourtant les cinq premières minutes du film, de loin les meilleures, sont assez engageantes, mystérieuses avec leur faux airs de found footage. Après ça se gâte un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.

Cosmatos, pour son premier film, se veut ambitieux, très ambitieux. Trop certainement. Dans un élan de simplicité, il essaie de nous refaire 2001 et Stalker dans une pièce avec 2 acteurs. Evidemment, la sauce ne prend à aucun moment. Pourquoi ? Parce que Cosmatos n’a pas le talent de ces deux écrasantes références et surtout parce qu’il n’a visiblement rien compris au cinéma de S-F ni aux films de Tarkovski et Kubrick. Se contentant de singer le style des deux précités, il n’en a saisi ni l’essence ni la substance, ne gardant que l’hermétisme froid couplé à une distanciation fatale pour le spectateur qui se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère. Beyond The Black Rainbow aimerait raconter tout mais ne raconte rien. En plus, il prend près de deux plombes pour le faire. Le rythme se veut hypnotique, il est juste lent à mourir. Les images se veulent évocatrices, elles sont simplement vides de sens, de substance et tout esthétique. Les dialogues se veulent philosophico-métaphysiques, ils semblent tout droit sortis d’une des fameuse maxime du « Belge Est Philosophe » des Snuls. A aucun moment, il ne nous donne d’élément d’intrigue auquel s’accrocher désespérément, aucun enjeu, aucune scène évocatrice. Rien. On se retrouve vite face à un bloc de pellicule totalement abscons à l’intérieur duquel un acteur de seconde zone nous récite des phrases n’ayant ni queue ni tête.

Pour couronner le tout, aucun personnage n’est esquissé, eux aussi semblent complètement perdus dans un film qu’ils ne comprennent ni ne maitrisent, dépourvu de toute intrigue ou fil rouge, ils y déambulent comme deux somnambules dans une maison vide. Comme si ça ne suffisait pas, le réalisateur s’est dit que rajouter une musique mystérieuse et angoissante par dessus ce salmigondis d’images serait une bonne idée. Une fois de plus, il s’est lourdement fourvoyé car sa bande sonore s’assimile à une espèce de sous-Giorgio Moroder crispant et horripilant au possible.

Honnêtement, malgré des envies suicidaires très fortes - ma conscience professionnelle a pris le pas - , j’ai eu envie de savoir comment le réalisateur allait terminer son film. Puis j’ai vu. Et j’ai ri. Nerveusement. Parce que bon, franchement, à part en rire, je ne vois pas ce qu’on peut faire d’autre devant cette belle part de flan.

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