Critique de film

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Babylon A.D.

"Babylon A.D."
affiche du film

Dans un futur proche, dans un monde ravagé par la guerre, le mercenaire Hugo Cornelius Toorop est chargé d'escorter de la Russie au Canada une jeune fille se prénommant Marie. Malheureusement, au cours de leur périple, il va découvrir que celle-ci transporte en elle un virus capable d'anéantir la race humaine.

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Trailer - Babylon AD (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Babylon A.D. - Shootan Babylon
Par : Seb Lecocq

Kassovitz l’a dit et redit durant la (très longue, mais j’y reviendrais plus tard) préparation de son film. Avec Babylon A.D, il allait mettre tout le monde à l’amende et réinventer la grammaire cinématographique à l’instar du révolutionnaire The Blade de Tsui Hark. Une heure quarante après la scène d’ouverture, il est l’heure de faire les comptes. Et là le constat est sans appel, c’est un échec. Cuisant. Kassovitz ne met personne à l’amende, si ce n’est le spectateur qui soupire d’ennui plus souvent qu’à son tour, et ne réinvente aucune grammaire. Après en avoir fait le constat, il faut maintenant tenter d’expliquer cet échec. Il faut bien sûr revenir sur la pré-production interminable et très chahutée durant laquelle le film imaginé par Kasso et le résultat final a fortement évolué. Et pas en bien. Le tournage fut également chahuté. Les rumeurs vont bon train sur l’ambiance exécrable régnant sur le plateau, les nombreux caprices de la diva Vin Diesel qui fit prendre un retard conséquent à la production, la fuite du réalisateur durant plusieurs jours, laissant la seconde équipe gérer le tournage. Les exemples sont légion et il est bien difficile de séparer lé vérité de la légende. Bref tout n’a pas été pour le mieux dans le meilleur du monde sur le set de Babylon A.D. Mais cela n’explique pas un tel renoncement de la part de Kassovitz.

Il est inutile de tenter de comparer Babylon Babies, le chef-d’œuvre de Maurice Dantec et le film de Matthieu Kassovitz. Cela ne servirait qu’à enfoncer ce dernier impunément. Du livre, le film ne garde que la trame principale ; à savoir un mercenaire chargé de convoyer une fillette d’Europe de l’Est jusqu’au New York des années 2020. Bien entendu, tout ne va pas se passer comme prévu et les choses vont dégénérer. Le film débute assez bien avec une jolie scène d’intro pour nous présenter Toorop (Vin Diesel), le mercenaire revenu de tout. Scène qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler Les Rivières Pourpres dans sa mise en scène et sa construction. Puis, ça dérape, avec un choix musical affreux qui fait perdre toute crédibilité à la scène. Cette introduction résume bien le problème du film. De bonnes idées sabotées par des choix artistiques ou scénaristiques complètement à l’Ouest. Avec Babylon Babies il avait de l’or entre les mains mais Kasso l’a malheureusement transformé en plomb.

Kassovitz, sur ce film, n’a pas perdu son talent, il le démontre au détour de quelques scènes vraiment belles et très bien réalisées, moins à l’aise pourtant avec les scènes d’envergure avec foules et effets numériques. Du coup ces séquences sont bâclées et meurtries par, une nouvelle fois, des choix artistiques pas très judicieux. Je prends pour exemple la modélisation de la ville de New York complètement ratée et sortie tout droit d’une production Nu Image. Toute la dernière demi-heure souffre de tares incurables comme des acteurs vraiment pas bons du tout. Depardieu cabotine, Rampling, pas aidée par un rôle totalement ridicule, est juste nulle, Lambert Wilson se croit dans Matrix IV, Michelle Yeoh ne sert à rien…même les premiers rôles ne sont pas épargnés. A la différence prés que le problème ne vient pas de leur jeu mais de l’écriture de leur jeu. Ratée tout simplement.

Si la première demi-heure du film peut faire illusion grâce à une mise en scène des plus correcte, des décors représentant bien la Nouvelle Serbie et une photographie au poil de Thierry Arbogast, le reste retombe comme un soufflé. Les scènes semblent jetées sur la pellicule, on ne retrouve pas d’enchaînements thématiques ou visuels ni de vrais enjeux scénaristiques. Là où l’écrit originel de Dantec était d’une cohérence et d’une pertinence à toute épreuve, mêlant avec bonheur science-fiction, hard science, action débridée, métaphysique, religion et politique, Babylon A.D donne l’impression d’être un fouillis pamphlétaire vaguement religieux sorti de la rédaction d’une enfant de primaire. Ceux qui ont lu le livre n’en reconnaîtront que des bribes piquées de ci de là, les autres subiront un film bancal, foiré et abandonné par son réalisateur visiblement dégoûté par le tournage et la préparation.

Babylon A.D est juste un film d’action qui se vautre dans une tentative naïve de réflexion de bas étage sur l’homme, le futur, la religion et les dérives scientifiques. Dur. Très dur. Surtout que sur un thème à peu prés similaire, il y a peu est sorti Children Of Men, chef-d’œuvre d’intelligence et de mise en scène qui, lui, pour le coup a mis tout le monde à l’amende.

Commentaires sur le film

3 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

film de héros moderne comme j’ aurais aimé être étant gosse un peut a la mad max et j’ aime vin diésel et Mathieu Kassovitz et après tout il faut rêvé .

6 septembre 2009 à 15:09 | Par jojo
De la SF poussive et épileptique

1 etoiles

Alors là, merde alors, merde alors.

22 octobre 2011 à 08:10 | Par Fred Bau

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