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BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

7 avril 2009 | Par : Chroniqueurs

The untold story

Par Nicore

L’œuvre

Titre phare de la fameuse "Catégorie 3" de Hong-Kong, regroupant les films les plus violents ou érotiques de ce pays, The untold story constitue effectivement un mets de choix par ses déviances et sa violence crue qui explose lors d’un final d’anthologie. Une oeuvre qui constitue un tournant dans la carrière du réalisateur Herman Yau qui signe plus tard le tout aussi terrible Ebola syndrome, présenté dans notre chronique Orient Express.

Pitch à gore

Le script suit le parcours d’un homme qui, s’étant approprié un restaurant après avoir fait disparaître les anciens propriétaires qui n’avaient pu lui rembourser une dette de jeu, voit la police s’intéresser à son cas après la découverte de restes humains sur une plage.

Gore à gore

Parmi les séquences brutales et malsaines du métrage, on retient le meurtre d’une employée voulant quitter le restaurant qui est d’abord malmenée violemment, dénudée et frappée, avant d’être violée par le propriétaire du restaurant qui ne trouve rien de mieux à faire pour l’achever que de lui enfoncer des baguettes dans le vagin.

Et c’est dans son dernier acte que le métrage trouve son apothéose sanglante, puisque les policiers, à force de harceler et de droguer Wong Chi Hang pour l’empêcher de dormir, réussissent à le faire avouer, laissant un long flash-back retracer ses crimes. Appelée à rester gravée dans les mémoires, cette séquence suit le massacre de cette famille de huit personnes sans nos épargner aucun détail, puisque une fois le garçonnet de la famille égorgé presque par mégarde, c’est au tour du père et de la mère d’être tués. Wong Chi Hang termine sa besogne en assassinant les autres enfants, et là où la décence aurait fait stopper la scène, le réalisateur va jusqu’au bout, et montre clairement les quatre filles se faire soit décapitées, ou également égorgées, avant que les corps ne soient soigneusement découpés en morceaux.

Sang pour sang

Au-delà même de ces atrocités immorales avancées sans sourciller dans une ambiance délétère et sordide, le métrage peut compter sur son personnage principal pour en imposer. En effet, celui-ci, brillamment interprété par Anthony Wong, est un monstre d’inhumanité froide, d’une cruauté sans nom, lorsqu’il s’amuse avec un cadavre en le découpant en morceau, ou encore d’une perversité avérée dans ses meurtres. Et lorsque le réalisateur cadre le visage de l’homme (souvent recouvert de sang lui giclant dessus), c’est avant tout pour mieux nous faire sentir toute sa folie et sa démesure au travers de regards hallucinés et déments.

Alors, dans un tel contexte, l’humour apporté dans la première partie du métrage par ces policiers incompétents peut sembler soit déplacé soit salvateur du fait qu’il dédramatise la crudité de l’ensemble. Dans le même temps, Yau offre au métrage quelques instants véritablement souriants dans un premier degré assumé, aussi bien lorsque les hommes se moquent de la petite poitrine de leur collègue féminin que devant leur manque de courage dès qu’il s’agit d’agir, tout en imposant un supérieur hiérarchique incroyable et ayant une science infuse qui tranche littéralement avec l’imbécillité de ses subalternes. Mais surtout, le métrage baigne dans une belle immoralité qui trouve son aboutissement lors du final au cours duquel Wong Chi Hang arrive à se suicider et du coup, au regard de la loi en vigueur, n’est jamais officiellement accablé de ses méfaits.

L’interprétation est ici largement convaincante, définitivement dominée par Anthony Wong qui livre une prestation toute en démesure et semble réellement possédé par son rôle, ce qui le poussera à camper d’autres psychopathes tout au long de sa carrière, et notamment celui du terrible et tout aussi excessif Ebola syndrome. La mise en scène d’Herman Yau est efficace, le cinéaste jonglant habilement avec le hors-champ pour rendre encore plus graphiques et impactants ses plans sanglants, tout en donnant un rythme régulier et vif au métrage en faisant se succéder les événements sans temps mort. Les effets spéciaux sont eux aussi probants, en adoptant un gore franc et plus que graphiques mais toujours d’un réalisme poisseux et sanglants.

The untold story a largement de quoi dérouter et choquer par sa violence jusqu’au-boutiste et provocante et plonge le spectateur dans un univers démentiel et ultra violent inoubliable !

Trashothèque

Le film a été édité en deux dans une version destinée au marché asiatique, sous l’impulsion de "City connection" basé à Hong-kong, et dans une édition spéciale pour le marché américain grâce à "Tai Seng" qui avait déjà sorti en film en VHS, et enfin l’éditeur autrichien "Dragonfilms" distribue le métrage dans son pays, seul ou dans un splendide boxset.

Commentaires

Un monument !!

8 avril 2009 | Par Evil Seb

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