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BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

4 novembre 2009 | Par : Chroniqueurs

Autopsy

Par Nicore

L’œuvre

Faisant partie du dernier Afterdark Horrorfest (qui contient, entres autres, le sympathique Perkins’ 14), Autopsy aborde son intrigue simpliste avec une bonne humeur communicative et une volonté graphique largement engagée pour ainsi parvenir à bluffer régulièrement son spectateur et à l’embarquer dans cet hôpital transformé en train fantôme jouissif !

Pitch à gore

Le script laisse cinq jeunes ayant eu un accident de voiture se faire emmener dans un hôpital afin d’y passer quelques examens de routine mais l’endroit n’est pas franchement accueillant et réserve bien des surprises funestes et sanglantes à ses nouveaux hôtes.

Gore à gore

Parmi les élans sanglants du métrage, on retiendra cette scène plus que graphique laissant l’héroïne découvrir une pièce remplie de cadavres mutilés et de morceaux de corps humains (largement visualisés) que Scott, l’un des assistants du docteur Benway, s’efforce de rendre méconnaissable.

Plus loin, Emily lutte avec l’autre comparse de Benway, Travis pour au final lui défoncer le crâne frontalement et en plein écran pour une scène gore vraiment volontaire et largement graphique.

Sang pour sang

Le métrage nous épargne la traditionnelle présentation des principaux personnages, ici réduite à une série de clichés pris lors d’une fête arrosée qui introduit ces cinq amis le temps du générique pour tout de suite les placer en mauvaise posture. En effet, l’intrigue commence directement par un accident qui immobilise leur véhicule contre un arbre. Perdus au milieu de nulle part, les téléphones portables ne captant aucun réseau, ils découvrent qu’ils ont heurté un homme avant de voir débouler de manière bien opportuniste une ambulance tous gyrophares allumés, les ambulanciers leur déclarant être à la recherche de l’homme heurté, un patient s’étant échappé et se proposant de les conduire à l’hôpital pour des examens de contrôle.

Cette entame du métrage a le grand mérite de ne pas bassiner avec la mise en situation des protagonistes, pour instantanément les confronter à un environnement hostile, les ambulanciers n’ayant rien de rassurant avec leurs méthodes brusques. De même, l’arrivée dans ce petit hôpital désert n’inspire pas non plus confiance : l’infirmière présente, une femme imposante et autoritaire nommée Marian, ne faitque renforcer ce sentiment étrange d’insécurité dans un lieu pourtant censé être hospitalier (sans mauvais jeu de mots !).

L’intrigue s’arrange alors pour éparpiller les jeunes, après que Bobby a découvert une blessure très graphique et outrancière (la taille du morceau de verre), afin que chacun puisse tomber dans un des pièges tendus par le personnel de cet hôpital où officie le docteur Benway. Emily demeure la seule à ne pas se rendre compte du carnage en préparation puisqu’elle a justement affaire au docteur Benway qui prend soin d’elle et se montre plutôt amical. Mais pendant ce temps-là, Jude se fait berner par un des ambulanciers qui profite de la tendance de Jude à abuser de drogue pour l’amadouer et réussir à l’enfermer, tandis que Bobby disparaît et que Dimitry finit prématurément sur une table d’opération où le Docteur Benway l’éventre pour lui ôter quelques organes.

Mais, alors que le spectateur pouvait commencer à penser à un quelconque trafic d’organes, le métrage prend une autre direction pour justifier les méfaits de Benway et de ses sbires. L’ensemble déroule une série de situations bien folles, saignantes, qui parviennent à berner le spectateur qui va de surprises en surprises, tout en profitant de quelques passages franchement épatants qui véhiculent un humour dévastateur (la curieuse rencontre faite par le policier dans un couloir). Les déboires survenant à chacun des protagonistes permettent au réalisateur de nous livrer plusieurs petites sous-intrigues avançant des péripéties souvent sanglantes, avec des plans gore volontaires, mais aussi sadiques et porteuses d’une violence sèche et fondamentalement méchante, parfois même exagérée, tandis que certains sévices deviennent ouvertement douloureux grâce à un agencement franc aidé de gros plans (la piqûre mais aussi l’instrument servant à percer une boîte crânienne).

Les personnages jouent un rôle important car si les jeunes restent basiques (seule Emily, érigée comme héroïne, devient quelque peu attachante), le métrage peut compter sur le personnel de l’hôpital pour déchaîner sa violence et son mauvais goût (qui par contre n’est jamais orienté vers le sexe) avec la violence gratuite de l’un des ambulanciers, Travis, qui ne peut refréner ses penchants pour les coups et le sadisme gratuits, tandis que son coéquipier, Scott, s’offre les meilleures séquences du métrage comme lorsqu’il s’affaire à rendre méconnaissable des cadavres, laissant alors le docteur Benway paraître presque fade et effacé.

L’interprétation est plutôt convaincante, avec de jeunes acteurs crédibles, notamment Jessica Lowndes dans le rôle d’Emily, tandis que Robert LaSardo offre son physique marquant à Scott. La mise en scène du réalisateur est adaptée, vive et n’utilise ses effets clippesques qu’avec parcimonie, tout en mettant en avant un panel de couleurs qui donneront de l’ampleur aux décors de l’hôpital. Les nombreux effets spéciaux sanglants sont largement probants, aussi bien pour quelques mutilations graphiques que pour cette visite dans cette pièce macabre remplie de morceaux de corps et de membres humains présentés de façon frontale.

Donc, Autopsy réussit malgré ses petits défauts le tour de force de mêler horreur et humour pour un mariage détonnant, graphique et vraiment appréciable !

Trashothèque

Pour l’instant, le métrage n’en disponible qu’en DVD de zone 1, édité par "lionsgate" pour la troisième saison de l’"Afterdark Horrorfest".

LE TRAILER

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