BIFFF 2016

BIFFF 2016 - Le BIFFF, la vie quoi !

Que 2016 soit parfait !

Il y a une paire de semaines de cela, la rédaction du texte d’introduction à ce BIFFF 2016 ne m’avait pas pris beaucoup de temps (voir ci-dessous en italique), le coeur parlant, la déclaration d’amour au festival bruxellois étant établie depuis longtemps dans mon inconscient.

Dire aujourd’hui que 2016 sera une réussite, que l’année sera pleine de bonheur grâce à cette nouvelle édition du festival le plus incontournable de l’année, est totalement indécent et surtout faux. 2016 restera quoi qu’il arrive une année tragique, un moment noir de l’Histoire belge et internationale.

Mais voilà, puisqu’il faut vivre, vivons ! A l’heure où les fous d’Allah et autres extrémistes de tout bord tentent de nous priver de nos libertés individuelles et collectives les plus fondamentales, la bonne tenue du festival est d’une importance capitale. Cesser de croire en un futur où l’on peut librement se rendre dans des salles pour découvrir des péloches irrévérencieuses, où l’on peut se rassembler autour d’un idéal commun ou, simplement, autour d’un verre, c’est arrêter sur le champ de vivre.

Le BIFFF aura lieu tout simplement parce qu’il n’a pas le choix : tirer un trait sur un événement qui draine des milliers de spectateurs constituerait une première insulte au devoir de mémoire que l’on se doit d’appliquer envers les innocentes victimes de ce funeste 22 mars. La barbarie n’a pas sa place chez nous et encore moins dans le domaine des Arts, quels qu’ils soient.

Comme je le disais dans l’article ci-dessous, le BIFFF, c’est la vie, l’événement incontournable d’une année pour de nombreuses personnes, dont peut-être certaines ont cessé de vivre le 22 mars dernier. Le respect, l’envie de conserver nos libertés et, surtout, de vivre des heures meilleures ne peut que l’emporter. Faisons-le tous ensemble pour nous mais aussi pour nos disparus. Gloire à la vie, gloire au BIFFF !

ANCIENNE INTRODUCTION :

Le BIFFF... Cela fait désormais des années que l’on vous rabat les oreilles avec ce Festival bruxellois, belge jusqu’au bout des ongles et ô combien réjouissant. Prônant les valeurs de l’événement, particulièrement humaines, presque familiales malgré la grosse machine que tout cela représente, nous en avons presque oublié de vous parler de nous, de notre ressenti personnel. Aussi cet article sera-t-il à partir de maintenant écrit à la première personne.

Le BIFFF... Quatre petites lettres qui peuvent changer une vie ou, à tout le moins la vision que l’on a de celle-ci. Certains attendent le carnaval de Binche, d’autres Tomorrowland, mais moi, je n’ai pas peur de le dire, j’attends chaque année mon BIFFF tel un phare dans la nuit.

Ses lumières dardent à longueur d’année sur la vision que j’ai de mon existence, sur ce grain de folie souvent absent du quotidien et qui prend tout son sens à la seul écoute des répliques de mes camarades Bifffeurs. LA POOOORTE ! Elle est trop souvent fermée en matière d’amusement dans nos petites vies cloisonnées et étriquées où métro-boulot-dodo rime souvent avec attente-ennui-fardeau. Le BIFFF, c’est l’immédiateté, c’est un peu le bonheur instantané. Celui de serrer la pince aux connaissances, de claquer la bise aux copains, de partager sa Troll en refaisant le monde.

Le premier pied posé sur l’esplanade du Mont des Arts, à deux pas des Bozar, endroit où se tient le festival est déjà souvent palpitant, plein de question. A quelle sauce vais-je être mangé cette année ? Combien de moments de plaisir vais-je vivre durant la dizaine de jour du festival ? Combien d’instants complices seront partagés avec les compères habituels ?

Toutes ces questions ont déjà une réponse : Charles me fera toujours autant rire, Sacha jouera sans doute du canif, un peu comme Monsieur Ouille lors de la projection des Visiteurs 3, Beige rougira sans doute en entend les vannes graveleuses provenant de la voix rauque de la fille du BIFFF, Damien remettra de l’ordre dans mes idées quand, un soir de fête, j’aurai un peu trop abusé de la Troll, Jonathan excellera toujours aux commandes du service presse et peut-être même que mon bon Seb Lecocq me fera le plaisir d’un passage express, lui à qui le BIFFF manque tant.

Je ne sais d’ailleurs pas comment il fait, Seb. Cela doit être difficile de se dire que la meilleure période de l’année a lieu sans soi. Je pense que je ne saurais pas : le BIFFF, c’est pile treize jours où il est impossible de faire autre chose. Je laisse femme et enfant derrière moi, non sans un petit pincement au coeur, mais en me disant qu’en revenant, je serai encore un meilleur homme, un gars accompli qui a vécu le moment de bonheur nécessaire à son équilibre annuel.

Le BIFFF... Il n’en faut pas plus pour être heureux. Treize petits jours qui compensent les probables frustrations de toute une année. Je l’aime ce BIFFF et, donc, je l’aime cette année 2016.

Quentin Meignant

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