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BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

22 avril 2010 | Par : Chroniqueurs

Maleficia

Par Nicore

L’œuvre

Film amateur que nous devons au réalisateur français Antoine Pellissier, Maleficia verse allégrement dans le gore le plus craspec avec des effets spéciaux parfois surprenants, ce qui vient compenser une intrigue plus que limitée et servant uniquement de prétexte à faire couler le sang et dégouliner les viscères.

Pitch à gore

Le script laisse une secte satanique réanimer les morts grâce à une messe noire sanglante, morts qui s’attaquent à une famille passant par là.

Gore à gore

Parmi les très nombreux débordements sanglants du métrage, on retient notamment ce visage brûlé au fer rouge lors de la première messe noire pour un effet extrêmement réaliste, tandis qu’au cours du second sacrifice, c’est cette tête fracassée et d’où on ressortira la cervelle, tandis que des plans lorgneront sur ce visage qui devient de plus en plus ensanglanté, qui retient en particulier l’attention.

Sang pour sang ?

Après une pancarte d’avertissement insistant sur le caractère outrageusement sanglant du métrage, le métrage va laisser passer un générique crée par informatique qui pourra sembler quelque peu désuet aujourd’hui, avant qu’une voix-off replace l’intrigue dans la Transylvanie du dix-neuvième siècle et mette en condition les personnages principaux, une famille ayant hérité d’un château et s’y rendant en calèche, pour nous présenter brièvement et individuellement chaque protagoniste.

Mais brusquement le cheval va refuser d’avancer, obligeant le cochet à descendre pour aller chercher de l’aide, apercevant une abbaye non loin de là. Le métrage va alors s’installer dans ce lieu pour y suivre une terrible et graphique messe noire dans la tradition, célébrée par un prêtre satanique qui va laisser ses sbires se livrer à trois sacrifices vraiment gores, avec égorgement, éventration, yeux brûlés au feu rouge, le tout avec moult détails et gros plans saignants parfois très réalistes (les yeux) tandis que cette messe noire aura pour effet de réveiller les morts qui vont se lever de leurs tombes pour quelques plans également probants malgré un maquillage souvent incertain de ces zombies.

Ensuite, le cocher va inévitablement tomber sur cette messe noire et s’enfuir pour retrouver ses passagers, le petit groupe étant rapidement attaqué par les morts-vivants, les obligeant à ses disperser et à courir à travers bois au milieu des cadavres ambulants.
Bien entendu, tous ne survivront pas et cela donnera quelques scènes de repas où les tripailles seront de sortie, tandis que le réalisateur n’hésitera pas à faire mourir un jeune garçon victime d’une méprise.
Le métrage va alors laisser les survivants se réfugier dans un château qui hélas pour eux sera le repaire des satanistes, les obligeant à une retraite dans une cave plus que macabre peuplée de vampires. Hélas, alors que jusque-là le rythme global du film était vif, dès l’installation de l’intrigue dans ce manoir, la pression va retomber et même laisser les situations tourner quelque peu en rond, notamment lorsque les deux derniers protagonistes encore en vie, Christina et John, vont tenter de quitter les lieux, ce John ayant été contaminé par les vampires et va sporadiquement se transformer en vampire pour ensuite redevenir humain, cet élément se répétant plus que de raison.

La dernière partie sera quant à elle bien plus jouissive en retrouvant le panache et la violence gore de la messe noire de l’entame du film, pour justement une seconde séance de sacrifices humains toujours aussi gores avec découpage de seins, décapitation, tête coupée en deux pour en ôter le cerveau, éventration dans le but de laisser Satan en personne prendre apparence humaine afin de copuler avec Christina. Par contre le final aura de quoi surprendre tout en reprenant un principe déjà utilisé (dans le "Snuff" de Michael Findlay par exemple) pour une dernière surprise finale et cette ultime phrase bien trouvée.
Evidemment, la volonté d’Antoine Pellissier de verser dans un gore franc et jusqu’auboutiste se fera terriblement sentir tout au long du métrage, les différentes situations s’organisant presque uniquement autour de ces violences sanglantes nauséeuses qui seront souvent impactantes, avec notamment la première messe noire qui restera un morceau de bravoure régulièrement étonnant de réalisme pour un film de ce genre pour être ainsi appelé à rester en mémoire du spectateur bien longtemps après la vision du film, tandis que toutes les occasions seront bonnes pour avancer d’autres bains de sang et de tripes comme les attaques des morts-vivants.

Mais en plus de cet aspect gore réjouissant et réussi, on pourra également apprécier la côté macabre qui accompagnera l’intrigue avec ces nombreux détails dans la cave aux vampires par exemple ou encore ces morts-vivants lents dans la grande tradition des zombies fulciens. Et les décors appropriés pour les messes noires ne seront pas en reste pour donner une certaine ampleur satanique à ces séquences au-delà même des plans sanglants multipliés qu’elles contiendront.
Par contre, en privilégiant les débordements saignants au détriment de l’histoire, Antoine Pellissier ne pourra pas empêcher une certaine redondance qui ne manquera pas de s’installer à chaque épisode du film passée la messe noire initiale, avec ces plans trop récurrents de courses à travers bois, ces situations répétées dans ce repaire des satanistes et enfin, au cours du sacrifice final, les gesticulations d’un personnage possédé dureront sans doute trop longtemps. Mais cela n’enlèvera pas heureusement au métrage son charme indéniable encore renforcé par cette volonté de briser certains tabous en se servant à plusieurs reprises d’un enfant lors des passages sanglants dont il sera victime avant de devenir bourreau. Par contre l’ensemble demeurera étonnamment sage au niveau de l’érotisme, avec juste ce sein dévoilé lorsqu’il s’apprêtera à être tranché.

L’interprétation est cohérente mais laissant quand même parfois transparaître son amateurisme, tandis que la mise en scène du réalisateur sera efficace pour créer cette ambiance macabre à grand renfort de plans courts sur des détails funèbres ou sanglants, avec pour seule fausse note ces prises de son aléatoires qui rendront certains dialogues presque inaudibles. Les effets spéciaux seront la plupart du temps convaincants, crédibles et en tout cas terriblement volontaires pour avancer ce gore outrancier qui éclaboussera très régulièrement l’écran.

Maleficia atteindra son but sanglant de belle manière et pourra même étonner par sa capacité et son graphisme malgré son statut de film amateur, avec pour seul reproche cette intrigue pas forcément bien maîtrisée !

Trashothèque

Le film existe dans une édition en VHS que nous devons à feu Haxan, tandis que le réalisateur a réalisé lui-même une édition DVD du film.

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