BIFFF 2017

BIFFF ON STREAM - Replace

Quentin Meignant

Esthétisant en diable - son seul véritable point fort -, Replace aura surtout été une torture pour... moi.

Alan Deprez

Un film indé américain qui fait un peu songer au brillant Starry Eyes, mais se révèle moins abouti et envoûtant que son aîné. Très esthétisant, Replace aurait sans doute dû éviter de diluer ses enjeux narratifs au fil d’une romance superflue et se recentrer sur la thématique de l’immortalité. Cela aurait élevé le niveau de l’œuvre à celui de l’icône Barbara Crampton, excellente dans la peau d’un personnage-clé (je n’en dirai pas plus) et toujours aussi désirable qu’à l’époque de From Beyond. C’est peu dire...

Benoît Levenkron

Souffrant d’un étrange trouble dermatologique quelque peu affligeant, la jeune et très jolie Kira comprend fortuitement qu’elle peut régénérer sa propre peau... avec celle de ses malchanceuses futures victimes. Première mondiale au BIFFF pour cette coproduction germano-canadienne réalisée par Norbert Keil sur un script conjointement écrit avec Richard Stanley. Replace place irrémédiablement la barre très haute, tant au niveau scénaristique, graphique, que pour sa B.O. qui est une pure merveille. Quelques petits défauts - comme une interprétation et une direction d’acteurs parfois hasardeuses - font penser que nous ne sommes pas passés loin du chef-d’œuvre. Cependant, je parie que ce film risque de faire parler de lui à l’avenir et pourrait même rafler pas mal de prix dans les mois à venir.

Damien TaymansGIF

Le BIFFF avait mis les petits plats dans les grands pour cette première mondiale, conviant la plus grosse partie de l’équipe et prévoyant même un message de Barbara Crampton. Une première d’autant plus réussie que Replace se laisse suivre sans déplaisir, déroulant une histoire de désagrégation physique qui semble tourner à vide, avant qu’une autre révélation n’émerge et ne re-dynamise le récit. Hélas, les actrices sont parfois en deçà et les séquences saphiques s’avèrent trop sages...

Lex CrémantGIF

Replace, ou comment perdre d’emblée son public en déroulant dès l’introduction des éléments peu importants de l’intrigue, qui auraient pu tout simplement être coupés au montage. Il faut attendre trente longues minutes avant que le vrai moteur du film se mette enfin à rugir, et même à partir de ce moment, la qualité aléatoire du jeu des actrices, la bande son très cheap typée 80’s (moi aussi j’aime le synthé, les gars, mais ça n’excuse pas tout) et une réalisation en dents de scie auront raison de la patience de nombreux spectateurs. Le plus heureux dans l’histoire est sans doute possible Norbert Keil, qui prend un plaisir pervers à déshabiller ses jeunes comédiennes à la moindre occasion. Il y en a au moins un qui ne se sera pas ennuyé, et on l’envie.

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